Publié le 20 Novembre 2007

La démonstration est, encore une fois, faite. Une minorité de travailleurs peut paralyser l’économie du pays.

Les cheminots, les électriciens, les gaziers détiennent ce pouvoir, et , l’impunité dont ils jouissent leur permet d’influencer (et comment !) la vie quotidienne des autres citoyens en particulier ceux des grandes agglomérations, et aussi, le fonctionnement des entreprises.

Se pose la question suivante : étant donnée la puissance qu’elles détiennent, les revendications de ces catégories de travailleurs sont-elles à la hauteur de leur pouvoir ? Jusqu’où pourraient-elles grimper ? Quelle est la limite au-delà de laquelle un gouvernement, qui enfin gouvernerait, dirait « stop ! » ?

Ne soyons pas crédules. Même si l’actuel Gouvernement maintient les réformes annoncées, les grévistes obtiendront par ailleurs et comme à l’habitude, des compensations liées à la reprise du travail. On en parle de plus en plus et ces compensations entreront dans les « avantages acquis ». Tout comptes faits, il est probable que l’allongement de la durée de carrière de ces catégories de fonctionnaires coûtera plus cher à la collectivité que le maintien de leurs régimes spéciaux. A vos calculettes Messieurs les conseillers ministériels et autres administrateurs des entreprises d’Etat, distingués économistes comme chacun le sait.

 Et après toute cette agitation, on reparlera de l’augmentation des tarifs de la SNCF, de ceux de EDF et de GDF, et, dans la foulée, de la TVA  ? Parce qu’il  va bien falloir payer, comme à l’habitude. Pauvre pouvoir d’achat ; il va encore en prendre un coup !!!

 

 

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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