Publié le 26 Février 2010

La formule n’est pas neuve.

Pour déstabiliser une entreprise il suffit très souvent de lui enlever ses principaux cadres  en offrant à ces derniers des rémunérations supérieures à celles qu’ils perçoivent dans leurs fonctions ou encore, et pourquoi pas en même temps, de leur attribuer des avantages attrayants.

Notre Président et son équipe de très proches collaborateurs appliquent la formule avec maestria. L’entreprise visée est évidemment la gauche socialiste. Il n’est pas nécessaire de citer les noms de ceux  auxquels on a attribué des ministères, des secrétariats d’état, des hautes fonctions administratives et autres missions, voire même des aides très appuyées pour occuper une très haute fonction à l’international (par ex : DSK). Les récentes nominations, l’une à la présidence de la Cour des Comptes, l’autre au Conseil Constitutionnel, de deux personnalités « de gauche » complètent la déstabilisation commencée en 2007, et, ce n’est pas fini.

En analysant les faits, on peut les commenter de diverses manières :

-il est de bonne guerre en politique de sabrer l’opposition C’est ce que fait la droite au pouvoir espérant bien ainsi renforcer sa puissance.

-il peut être utile pour le pays d’attribuer des mandats à des personnalités compétentes, quand bien même elles « appartiennent » à l’opposition.

MatignonLes personnalités en question devaient-elles accepter les propositions d’un gouvernement d’une autre couleur politique que la leur ? Là encore, on peut interpréter leur acceptation de différentes manières : carriérisme, désir de « servir » le pays, malaise au sein du ou des partis d’origine ou encore soudaine vision différente de la façon d’agir en mieux pour le pays.

On connaît les personnalités de gauche qui n’ont pas (encore) répondu à l’appel des sirènes de la droite au pouvoir. Par conviction ? Peut-être. Avec l’espoir d’un changement de gouvernance de la République à l’horizon de 2012 ? Plus sûrement.

Dans cette dernière et très incertaine hypothèse, ces personnalités « fidèles » à leurs engagements politiques deviendraient des incontournables pour exercer des fonctions de pouvoir. En restant dans l’hypothèse d’un renversement de couleur en 2012 que vont devenir les transfuges ? Certains demeureront dans leurs fonctions extra gouvernementales. Quant aux autres, reniés par leurs partis d’origine, il leur faudra une bonne dose de diplomatie s’ils veulent survivre politiquement.Mais n’en doutons pas, le retournement de veste, pour eux, est déjà une habitude.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 9 Février 2010

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Serait-ce la faillite de l’enseignement public ? Sommes-nous arrivés au point limite au-delà duquel aucun salut n’est à espérer?

L’école laïque républicaine est à l’agonie. On en vient à se consoler avec l’existence de l’enseignement privé, puisque la loi permet la cohabitation, avec tout ce que cela induit et en particulier la discrimination sociale.

Rechercher les coupables revient à remonter dans le temps.

Souvenons-nous de 1968. la « révolution culturelle » à la française. Le débordement estudiantin a eu pour effet immédiat le relâchement des principes fondamentaux régissant  les droits et devoirs du corps enseignant et pas seulement au niveau du supérieur mais de l’ensemble, primaire et secondaire inclus. Rappelez-vous : le tutoiement entre élèves et professeurs, la tenue vestimentaire des maîtres plus que négligée, la barbe et les cheveux longs, les palabres, dans les classes, à n’en plus finir autour de sujets très éloignés des programmes, la grève élevée au rang d’institution, l’engouement pour les manifestations et les absences à répétition.

Pour faire bonne mesure, les parents d’élèves, enrégimentés dans les associations, se sont introduits dans le système éducatif, donnant leur avis sur tout, y compris sur les programmes scolaires, matières enseignées et horaires, avec interdiction de réprimander, de punir ou de sévir.

 Ajoutons encore l’arrivée en masse d’immigrants avec leurs cultures leurs usages et leurs coutumes, amassés dans des ghettos,  dont il a bien fallu intégrer et accueillir les enfants dans les établissements scolaires, l’enseignement étant obligatoire.

Derrière cela, le laxisme de toute la hiérarchie de l’Education Nationale, débordée, alors qu’elle aurait du depuis longtemps réagir contre ce laisser-aller simplement en usant de ses prérogatives prévues dans la Loi. On en est rendu au point que toute décision du Ministre de l’Education Nationale, est immédiatement rejetée par les syndicats d’enseignants et les associations de parents d’élèves, par principe. Et si malgré cela le Ministre insiste, alors c’est la manif et la grève. Alors on transige, on élague, et …on ne fait rien.

Certes, les évènements de 1968, c’est du passé. Mais les conséquences néfastes sont toujours présentes et nous savons bien que les mauvaises habitudes ont la vie dure !

L’exemple vient d’en haut, et quoiqu’on en dise, l’élève copie le maître en tout. Si celui-ci n’est pas en mesure de donner le bon exemple ou refuse d’asseoir son autorité au prétexte de ménager l’élève ou ses parents, alors c’est la débandade. C’est ce que nous rapporte l’actualité quotidienne. Là encore, l’absence de soutient aux maîtres et professeurs, en matière d’autorité, et que devrait leur apporter leur hiérarchie, accentue le fossé qui les sépare de leurs élèves.

Les établissements scolaires sont devenus des zones de non-droit où maîtres, professeurs et élèves sont en danger. Mais à qui la faute ? Certainement pas des élèves.

Alors reste l’enseignement privé où entrent en jeu la recherche d’éléments inconnus dans le service public tels que la rentabilité des établissements et leur renommée pour assurer leur continuité. Enseignement privé qui attire de plus en plus de familles  n’hésitant pas à se priver par ailleurs pour offrir aux enfants une scolarité normale, en sécurité, et ce n’est pas rien !

Quel dommage que l’un des plus beaux fleurons de la République, l’école laïque, soit sur le point de disparaitre


manif !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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