Publié le 24 Juin 2014

EDUC. NAT.

En attendant les grandes vacances scolaires, deux faits qui se rejoignent attirent mon attention ou, plus exactement, me remettent en mémoire des sujets controversés souvent débattus.

D’un côté, un tollé contre les sujets de mathématiques imposés aux candidats au bac.S, sujets jugés par les candidats eux-mêmes trop difficiles, à l’énoncé incompréhensible. Plaintes relayées par les parents des candidats tremblant de peur devant un possible échec de leur progéniture. Ceci étant dit, on peut se demander si les programmes de 1ères et de Terminales sont bien adaptés, et, en parlant essentiellement des sciences « dures », maths. et physique, ne veut-on pas trop en faire ?

Le calcul différentiel et intégral, les ondes et particules, les matrices et autres séries, tout cela est revu plus tard et plus en détail. On est dans le cas-type du bourrage de crâne.

Alors bac trop « dur » ?

Le bac il faut l’avoir quand bien même il est déprécié en raison de la faiblesse des niveaux des candidats, faiblesse relatée maintes fois par les enseignants du supérieur, obligés de baisser le curseur des notations, et faiblesse avérée quand on constate le haut niveau d’échecs en première année de prépa. ou d’université, avec, pour résultat, tous ces ados laissés pour compte, clients de Pôle Emploi, se retrouvant aigris et diminués dans de petits boulots, contraints à du travail manuel tant décrié.

On doit se poser la question : pourquoi cette faiblesse ? Tout d’abord elle n’est pas générale. Les élèves que l’on dit « doués » réussissent. Ils sont doués ou bien ils ont travaillé plus que les autres, soit par tempérament, soit parce que la famille a joué pleinement son rôle en s’occupant d’eux et de leurs études. Et même, plus simplement, en obligeant le fils ou la fille à « aller à l’école », à ne pas sécher les cours…Eh ! oui, on en est là ! Je prétends que la chute spectaculaire du niveau du savoir des élèves, depuis le primaire jusqu’à la fin du secondaire, est due au manque d’autorité des parents et à la trop grande facilité qui leur est accordée d’intervenir dans l’organisation de l’école en générale et sur les décisions prises par les enseignants. Manque d’autorité ou laxisme des parents qui ne savent pas ou ne veulent pas inculquer à leurs enfants la notion de travail. Inutile de s’étendre sur les dégâts causés dans les premières années du primaire et du secondaire par le flux des enfants venant de communautés étrangères, mal ou pas du tout intégrés . Tout le monde le sait. C’est un ajout défavorable accentuant encore la faiblesse des résultats, quand il y en a …

D’un autre côté, le ministre de l’éducation nationale qui préconise la suppression des notes pour ne pas décourager les élèves qui ne suivent pas, en proposant, en remplacement, un système vertueux dans lequel des locutions molles, anodines, voire sibyllines, devraient permettre, à contrario, d’encourager les moins doués à pouvoir suivre le programme. On va substituer au classique 15/20 un « c’est bien » et au non moins classique 5/20 un « c’est mieux ». Tout ce magma n’a-t-il pas qu’un seul but, l’égalitarisme socialiste par exemple ? Tout le monde sur le même rang, pas une tête ne doit dépasser. Comme voilà une trentaine d’années : tout le monde devait avoir le bac (lui déjà !) ! Enfin…un bac, parce qu’il en existe une multitude adaptée aux besoins…de satisfaire élèves et parents. Ou encore, n’est-ce pas un moyen de calmer la colère ou l’anxiété des parents devant des notes, bien chiffrées ?

Et bien non, tout ce remue-ménage est vain et il n’en sortira rien de positif. Vains également tous les « aménagements » des rythmes scolaires. Les responsables de l’Education Nationale seraient bien inspirés de revenir aux fondamentaux : les enseignants ont pour fonction d’enseigner, les enfants sont là pour apprendre à lire, écrire et compter. Sans plus, mais déjà cela !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 22 Juin 2014

EN PASSANT...

[ Magouille :Populaire. Agissements dans l'ombre au sein d'un groupe, d'une institution, en vue de la défense d'intérêts peu avouables ; manœuvres plus ou moins malhonnêtes pour arriver à ses fins.(Larousse)]
Les dotations parlementaires, instituées par la loi, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, permettent aux députés et aux sénateurs de doter, selon leurs appréciations, qui bon leur semble.
C’est déjà la porte ouverte à un certain « clientélisme », à des intrigues de couloirs, ou encore, et pourquoi pas, à de petites manœuvres politiciennes pour assurer la réélection du « généreux donateur ». Les sommes allouées sont généralement modestes (on parle de 130.000€ pour un député de base) mais peuvent grossir rapidement si plusieurs élus au sein d’un même groupe « politique » mettent en commun leur dotation propre. Sans parler des attributions plus conséquentes pour les présidents de groupe, de commissions et autres questeurs.
Peut-il y avoir « magouille » ? Le prêt consenti à un parti politique en est-elle une ? Est-il légal qu’un groupe parlementaire mutualise les dotations parlementaires de ses élus, sans leur dire parait-il, pour aider son propre parti en difficultés financières ? C’est une affaire de juristes ou d’un bon coup de serpillère.
On voit bien, au travers de cette affaire, toutes les dérives possibles, les « arrosages » plus ou moins visibles (plutôt moins…), tout ce qui peut se passer à l’ombre des colonnades des palais de la république, et ce, bien entendu à l’insu du pauvre électeur de base. Il est urgent de reparler, pour la Nième fois de transparence.
Quant aux partis politiques, en plus des dotations légales attribuées par l’Etat, n’ont-ils pas des adhérents pour les soutenir en période de disette ? Sinon, que représentent-ils ? Il est vrai que les affaires récentes et la mise sur la touche d’un secrétaire général doivent ralentir leur ardeur de généreux donateurs. A moins d’être aveugle, il est aisé de voir avec quelle dextérité les hommes et les femmes politiques jouent avec les deniers publics.
Certes, c’est un lieu commun que de dire que la politique est un métier et non un sacerdoce. Mais une profession qui consisterait, en plus, à abuser de la crédulité du bon peuple et de ses deniers devrait être strictement encadrée et tout manquement durement sanctionné. Et qui pourrait débattre sur un tel sujet ? Les parlementaires bien évidemment. Nous n’en sommes pas sortis !
Attendons la suite, s’il y en a une…

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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