Publié le 18 Janvier 2017

 

Curieuse cette propension que déploient politiques, médias et autres conseillers à nous dire ce que nous devons penser et faire. Il faut croire que nous sommes ignorants, incapables de cogiter et d’agir par nous-mêmes. Il faut nous prendre par la main comme on le fait pour faire traverser la rue aux gamins.

En cette « longue » période de pré-élections, les candidats de tous bords nous abreuvent de promesses, mais pas seulement. Ils nous décrivent le passé comme si nous l’avions oublié. Un passé dans lequel la plupart d’entr’eux avaient le pouvoir de mieux faire, mais…Il leur manquait le plein pouvoir. Alors, braves gens, cette fois ne vous trompez pas quand vous mettrez votre bulletin dans l’urne et suivez les judicieux conseils débités par les uns ou les autres pour un avenir meilleur.

Il fait froid. On nous conseille de se réchauffer, cela va de soi. Mais attention, pas de n’importe quelle façon. Vous devez vous couvrir chaudement. Vous ne l’auriez pas deviné sans doute. Vous devez chauffer votre logis mais pas trop.

Evitez de vous chauffer au bois parce que les particules fines…comme le diesel ça pollue. Les écolos des années 80 se trompaient. Abandonnez votre cheminée.

Vous devez en même temps réduire votre consommation d’électricité car nous risquons les « coupures », enfin peut-être pas…selon les derniers avis des techniciens qui parlent quelques fois à la place des technocrates. Vous ferez acte de civisme en débranchant le chargeur de votre portable, n’oubliez pas ! Soyez certain que l’avenir sera radieux lorsque quelques centaines de milliers d’éoliennes auront remplacé les centrales nucléaires dont les réacteurs ont une désobligeante tendance à devoir être entretenus.

Dans les rayons de votre superette, lisez attentivement les notices avant de mettre le paquet ou la bouteille dans le chariot. N’oubliez pas de vous munir d’une grosse loupe pour ce faire. Souvenez-vous des doctes paroles du dernier diététicien vu à la télé hier au soir ou peut-être ce matin. Pas celui d’avant-hier ; il disait le contraire. Souvenez-vous : lorsque l’eau boue dans la casserole elle est très chaude et vous risquez de vous brûler. Infantilisme me direz-vous ? Non, je viens de lire cet important avertissement sur un paquet de pâtes (marque connue).

Signe des temps ? Peut-être, mais situation d’assistanat sûrement. C’est confortable de ne pas avoir à réfléchir, de se laisser aller, d’être guidé. Nos dirigeants ne demandent que cela.

 

Voir les commentaires

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0

Publié le 9 Janvier 2017

 

C’est désagréable la cacophonie lors des interviews des personnalités, ou de simples invités, par les journalistes sur les ondes de la radio. C’est pire à la télévision car en plus des mots débités à folle allure s’ajoutent les images reflétant la posture des uns l’agacement ou la gène des autres.

Je les aime bien les JM APHATIE, les BOURDIN et autres ELKRIEF et cependant ils m’agacent souvent.

Pourquoi se croient-ils obligés de poser une autre question avant d’avoir obtenu une réponse à la précédente ? Pourquoi cette précipitation qui devient rapidement de l’insolence envers l’invité et rend le dialogue incompréhensible pour l’auditeur ou le téléspectateur ? C’est peut-être une question d’horaire, de « temps d’antenne ». A moins que ce soit le moyen de paraitre plus incisif, plus percutant que le confrère ou la consœur. Ils devraient se mettre un peu plus à la place de l’auditeur qui , lui , ne comprend plus rien dans ce mélange de questions-réponses-questions débitées tel un flot de marée montante. Quelques fois, l’interrogé parle un peu plus fort, ou s’énerve (c’est peut-être le but recherché ?). La discussion n’y gagne rien et souvent c’est pire. Ou encore, l’interrogé se tait ou répond en quelques bribes de mots, et là, c’est l’interrogateur qui s’énerve et répond à sa place.

Je me souviens des interviews de jadis avec les Pierre DESGRAUPES, les Pierre DUMAYET, Jacques CHANCEL et autres disparus. Les questions, concises, avaient du sens et on attendait des réponses. On attendait ; on ne précipitait pas. Heureusement certains journalistes ou chroniqueurs respectent encore ces méthodes en menant des débats ordonnés. Il est vrai qu’ils exercent leurs métiers dans d’autres tranches d’horaire et ceci explique probablement qu’il est agréable de les écouter et/ou de les regarder.

Voir les commentaires

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0