Publié le 30 Mars 2011

Gâteau

 

 

Des grands gamins et gamines qui se disputent violemment ou à fleurets mouchetés, voici le spectacle que nous donne la gente politique. Les motifs de ces conflits sont toujours les mêmes, à savoir, la soif du pouvoir et tout ce qui s’y rattache, sans omettre les juteux intérêts financiers, émoluments, traitements, salaires et d’autres encore plus ou moins avouables. Les altercations, les coups de gueule fusent de toute part entretenus par les sondages, les éditoriaux, le son et l’image. C’est du grand spectacle destiné à infléchir la pensée et, au-delà, le vote du citoyen. Chacun le sait, mais tout se passe comme si c’était une nouveauté. La démocratie républicaine, c’est cela. Assumons !

La période est propice à quatorze mois des « grandes » élections. A droite comme à gauche on s’agite, on se bouscule, on piétine le proche comme l’adversaire, on se hisse à la force du verbe, n’hésitant pas à enfourcher les montures habituelles que sont le mensonge et la calomnie. Les sujets ne manquent pas et au besoin on crée des polémiques stériles. On fustige les décisions prises alors que peu de temps auparavant adhérer était la norme. Critiquer à défaut de proposer et de bâtir, critiquer est dans l’air du temps. Election, élection ! Quand tu nous tiens…..

Le Président est en manque de bons sondages. C’est le moment d’essayer de le remplacer. Pourquoi attendre 2017 se demandent ses ex-proches ? Puisque l’instant semble favorable, il faut y « aller ». A grands coups de discours creux, mais qu’importe. Il faut frapper l’opinion et convaincre l’électeur qu’on est le meilleur et prêt à devenir le sauveur d’une majorité boiteuse qui traîne sa patte folle.

Et puis il y a Marine. C’est gênant cette « fille à son père » qui vient bousculer un système aussi bien rôdé, un coup à moi, un coup à toi. Et qui plus est, on dit que le petit peuple, celui qu’on oublie généralement, lui apporterait de plus en plus de suffrages.

Ce serait un comble.

.Heureusement, à gauche on s’organise…enfin. Les primaires arrivent qui vont permettre aux ténors et aux sopranos de mesurer l’amour que leur prodigue le citoyen encarté. La rixe interviendra après n’en doutons pas. D’ailleurs certains impatients ont déjà commencé à jouer des coudes. Tous ont le regard tourné vers l’homme que la rumeur adoube avant même de savoir s’il va ou non entrer dans la mêlée. Il commence à énerver celui là. Non seulement il faut combattre Marine (encore elle !) qui pioche goulûment dans l’électorat de gauche, mais il faut aussi se méfier de ce silencieux, tout en souhaitant bien qu’il reste outre-atlantique.

Il y a les autres. Tous les autres, au centre, à gauche-toute, les verts, les anti-quelque-chose, les anti-tout, ceux qui voudraient bien ne serait-ce qu’une miette du gâteau, simplement pour y goûter.

Enfin il y a les citoyens électeurs. Dommage n’est-ce-pas ? On ne peut pas s’en passer. C’est ennuyeux. Ils sont toujours en train de râler. Toujours les mêmes fredaines : chômage, pouvoir d’achat, sécurité, avenir des jeunes et des vieux. Et encore, ces nantis qui se plaignent de l’impôt.

C’est contraignant la politique. A se demander pourquoi il y a tant d’ânes au râtelier. 

 

 

                                                                                 Vote

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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