Publié le 26 Juin 2007

Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE ....Je leur souhaite bien du plaisir !!!
Le candidat SARKOZY avait annoncé dans son projet vouloir: « Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux ». Suivent les mesures qu'il comptait prendre pour en arriver à ce but.
 A-t-il bien vu le problème sous tous ses aspects ?
S'il s'agit avant tout de redonner de la vigueur et de son prestige à l'enseignement universitaire , il va falloir envisager une réforme fondamentale: l'ORIENTATION et la SELECTION.Il faut admettre une fois pour toutes que les individus ne sont pas et ne seront jamais égaux pour aborder la connaissance, que ce soit dans les sciences dures ou dans les sciences molles .Ces propos ne sont pas descriminatoires. L'égalité n'est pas dans la nature et certainement pas chez les humains que ce soit pour l'intellect ou pour le physique. C'est une évidence que nous avons transformée en non-dit .
 On admet très bien que pour intègrer une « grande école » il faille réussir un concours ou, à la limite, justifier d'un parcours brillant dans le secondaire, mais à contrario , que pour entrer en fac ,il suffirait d'une inscription ! Ou encore, ce qui est plus grave, quand on ne sait pas où aller après le bac, on s' inscrit en fac et après on verra ...!
 Or , il existe une opposition farouche au principe de sélection pour entrer en fac de la part des syndicats d'enseignants , des syndicats et des organisations d'étudiants. Tout cela au nom de l'égalitarisme, du désir d'uniformité, au prétexte de donner sa chance à chacun et à tous, de favoriser l'éducation de masse. Ce sont des idées obsolètes et absurdes dont on se sert à des fins politiques et partisanes.
 Les dégâts d'une telle démagogie sont immenses.
 En premier lieu chez les jeunes poussés, faute de connaissances suffisantes ou de mauvaises orientations, vers des filières sans aucun débouché dans la vie active, ne conduisant pas à l'emploi.On en fait des déçus parcequ'ils ont cru qu'en intégrant une fac ils étaient sur le bon chemin.
En second lieu, chez ceux des enseignants universitaires conscients de leur mission, auxquels on demande de baisser le curseur de leur niveau d'enseignement dans le but de limiter les échecs. Non -sens absolu !
 Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que nos Universités soient dans les profondeurs des classements mondiaux et que notre recherche scientifique soit à la traine.
 Certes, l'Etat n'a pas donné les moyens suffisants. Mais devait- il investir l'argent du contribuable dans un système qui allait vers le chaos? Nos dirigeants, depuis bien longtemps, auraient dû prendre à bras-le-corps les réformes qui s'imposaient plutôt que feindre d'ignorer une telle évidence et de soupoudrer les crédits ça et là pour éteindre des foyers de revendications, politiques le plus souvent. L'accès à certaines facultés se fait déjà sur des critères de compétences, de manière plus ou moins occulte. Les responsables doivent invoquer le manque de places, la fermeture de laboratoires, des travaux de rénovation, bref, un tas d'arguties, mais surtout ne pas dire qu'ils font un choix parmi les postulants.D'autres facultés ont un système de sélection parfaitement établi et reconnu qui intervient après la première année (médecine) ce qui permet une nouvelle orientation après un échec sans trop de dégâts. Cela pourrait être un exemple à suivre en l'adaptant à chaque discipline, bien que ce soit déjà un peu tard. Les réformes actuellement proposées par le nouveau Gouvernement , quelque soit leur bien-fondé, ne devraient être que la suite de la réforme FONDAMENTALE,en amont de toutes les autres, concernant l'accès dans les facultés et dont on ne parle
pas(ouvertement). .Que les frais d'inscription soient augmentés, pourquoi pas.Que l'on discute sur la composition des conseils d'administration, sur la sélection à l'entrée du master (bac+4) ,sur l' autonomie budgétaire et sur la gestion des ressources humaines, d'accord, mais après avoir règlementé l'accès dans les facultés. L'urgence absolue demeure. Il faut former, sélectionner, orienter les jeunes avant leur sortie du secondaire,à la limite après la première année de fac ,et, faire en sorte qu'ils ne s'engagent pas dans la voie de l'échec ou encore, et ,selon une expression à la mode, « droit dans le mur »!!!

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 20 Juin 2007

Tout a commencé avec la question posée par FABIUS à BORLOO, au soir du premier tour des législatives sur TF1, sur la « TVA sociale. Mon propos n’est pas de remettre en discussion la méthode envisagée pour mettre en œuvre cette augmentation de taxe, voire le bien-fondé (ou non ) d’une telle mesure. C’est sur l’examen des conséquences immédiates de la question posée et des réponses données, autrement dit, sur un face-à-face de 2 à 3 minutes entre deux personnalités politiques, que je me suis penché.
La question de FABIUS était nette : le Gouvernement envisageait-il oui ou non d’augmenter la TVA ? La réponse de BORLOO a été un instant hésitante, puis affirmative, dans le sens que cette mesure ETAIT BIEN envisagée parmi d’autres.
 Et c’est tout !
Intuition géniale de FABIUS ? Manœuvre habile d’un politicien rôdé aux joutes oratoires ? Sûrement les deux à la fois. BORLOO aurait pu éluder facilement la question en répondant, sans hésitation, que plusieurs projets étaient à l’étude et que l’augmentation du taux (de la TVA) N’ETAIT PAS PLUS privilègiée que les autres mesures envisagées.
Au lieu de cela, il a hésité et s’est laissé enfermer dans un mini dialogue qu’il aurait fallu rompre immédiatement, pour finalement « avouer » ( !) : OUI, on envisage bien l’augmentation de la TVA.
 Ce moment intense a été repris par les médias, et, tout naturellement, il y a eu amplification dans les six jours séparant les deux tours. Amplification accentuée par la précision quant au chiffre, 5%, de l’augmentation, que FILLON a cru bon de devoir apporter !!!
 Bien entendu, et profitant de l’aubaine, le PS et d’autres se sont engouffrés dans la brèche, et ils ont été entendus.
Les conséquences nous les avons constatées dimanche soir. La « vague bleue » s’est transformée en « vaguelette », en recul très net par rapport aux prévisions établies huit jours avant.
Il n’est pas aisé de savoir qu’elle a été l’influence réelle de cette joute oratoire, à comparer avec les incidences de l’abstention et des reports. A n’en pas douter, selon moi, elle a été déterminante. Sans la question heureuse de FABIUS et la réponse embarrassée de BORLOO on peut penser qu’il y aurait eu une inversion des chiffres d’élus en ce second tour, et alors, une vraie « vague bleue ».
Peut-on parler de maladresse en ce qui concerne BORLOO ? Sans doute ; mais aussi probablement le manque de connaissance d’un dossier particulièrement délicat. D’ailleurs était-il vraiment le meilleur pour occuper le ministère qui lui avait été dévolu ? Pas sûr !
 BORLOO est depuis hier à l’écologie, développement durable, etc…programme vaste et flou à la fois..Pas trop de risque de dérapage, beaucoup de paroles et de gesticulations . Douce sanction ou promotion ?
 Le N°2 du Gouvernement pourrait bien devenir un électron libre !!!

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 11 Juin 2007

Lamentable la prestation des gens de la gauche sur TF1 hier au soir.
Et que dire de la forme pour exprimer leur amertume, entre le ton lyrico-colèrique de Bertrand DELANOE et celui de vieux prof’ de Laurent FABIUS ! Et encore, les envolées de François HOLLANDE et celles de Ségolène ROYAL : désolantes et nulles.
La gauche est battue, mais ce n’est pas de leur faute. C’est parce que c’est la droite qui a gagné !!! Enfantin et ridicule.
C’est quand même osé de critiquer les citoyens qui " n’auraient" rien compris aux manœuvres de la droite pour les attirer dans ses filets. De là à sous-entendre que c’est la droite qui aurait demandé à 40% d’électeurs de ne pas aller voter, il n’y a qu’un pas. Gageons qu’il sera franchi au prochain tour.
Discours et paroles d’un autre âge prononcées par des politiciens de métier qui n’ont pas vu l’évolution de la société dans son ensemble. Politiciens qui sont restés sur des concepts complètement dépassés, et qui, pour essayer de remédier à leur manque de clairvoyance accusent élus et électeurs, en vrac.
Il y a certainement des citoyens préférant les idées de gauche, mais pas de cette gauche là. Des citoyens qui ont compris que l’Etat ne peut pas, ne doit pas, tout faire et qu’il faut laisser du champ libre aux entrepreneurs. Des citoyens qui rejettent le nivellement par le bas et l’uniformité. Des citoyens qui ont compris que seul le travail peut leur apporter le bien-être auquel, légitimement, ils aspirent. Des citoyens qui, tout compte fait, préfèreront une Assemblée bien  « bleue », mais qui agira.Des citoyens, enfin ,qui espèrent que les promesses électorales seront tenues pour une fois.  A eux de sanctionner aux prochaines élections s’ils ne sont pas satisfaits.
Démocratiquement

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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