Publié le 8 Décembre 2011

 

 

Tous les médias sont unanimes : La France va vers la faillite, nous allons droit dans le mur, nous sommes au bord du gouffre. Et bien ils se trompent. La France EST en faillite et elle Est dans le gouffre.

En se référant aux nombreux chiffres de la dette et des intérêts qui courent, des emprunts à répétition insuffisants pour combler à la fois la dette et redémarrer l’économie, emprunts qui payent juste lesdits intérêts et qui vont devenir de plus en plus onéreux, on peut dire que l’Etat en est réduit à faire de la « cavalerie ».

La France et les Français tombent de haut. Comment en sommes-nous arrivés à cette extrémité ? L’Histoire le dira. Mais la question n’est plus celle-là. La vraie interrogation est : Comment s’en sortir ? Quitter l’Europe et renoncer à l’euro ?Fermer nos frontières ? Ou encore essayer de s’en sortir par des sursauts de l’intérieur ?

Comme Diogène avec sa lanterne il nous faut rechercher sinon l’homme-providence mais plutôt les praticiens capables d’établir à la fois un diagnostic, un vrai, sans fioriture, et un remède à la hauteur du mal. Et ce n’est pas dans les équipes actuelles qui nous gouvernent ou dans les équipes qui voudraient bien prendre la gouvernance, que nous trouverons le ou les sauveurs.

Jadis, devant la « Patrie en danger », des hommes ont réussi « l’union sacrée »,le rassemblement créateur d’énergie. A défaut d’avoir tout de suite (et c’est urgent !) le ou les hommes providentiels qui nous manquent tant, nous pouvons esquisser les voies à suivre. Ce sont des chemins de simple bon sens.

Pas de dogmes superficiels, pas de sensibleries démagogiques, pas de slogans racoleurs, plus d’emblèmes dépassés. A maladie grave remèdes sévères tout bonnement. Nous savons que les remèdes durs engendrent des effets secondaires désagréables. Ou bien on se soigne en espérant guérir ou bien on laisse aller et on crève. Nous n’avons plus d'autres choix.

 

Alors les remèdes, que sont-ils ? Ils vont dépendre du diagnostic, encore que celui-ci est à priori simple : Réduire les dépenses publiques (état et collectivités territoriales), augmenter les ressources par l’impôt et les taxes. Chasser l’idée que l’Etat peut tout et doit tout faire. Travailler plus en ne gagnant pas plus, limiter de manière drastique l’entrée des étrangers sur notre sol, limiter l’assistanat aux cas les plus sensibles et urgents, réduire les coûts de la santé en frappant avec fermeté ceux des professionnels qui en vivent trop bien.

En même temps et sans délai obliger les banques à remplir leur rôle de prêteur et leur interdire la spéculation. Taxer fortement toutes les opérations financières dont le but avéré est la spéculation sur les monnaies ou les matières premières.

Obliger les entreprises à travailler sur le sol national et taxer sévèrement celles qui se croient devoir faire du profit en délocalisant, obliger les entreprises à donner du travail aux nationaux, prévoir des peines sévères pour celles, petites ou grosses, qui emploient de la main-d’œuvre au « noir ». Limiter le rôle destructeur des syndicats et interdire la grève dans la fonction publique à l’instar de l’interdiction qui en est faite aux militaires.

Et ce ne sera pas suffisant. Il faut absolument revenir, peut-être pour un temps limité, au blocage des prix à la consommation. Il n’est plus tolérable de voir les grands groupes de la distribution réaliser des juteux bénéfices aux dépens des producteurs et des consommateurs. Une stricte régulation s’impose.

Enfin, et parce qu’il faut bien en finir, il va falloir consommer français et louvoyer avec tous les risques que cette démarche peut engendrer : amoindrissement de nos exportations en représailles, et, réduction du pouvoir d’achat. Encore une fois, il faut savoir ce qu’on veut : des produits pas chers asiatiques et des chômeurs, ou bien des produits français, fabriqués en France, plus chers, mais faits par des gens au travail. Une courte période de vie en autarcie pourrait être salutaire pour l’économie. C’est une idée qui déjà se profile.

Toutes ces mesures vont peser lourd et plus particulièrement sur les plus faibles et les plus démunis, mais aussi sur les classes dites moyennes, les plus nombreuses. Elles devront donc être accompagnées (les mesures) par l’instauration d’un organisme de surveillance avec un effectif non pléthorique, doté de pouvoirs importants de sanctions immédiates pour tous ceux qui ne se sentiraient pas obligés de participer à l’effort national. Cela va ressembler à de la dictature sans doute ou amener à une révolution peut-être. Mais n’est-ce pas préférable à la chienlit ?

   

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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