Publié le 20 Février 2017

La religion s’invite dans la Présidentielle, ou, pour le moins, elle offre aux journalistes quelques sujets de réflexion. Pas n’importe laquelle. Il s’agit de la religion catholique.

Il semble bien que tous les candidats à la magistrature suprême, les plus en vue et peut être les autres, soient catholiques. Certains le revendiquent plus ou moins discrètement. En d’autres temps il y a eu des protestants et des juifs qui ont brigué le poste. Quelques uns ont réussi, d’autres s’en sont approché très près.

Autour de cela les commentaires vont bon train. Par exemple est-il approprié de faire valoir sa catholicité quand on profite exagérément des deniers de l’Etat ? Un bon chrétien cato peut il refuser aide et hospitalité à ces centaines de milliers d’étrangers venant chercher chez nous ce qu’ils n’ont jamais eu dans leurs patries d’origine ? Plus encore, un baptisé au nom du Christ doit-il admettre l’avortement et le mariage pour tous. ? Sacré casse-tête pour les candidats. A mon avis, il serait préférable de laisser de côté toute référence religieuse lorsqu’on se présente devant les Français, et, au contraire afficher haut et fort sa laïcité en affirmant sa volonté de maintenir le pays en dehors de toute obédience religieuse. Nous sommes encore dans une république laïque, encore, mais peut-être pas pour très longtemps parce qu’à brève échéance il se pourrait bien que mettre en avant son appartenance à la chrétienté soit la meilleure façon pour ne pas être élu. Nos politiciens de métier sauront-ils remplacer à temps la Croix par le Croissant ? Sans doute si on leur permet. Ils sont habitués au retournement de veste ; cela fait partie de la fonction. Quant aux athées qu’ils aillent se faire voir…Il n’y aura plus de place pour eux.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 2 Février 2017

Chacun interprète l’affaire Fillon à sa façon.

Les citoyens, dans la plus grande majorité d’entre eux, connaissent de cette affaire ce que les médias diffusent ou colportent à la suite d’indiscrétions et d’investigations. La justice étant saisie, nous verrons bientôt les suites données.

Mais il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt et que cette affaire, quels que soient les aboutissements, occulte ce qui, selon moi, est autrement important, à savoir, la complète déconnection entre le peuple et ses élus.

C’est devenu commun de dire que, une fois entrés dans le système, les personnes dans lesquelles les citoyens-électeurs avaient mis leur confiance, leurs espoirs, déçoivent

La politique est un métier qui rapporte beaucoup trop à celui qui l’exerce de façon professionnelle (députés, sénateurs, membres de l’exécutif) et on comprend bien que les intéressés n’ont qu’un objectif : demeurer dans la profession. Les élections ne sont donc pour ces gens là qu’un moyen de rester en place et on peut affirmer que pour ce faire, tous les moyens sont bons. D’où les « promesses » et autres professions de foi, les balades sur les marchés, les réunions en tout genre, les meetings flamboyants sans oublier les interventions multiples sur les ondes encouragés par d’autres professionnels, ceux de la médiatisation. Après tout ce fracas, une fois élus, nos représentants oublient plus ou moins leurs électeurs, mais surtout la vie quotidienne de ces derniers. Ils ne connaissent pas les fins de mois difficiles comme on dit.

Pour en revenir à « l’affaire » Fillon, est-ce la véracité d’un contrat de travail qui affecte le citoyen ordinaire ou les rémunérations allouées ?

Les gens disent : « Ils se sucrent !!! ». Ils ne parlent pas à priori d’un travail effectué ou non. Ce sont les sommes d’argent distribuées qui les irritent.et plus encore lorsque les bénéficiaires n’en ont pas, de toute évidence, besoin.

Nous sommes en démocratie, le peuple gouverne. Certes, mais par l’intermédiaire de ses représentants élus par lui. Que devient la démocratie lorsque ses représentants, une fois élus, ignorent le peuple ? La réponse est donnée par Albert Camus : « La démocratie ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité », en l’occurrence la minorité qui nous gouverne. La phrase est détournée, sans doute !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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