Publié le 28 Août 2007


« Il n’y a plus de sucre ! » décrétait Michel Piccoli dans le film de Jacques Rouffio intitulé : « Le sucre ». Et aussitôt (dans le film) on organise la pénurie en bloquant les stocks dans les raffineries, les dépôts ; le sucre devient rare, son prix augmente et les cours en bourse redémarrent à la hausse. Fiction  cinématographique? Pas du tout. La réalité peut même dépasser la fiction.

Depuis quelques semaines on nous dit qu’il n’y a plus assez de blé, ce qui demanderait à être sérieusement vérifié. L’annonce des hausses  ne s’est pas fait attendre : la baguette, les pâtes, les gâteaux  vont voir leurs prix grimper, c’est prévu. Il s’agit pour les acteurs de la filière de prendre position sans tarder. Même scénario pour le lait et les produits laitiers. Et encore les fruits, les légumes, la viande, en un mot tout ce qui touche la consommation courante, quotidienne, des citoyens consommateurs. Les bonnes  raisons pour justifier les pénuries ne manquent pas : la Chine (c’est la panacée ce grand pays où on mange plutôt du riz !), le climat (vous savez, avec « l’effet de serre », rien d’étonnant !) et puis la hausse du SMIG, celles de l’électricité, du pétrole, et encore, les biocarburants à base de céréales, les cours des métaux qui s’envolent et …. la population mondiale en hausse. Tout y passe !

Et cela annoncé en un temps record et à un moment propice aux augmentations, les vacances.

Effets d’aubaine pour les producteurs et les transformateurs français? Pourquoi pas ? Car se profile à l’horizon l’augmentation de la TVA, la fameuse hausse de 5,5% correspondant à la « TVA sociale » dont on nous dit que si elle était appliquée ( et elle le sera !) il n’y aurait pas  de hausse pour le consommateur puisque les coûts de production baisseraient. Alors il faut prendre les devants et augmenter maintenant. Pas question, de vendre meilleur marché au prétexte que les coûts de production diminueraient. Cela ne s’est jamais vu.

Il faut s’attendre,  pour cette « rentrée », à une cascade d’augmentations à moins que le Gouvernement s’emploie à réguler tout cela. Mais ne rêvons pas. Rien dans ce sens ne sera fait malgré les promesses électorales, il est déjà trop tard. Et ce ne sont pas les slogans démagogiques et populistes de la grande distribution ( le saviez-vous ? Elle lutte contre la vie chère !) qui nous rassureront. Elle aussi va profiter de l’aubaine avec une hypocrisie bien rôdée.

Une seule baisse est prévue, celle du pouvoir d’achat,et, soyons en certains, elle sera au rendez-vous. Nous allons vraiment manquer de « blé » !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 14 Août 2007

La disparition brutale de l’ourse FRANSKA au début de ce mois accentue la  polémique entre ceux qui sont pour la présence des plantigrades dans les Pyrénées et ceux qui sont contre. Une polémique identique demeure au sujet des loups dans les Alpes. Si on veut entrer dans ces polémiques il faut bien prendre partie. Je le fais en me positionnant CONTRE la présence de fauves dangereux là où l’homme vit.

J’ai lu le Plan de Restauration et de Conservation de l’ours brun  dans les Pyrénées françaises 2006-2009 (Nelly Olin). Il ne m’a pas convaincu, loin s’en faut. Oui à la biodiversité, mais pas à n’importe quel prix. On présente l’ours comme étant plutôt un végétivore, ce qui ne l’empêche pas de goûter les ovins et pourquoi pas l’homme imprudent ou l’enfant au détour d’un chemin.

Depuis plusieurs siècles les populations humaines, essentiellement agricoles et pastorales, ont lutté contre leurs prédateurs tout simplement pour survivre et prospérer.

Elles obéissaient à la loi naturelle qui veut qu’une espèce en domine ou en élimine d’autres pour survivre. C’est difficile quelquefois à admettre mais c’est ainsi depuis des lustres, et la sensiblerie écologiste n’y changera rien. A moins bien sûr de préférer l’animal à l’homme, comme on m’a soutenu que la surpopulation de l’Inde était due à la disparition du tigre et que cela était bien dommage…

On peut regretter la disparition d’espèces animales, voire être contre.  Dans ces conditions il faut conserver, en s’interdisant de les détruire, les renards, les rats, les souris, les vipères, et pourquoi pas le bacille de Koch ! On interdit du même coup la chasse et la pêche. On surveille de près les entomologistes et autres collectionneurs !

Dans les grands espaces (ce n’est pas le cas pour notre petit Hexagone) on aménage des réserves et c’est bien. Que ceux qui ont la nostalgie de ne pas voir des animaux « sauvages » en liberté  fassent l’effort de les parcourir, bien à l’abri dans des véhicules aménagés et entourés d’un personnel compétent et payé pour cela.

Mais de grâce, ne laissons pas une minorité d’inconscients imposer la présence au nom de l’héritage culturel ( ?) de loups et d’ours et, qui sait, manifester pour la réintroduction du lion dans la forêt de Fontainebleau et autres forêts domaniales. Après tout il y en avait voilà quelques centaines de siècles ! Mais là, attention ! Il se poserait la question de leur nourriture car ce sont des carnivores.Prudence les randonneurs du dimanche !

 

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 4 Août 2007

 

 

Fiction en guise de devoir de vacances

 

 

Lettre aux actionnaires du Groupe X…

 

Chers actionnaires,

 

J’ai le plaisir de vous informer que nos activités industrielles, commerciales et financières ont dégagé, durant le dernier exercice, un bénéfice en hausse de 17% par rapport au bénéfice réalisé lors de l’exercice précédent. La rémunération de vos titres profitera de cette embellie.

Nos efforts de restructuration ont porté leurs fruits ; toutefois, selon nos experts et après les récents audits, il nous semble nécessaire, pour accroître nos performances et demeurer ainsi dans le peloton de tête des multinationales, de restructurer encore nos activités industrielles au niveau européen en nous séparant de plusieurs sites de production et en agissant sur les variables d’ajustement (main-d’œuvre) dans les sites conservés. Par ailleurs, nous envisageons de fusionner entre elles les activités de certains sites afin de réaliser des économies d’échelle en réduisant le personnel administratif.

Ces perspectives ayant déjà fait l’objet de plusieurs communiqués dans la presse, vous avez constaté que la réaction au niveau boursier est très positive puisque vos actions sont en hausse sensible et la demande très ferme à l’achat.

Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour adresser mes félicitations aux Directeurs Généraux de nos différentes activités en les invitant à continuer dans la voie de l’accroissement de nos profits et d’assurer ainsi le maintien de leurs excellentes situations.

 

 

Tract distribué à la porte des usines du Groupe X…

 

Camarades,

 

La presse se fait l’écho des rumeurs qui circulent depuis quelques temps dans les usines du Groupe, à savoir la fermeture de plusieurs sites de fabrication en Europe et la restructuration dans les autres.

Vous savez bien ce que restructurer signifie : le licenciement ou le déplacement de main-d’œuvre.

Or, dans le même temps, on apprend que, lors du dernier exercice, les bénéfices ont augmenté de 17%, et, que depuis l’annonce des restructurations envisagées, le cours des actions est en forte hausse.

Encore une fois, et comme à l’habitude, on ne tiendra pas compte de nous autres, les travailleurs, et on nous sacrifiera sur l’autel du profit.

Ouvriers, employés, cadres, préparez-vous à manifester massivement avec tous les moyens dont nous disposons pour s’opposer à la destruction de notre gagne-pain, de notre avenir et de celui de nos enfants.

Seules la grève et l’occupation physique de nos ateliers feront obstacle à la gourmandise de nos employeurs et à la rapacité des actionnaires.

Groupés nous serons plus forts. Rejoignez –nous sans tarder !!!

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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