Publié le 27 Août 2015

Instructive l’émission de Calvi hier après-midi. Pas trop de politique, le juste nécessaire pour indiquer aux téléspectateurs que nous sommes bien en France. Ainsi, nous l’avons très vite compris à l’annonce du chiffre mensuel du chômage, en « très » légère baisse.

Avec cette annonce, différée de trente minutes par le présentateur pour entretenir le suspense, nous avons eu droit à une avalanche de moyens d’évaluation dudit chômage. Les chiffres sont-ils crédibles ? Et pourquoi certains pays, nos voisins, se réfèrent-ils plutôt au BIT qu’à leurs propres organismes ? Pourquoi pas nous ? On voudrait nous cacher la vérité sous des déguisements catégoriels, selon certains, et surtout commencer à infléchir dans le bon sens la fameuse courbe du chômage selon certains autres.

Nous avons eu plusieurs explications intéressantes sur d’autres évaluations par exemple sur la croissance en Chine et ailleurs, sur les monnaies et la parité, sur la volatilité des valeurs cotées en bourse. Passionnante l’explication (très sommaire) sur les « outils » qui nous gouvernent, ces machines qui en quelques nanosecondes

font chuter une monnaie pour la faire remonter quelques minutes plus tard, tel un yoyo. Et que penser de ces algorithmes qui font et défont en un temps record la valeur d’une société cotée affolant les braves investisseurs moyens, ceux qui ont quelques titres ; les autres, les investisseurs « institutionnels », savent à quoi s’en tenir car ce sont leurs sbires qui manipulent ces merveilleuses machines à prédire. A qui profitent ces soubresauts boursiers et par extension quels sont les vrais bénéficiaires de ces crises à répétition ? Les banques centrales qui modifient les taux d’intérêts sont elles ou non soucieuses du bon fonctionnement de l’économie réelle ?

Nous sommes loin de la gouvernance des Etats au sens politique du mot. C’est bien la finance qui mène le monde et les lutins qui nous dirigent semblent avoir de plus en plus de difficultés à s’affirmer même si leur agitation peut donner l’illusion de gouverner.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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