AMERICA FIRST

Publié le 9 Novembre 2016

L’élection de TRUMP à la présidence des Etats-Unis, est-ce une réaction épidermique ou un réel désir de changement. ? Un peu tôt pour le dire.

A première vue, cela pourrait être une réaction contre les étrangers qui affluent de l’Amérique centrale et du sud, et aussi une réaction « blanche » contre les gens de couleur. On veut nous faire croire que la ségrégation est de l’histoire ancienne dans ce pays qui a porté un demi-noir à la présidence par deux fois. Ce n’est pas exact. La différence persiste au plus profond dans chaque américain blanc même quand il doit faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le discours du nouveau président a su flatter, non pas en s’attaquant directement à la communauté noire, mais plutôt en promettant que d’autres communautés, de couleurs plus ou moins foncées, ne viendront pas s’installer. Il serait faux et réducteur de prétendre que seul cet aspect « racial » aurait amené Trump au seuil de la Maison Blanche, mais il serait tout aussi inexact de l’omettre. Au contraire, Hillary a cru devoir afficher sa volonté d’ouvrir les bras à tous ceux qui auraient envie de venir goûter à la fameuse  « American life » et de faire intervenir le couple Obama, à outrance, dans sa campagne. Pas certain que toutes ces effusions et embrassades aient plu à tout le monde.

Par ailleurs,  Trump a su, dans ses discours à l’emporte-pièce, discréditer le système dans lequel la politique, ou plus exactement le jeu politique- démocrates contre républicains- est bien présent même s’il n’a pas l’ampleur que celui pris par nos politiciens hexagonaux (gauche- droite, un coup à moi le prochain coup à toi !).

Donald n’appartient pas à ce système, enfin très peu, juste pour ce faire élire. Il n’a pas effectué de mandat, ni gouverneur, ni député, ni sénateur. Il n’a jamais renié son appartenance au monde des affaires ni à sa volonté inébranlable de réussir dans ce monde où l’argent est roi. Et c’est cela qui stupéfie nos concitoyens pour lesquels gagner de l’argent, beaucoup d’argent, est un péché. Au contraire, la grande majorité des Américains considère que c’est une qualité et dans ce cas pourquoi ne pas donner sa voix à un homme qui se vante d’être milliardaire ?

Il promet quoi le nouvel élu ? Donner du travail, privilégier le « made in USA », taxer les produits venant de l’étranger, gonfler les effectifs des armées tout en évitant d’intervenir dès lors que la sécurité du pays n’est pas menacée et, on y revient, stopper l’immigration. Chez nous on appelle cela du populisme de droite. Aux USA, cela peut faire un Président.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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