Publié le 14 Octobre 2009

La crise affecterait-elle l’esprit de nos dirigeants et, en particulier, celui du premier d’entre eux ?

Comment expliquer autrement ce qui me semble être la perte de bon sens qui règne dans les palais de la République ?

En l’espace de quinze jours nous avons assisté à des spectacles affligeants.

Il y a eu  « l’affaire Mitterrand ». Le principal intéressé s’est défendu tant bien que mal et on aurait dû soit le démissionner immédiatement soit, si, estimant devoir le conserver à son poste en raison de son expérience « culturelle », ne plus en parler, ne pas essayer de justifier à la fois ses écrits et sa fonction. Au lieu de cela il y a eu précipitation devant les médias et chacun d’y aller de son jugement modérateur, de son admiration et, pourquoi pas, de donner son absolution. Solidarité gouvernementale oblige !

Puis arrive « l’affaire du fils ». Est-ce  raisonnable de vouloir porter à la tête d’un organisme qu’on nous présente comme étant important en raison des énormes enjeux financiers, un homme sans expérience au prétexte non avoué, mais tellement visible, qu’il est le fils de son père !

« Tout a fait … » nous dit le Premier Ministre entre autres paroles convenues.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Président nous gratifie d’un discours sur la réforme du lycée, discours dans lequel il met en avant l’acquisition du savoir sanctionné par des diplômes, discours dans lequel il dit que la naissance ne doit plus être un privilège et que le savoir et la compétence sont les critères indispensables pour exercer des responsabilités. Le Président a-t-il réfléchi un instant à la contradiction entre ce qu’il disait et la situation briguée par son fils ? Et les conseillers de la Présidence que font-ils ?

Tout cela frise l’incohérence et en d’autres temps l’opposition s’en serait délectée.

Mais il n’y a plus d’opposition crédible et cela l’Elysée le sait. Alors on en profite et ce ne sont pas les godillots du Gouvernement qui modèreront l’opportunisme. Au contraire, on force le trait pour plaire.

La crise  est toujours là et les citoyens en mesurent les effets dans leur vie quotidienne. Pour le moins, cessons de les considérer comme des enfants auxquels on raconte des histoires et auxquels on offre un spectacle de quignols. 


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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 9 Octobre 2009

                         Photo de David HAMILTON


Hier au soir, j’ai regardé l’interview de Frédéric Mitterrand par Laurence Ferrari.

Les questions et les réponses m’ont assez peu intéressé, probablement parce que tous les médias ont rabâché l’histoire depuis plusieurs jours, depuis que Marine Le Pen a mis le doigt sur ce qui fâche, et, j’avais lu le livre à sa sortie.

Au fur et à mesure de l’entretien mon attention a été plutôt attirée par les deux personnes en présence et là, les images ont fait vagabonder mon esprit et me poser des questions.

Je voyais une jeune femme, belle, désirable, et je l’entendais poser des questions à un homme plus très jeune, s’exprimant, certes avec aisance, sur ses rencontres intimes avec les personnes de son sexe et de son âge ( ne pas omettre ce détail !), essayant de justifier cette préférence en lui associant une réelle douleur d’être ainsi, c’est à dire et disons le, d’être homosexuel.

Ainsi donc notre écrivain-ministre n’est pas heureux d’être ce qu’il est

J’ai éprouvé un réel malaise qui a perduré après la fin de la séquence, malaise que j’attribue à mon incompréhension absolue de l’état  « homosexuel ».Je sais, pour avoir parcouru des ouvrages sur le sujet, que les personnes concernées ne seraient pas responsables de leur état et qu’elles seraient nées comme cela. Pour autant que nous considérions  cet état comme « anormal », il n’y aurait pas de remèdes connus.

Il faut croire que je suis né différent, tellement est grande mon admiration pour « la femme » et non seulement la belle Laurence ! Peut-être est-ce ma très modeste et involontaire contribution à ce que nous pouvons appeler le « naturel » par opposition à ce qui est biologiquement hors-nature.

Je n’appartiens pas à cette intelligentsia du show-bis, des bobos et d’une certaine politique qui, elle, comprend et défend avec ardeur l’homosexualité, en devient le porte-drapeau et essaye d’en faire partie parce que  c’est à la mode et, hélas ! en fait en même temps une dérive vers la décadence. Ecrivant cela je ne jette pas l’anathème sur les vrais homosexuels ce qui ferait de moi un méchant conservateur, réactionnaire rétrograde, voire un hors-la-loi. D’autant moins que certainement,  et à l’instar de l’écrivain-ministre, beaucoup parmi eux seraient bien plus heureux si la capricieuse nature ne les avait pas faits ainsi

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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