Publié le 14 Décembre 2009

sirène Copenhague-copie-1

Se servir du réchauffement climatique pour demander des sous c’est à quoi s’emploient les dirigeants des pays en voie de (lent) développement à Copenhague.

L’argument majeur étant la responsabilité supposée des nations riches qui ont exploité et consommé sans vergogne depuis un siècle les énergies fossiles, qui continuent à le faire,  contribuant largement à réchauffer le climat. Tout cela est largement repris dans les discours des écolo-politiques de tout poil avec en point de mire des idéaux n’ayant rien ou peu à voir avec les effets induits des catastrophes annoncées. Pour faire bonne mesure on lance à la face des habitants des nations « coupables » des chiffres, des graphiques et autres statistiques, le tout bien arrangé, bien dirigé, pour accroître la mauvaise conscience des consommateurs pollueurs.

Inutile de revenir sur les différends entre les acteurs du GIEC et un grand nombre d’autres scientifiques pour lesquels les rejets de CO2 dus à l’activité humaine ne sont pas à l’origine du réchauffement de notre globe.

Venir en aide aux pays sous-développés, on en parle surtout depuis la décolonisation. Concernant notre pays, des sommes énormes ont été gaspillées sans véritable contrôle, mais garantissant notre présence là où il y avait du pétrole et autres richesses minières. Ces larges subsides donnés à la nouvelle élite de ces nations naissantes ont servi à acheter des armes, à faire construire de somptueux palais, à placer des sommes rondelettes dans les paradis fiscaux ( et en France ! ). Les populations ont été oubliées dans la distribution. On retrouve aujourd’hui, soit un demi-siècle après leur indépendance, des pays sans infrastructure, sans distribution d’eau potable, sans organisation sanitaire, sans école, réduites à la bonne volonté et au travail des ONG. Triste bilan !

Allons-nous encore payer  soit directement, soit par l’intermédiaire de l’ONU ?

En avons--nous encore les moyens et surtout, en avons-nous la volonté? Pas certain !

Le G77 réclame des subsides et juge insignifiant les aides prévues par l’Union Européenne en riposte au « réchauffement ».

 Si nous devions cependant mettre la main au porte-monnaie, serions-nous encore assez naïfs pour croire en un changement de comportement des dirigeants de ces républiques bananières ? Payer, pourquoi pas, mais en étant maîtres d’ouvrage, c’est-à-dire en agissant et en contrôlant nous-mêmes, sur place, l’emploi de l’argent donné. Bien entendu, c’est de l’utopie. Aucun dirigeant n’acceptera cela même pour le bien-être de son peuple. Ce serait admettre l’ingérence dans la conduite de « son » Etat, se soumettre à une forme de néocolonialisme, à tolérer une entrave à la liberté.

J-L Borloo déclare : « ………. qu’il faut en même temps déplacer les richesses du monde, les technologies, les grands enjeux industriels" et, poursuivant, « …. faire en sorte qu'on réduise l'extraordinaire écart de richesses dans le monde et donc qu'on lutte contre la précarité". Discours vertueux , essentiellement politique, loin de la réalité.

Non, on nous réclame des sous. Un point c’est tout !



Voir les commentaires

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0