Publié le 12 Août 2011

 

 

Le temps est maussade. Il pleut sur la façade ouest. Tristes vacances !

Il ne tombe pas seulement la pluie, mais également des mauvaises nouvelles financières. Et là, c’est une avalanche de mots qui tombent sur nos têtes

Comment s’y retrouver entre les fonds souverains et les dettes souveraines, le marché à terme, les CDS, le FSI, le FESF, le FMI (cela nous rappelle quelqu’un),

la Federal Reserve, Standard & Poor's et ses AAA+ (ah ! ah !), Bercy (on connaît mieux ), la BCE, et encore, les investisseurs institutionnels, les traders, le PER, les actions qui « s’apprécient… », le rouge qui passe au vert et vice-versa, etc…

Le Français moyen s’y perd. Il n’est pas en vacances pour entendre ce charabia d’initiés. Mais comment échapper à ce déferlement puisque la radio, la télé et les journaux ne parlent que de cela. Mais me direz-vous, il suffirait de tourner le bouton et de fuir le kiosque. Pas facile ! Nous sommes curieux et surtout conditionnés pour jeter un œil et prêter l’oreille.

Alors on absorbe tout ce vocabulaire en ne comprenant pas toujours le sens et encore moins où on veut en venir.

On peut essayer la simplicité. Les pays occidentaux sont criblés de dettes mais malgré cela, certains dont nous-mêmes, sont encore notés AAA+. C’est rassurant, non ? Il est vrai que des mesures vont être prises (attention les porte-monnaie…) pour conserver cette prestigieuse notation. La bourse joue au yo-yo. Mais pourquoi donc ? La réponse est limpide : pour enrichir encore plus les spéculateurs qu’il  ne faut pas confondre avec les investisseurs institutionnels…. encore que !

Et ces banques, imprudentes, qui ont « acheté » de la dette (grecque, irlandaise, portugaise) ne risquent-elles pas la faillite ? Non. L’Etat viendra à leur secours.  Il s’endettera un peu plus pour prêter aux banquiers On a déjà vu la manœuvre.

On nous raconte que les politiques ne maîtrisent plus la finance. Cela on le savait déjà.

Demeure la question cruciale que chacun d’entre nous se pose. Nos sous ! Que vont devenir nos euros détenus par la banque au coin de la rue ou déposés à la Caisse d’Epargne ? Rassurons-nous. Il existe un fond (un de plus) de garantie qui interviendrait en cas de malheur. Notre pécule, on le « rabotera », mais en douceur, presque clandestinement. Le pouvoir d’achat va en prendre un sérieux coup. C’est pour très bientôt, à la fin de nos tristes vacances.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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