TSUNAMI MÉDIATIQUE

Publié le 16 Novembre 2016

Il y a, pour les médias, des périodes fastes, des moments, des instants privilégiés où le « grain à moudre » est en abondance.

C’est bien le cas en ce mois de Novembre (primaires, Trump, Macron, et j’en oublie) La difficulté, somme toute minime, est de classer les évènements, de leur attribuer une importance les uns par rapport aux autres afin d’obtenir la meilleure audience, celle qui attire et qui fait vendre. Celle qui classe les opérateurs et qui assure la notoriété. Un tel a dit ou a écrit cela, avant les autres ou mieux que ses confrères. Alors on se presse pour écrire ou raconter …tout et souvent n’importe quoi. Il faut faire le buzz selon l’expression à la mode, la vérité c’est après et si elle existe, bien entendu.

Et puis quand on arrive un peu en retard pour écrire ou raconter on invente. Le risque n’est pas grand, un évènement en chasse un autre. Les lecteurs ou les auditeurs du jour, submergés par le flot ne se souviennent pas toujours ce qu’on leur a raconté la veille. D’ailleurs s’en soucient-ils vraiment ?

Une question primordiale peut se poser : où donc la gente médiatique puise tout ce qu’elle croit savoir ? En dehors des copiés-collés, des racontars, des bruits de couloir existe-t-il une source ? Oui, les agences de presse, en principe. Les interviews des « personnalités » sont-elles fiables ? J’en doute. Encore que, en lisant « UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS DIRE ÇA… » je me repose la question.

Il n’y a pas si longtemps, on parlait d’un journalisme d’investigation. Cela prenait du temps, interrogations et vérifications se succédaient avant la parution. C’est du passé. Aujourd’hui il faut « produire » tout de suite, le vrai s’il existe et le faux souvent, même si, aux questions posées, on élude les réponses possibles. Le plus décevant est que certains écrivains, enfin ceux qui se prétendent l’être, emploient les mêmes méthodes pour « pondre » leurs ouvrages : délayage, reprises d’anciennes chroniques…L’important étant de vendre, encore et toujours.

La solution simpliste serait de ne pas lire les journaux, ni les revues, de ne pas écouter la radio, d’éviter d’acheter le dernier bouquin en vogue dont l’auteur est venu à la télévision pour en faire la promotion, et…. d’éteindre la télé. Simple mais trop triste. J’oubliais les blogueurs et les adeptes des réseaux sociaux : ce serait le chômage à coup sur !

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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