IL A LE BAC !

Publié le 16 Juillet 2017

Au nom d’un égalitarisme tout « socialiste », il a été décidé qu’un maximum d’ados devait posséder le bac.

Comme il était évident (quand même…) que tous les jeunes ne possédaient pas les mêmes facultés pour appréhender les  « connaissances », qu’à cela ne tienne, on a mis en place des filières pour aboutir à des bacs. spécifiques. L’idée n’était pas mauvaise en elle-même, sauf que le législateur avait oublié de dire que tous ces diplômes n’étaient pas identiques bien que portant le même nom générique et surtout qu’ils n’ouvraient pas les mêmes portes…des Universités par exemple.

Cet oubli, volontaire ou non, a créé d’énormes incompréhensions. Les désordres actuels que connaissent les bacheliers pour intégrer une faculté sont une des conséquences.

« Mon fils, ou ma fille, a son bac. donc il va pouvoir faires des études ! ». C’est ce qui se dit dans la plupart des familles et c’est normal. Sauf que cela ne peut pas se passer ainsi.

Avec un bac. hôtellerie peut-on prétendre entrer en fac de médecine ? Théoriquement oui. Allons-y ! Au bout de 3 mois c’est la chute.

Avec un bac lettres classiques, peut-on prétendre intégrer une fac  de maths, de physique, de chimie ? On peut essayer mais on ne terminera pas le second semestre, au mieux..

Il est évident que les Universités trient, quand bien même elles n’en ont pas le droit. Heureusement par ailleurs. Il faut parler avec les profs. de facs. en « sciences dures » pour apprendre que dans le meilleur des cas 30% des étudiants franchissent le cap de la 1ère année.  Grave. Le tri est encore insuffisant.

 Le numerus clausus limite ces désagréments en médecine. Telle fac admet 250 étudiants en 2ième année par exemple et un point c’est tout. Quant aux recalés il est encore temps de s’orienter, du moins espérons le !

Le raisonnable pour les jeunes bacheliers est de s’en tenir au choix fait en 1ère ou avant. C’est quelques fois dur de ne pas pouvoir revenir sur son choix, surtout si, en fait de choix, on a fait que subir le dictat d’un orientateur mais comment faire autrement ? Injustice diront certains parents. C’est probable. Mais il faut se rappeler que tous les individus ne pas égaux. Il y des forts et aussi des faibles, des doués et ceux qui le sont moins ou pas du tout. C’est difficile à admettre mais c’est ainsi et aucun régime politique ne sera en mesure de modifier les caprices de dame nature.

Il est temps de réformer en profondeur. Le bac. souvent utile n’est cependant pas indispensable pour réussir. Et puis, arrêtons d’appeler « bac » n’importe quel parchemin. Il y a usurpation de nom. C’est de l’escroquerie.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0
Commenter cet article