Publié le 23 Novembre 2016

C’est promis, il va falloir se serrer la ceinture. La France est devenue pauvre et le redressement est devenu un impératif. Tout cela est de la faute de la Gauche bien entendu, nous sommes dans la primaire de la Droite bon teint

La réduction, drastique pour Fillon, du nombre de fonctionnaires va influencer le choix des citoyens comme vont compter les modifications importantes pressenties des lois régissant le travail, la protection sociale, les retraites. Les programmes des deux finalistes, adversaires si peu, sont très voisins. Seul le style diffère. Evidemment Juppé va rester « droit dans ses bottes », c’est son habitude.

Mais il est remarquable que ni l’un ni l’autre ne parlent d’économies à réaliser dans le fonctionnement de l’Etat. Pas plus qu’en n’ont parlé les cinq autres candidats évincés. Ils n’en parlent pas et le plus fort est que cela ne heurte pas leurs électeurs. Cependant, il me semble que le citoyen attentif aurait souhaité entendre des propositions telles que :

-réduction du nombre de ministres, de secrétaires d’état et de la kyrielle de fonctionnaires grenouillant dans leurs entourages.

-réduction sensible des salaires de la très haute fonction publique ainsi que ceux des ministres, secrétaires d’état , etc.…

-réduction et même suppression de la plupart des avantages matériels attachés à la fonction de tous les membres du gouvernement (logement gratuit, personnels, véhicules et déplacements gracieux).

-réformes des deux Chambres législatives : salaires, avantages divers et variés, sanctions (absentéisme).

Nous pourrions remplir des pages, que dis-je, en écrire des volumes. Tout cela nous coûte très cher et en plus cette gabegie (le mot est faible) est un mauvais exemple à donner au bon peuple que l’on s’apprête , en bonne conscience,  à tondre une fois encore.

Mais alors pourquoi les candidats n’en parlent pas ? Devinez !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 16 Novembre 2016

Il y a, pour les médias, des périodes fastes, des moments, des instants privilégiés où le « grain à moudre » est en abondance.

C’est bien le cas en ce mois de Novembre (primaires, Trump, Macron, et j’en oublie) La difficulté, somme toute minime, est de classer les évènements, de leur attribuer une importance les uns par rapport aux autres afin d’obtenir la meilleure audience, celle qui attire et qui fait vendre. Celle qui classe les opérateurs et qui assure la notoriété. Un tel a dit ou a écrit cela, avant les autres ou mieux que ses confrères. Alors on se presse pour écrire ou raconter …tout et souvent n’importe quoi. Il faut faire le buzz selon l’expression à la mode, la vérité c’est après et si elle existe, bien entendu.

Et puis quand on arrive un peu en retard pour écrire ou raconter on invente. Le risque n’est pas grand, un évènement en chasse un autre. Les lecteurs ou les auditeurs du jour, submergés par le flot ne se souviennent pas toujours ce qu’on leur a raconté la veille. D’ailleurs s’en soucient-ils vraiment ?

Une question primordiale peut se poser : où donc la gente médiatique puise tout ce qu’elle croit savoir ? En dehors des copiés-collés, des racontars, des bruits de couloir existe-t-il une source ? Oui, les agences de presse, en principe. Les interviews des « personnalités » sont-elles fiables ? J’en doute. Encore que, en lisant « UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS DIRE ÇA… » je me repose la question.

Il n’y a pas si longtemps, on parlait d’un journalisme d’investigation. Cela prenait du temps, interrogations et vérifications se succédaient avant la parution. C’est du passé. Aujourd’hui il faut « produire » tout de suite, le vrai s’il existe et le faux souvent, même si, aux questions posées, on élude les réponses possibles. Le plus décevant est que certains écrivains, enfin ceux qui se prétendent l’être, emploient les mêmes méthodes pour « pondre » leurs ouvrages : délayage, reprises d’anciennes chroniques…L’important étant de vendre, encore et toujours.

La solution simpliste serait de ne pas lire les journaux, ni les revues, de ne pas écouter la radio, d’éviter d’acheter le dernier bouquin en vogue dont l’auteur est venu à la télévision pour en faire la promotion, et…. d’éteindre la télé. Simple mais trop triste. J’oubliais les blogueurs et les adeptes des réseaux sociaux : ce serait le chômage à coup sur !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 9 Novembre 2016

L’élection de TRUMP à la présidence des Etats-Unis, est-ce une réaction épidermique ou un réel désir de changement. ? Un peu tôt pour le dire.

A première vue, cela pourrait être une réaction contre les étrangers qui affluent de l’Amérique centrale et du sud, et aussi une réaction « blanche » contre les gens de couleur. On veut nous faire croire que la ségrégation est de l’histoire ancienne dans ce pays qui a porté un demi-noir à la présidence par deux fois. Ce n’est pas exact. La différence persiste au plus profond dans chaque américain blanc même quand il doit faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le discours du nouveau président a su flatter, non pas en s’attaquant directement à la communauté noire, mais plutôt en promettant que d’autres communautés, de couleurs plus ou moins foncées, ne viendront pas s’installer. Il serait faux et réducteur de prétendre que seul cet aspect « racial » aurait amené Trump au seuil de la Maison Blanche, mais il serait tout aussi inexact de l’omettre. Au contraire, Hillary a cru devoir afficher sa volonté d’ouvrir les bras à tous ceux qui auraient envie de venir goûter à la fameuse  « American life » et de faire intervenir le couple Obama, à outrance, dans sa campagne. Pas certain que toutes ces effusions et embrassades aient plu à tout le monde.

Par ailleurs,  Trump a su, dans ses discours à l’emporte-pièce, discréditer le système dans lequel la politique, ou plus exactement le jeu politique- démocrates contre républicains- est bien présent même s’il n’a pas l’ampleur que celui pris par nos politiciens hexagonaux (gauche- droite, un coup à moi le prochain coup à toi !).

Donald n’appartient pas à ce système, enfin très peu, juste pour ce faire élire. Il n’a pas effectué de mandat, ni gouverneur, ni député, ni sénateur. Il n’a jamais renié son appartenance au monde des affaires ni à sa volonté inébranlable de réussir dans ce monde où l’argent est roi. Et c’est cela qui stupéfie nos concitoyens pour lesquels gagner de l’argent, beaucoup d’argent, est un péché. Au contraire, la grande majorité des Américains considère que c’est une qualité et dans ce cas pourquoi ne pas donner sa voix à un homme qui se vante d’être milliardaire ?

Il promet quoi le nouvel élu ? Donner du travail, privilégier le « made in USA », taxer les produits venant de l’étranger, gonfler les effectifs des armées tout en évitant d’intervenir dès lors que la sécurité du pays n’est pas menacée et, on y revient, stopper l’immigration. Chez nous on appelle cela du populisme de droite. Aux USA, cela peut faire un Président.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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