Publié le 28 Janvier 2016

PRINCIPES  et….AFFAIRES !

Nous, le peuple des Droits de l’Homme et des Lumières, nous qui clamons bien haut notre attachement à la laïcité, nous encore qui sommes pour l’égalité entre hommes et femmes, nous qui sommes prêts à pourfendre ceux qui ne partagent pas notre mode de vie, notre civilisation judéo-chrétienne, et bien, nous gommons tout cela pour faire des « affaires ». Le Président Hassan Rohani est reçu avec les honneurs dus à son rang. Certes il n’est pas le « chef suprême » de la République Islamique d’Iran, car comme dans tous ces états le religieux prévaut sur tout, les ayatollahs sont les vrais dirigeants. Mais le Président Iranien est investi de certains pouvoirs et entre autres, celui de faire des affaires avec les mécréants. En cela, il transige bien évidemment les principes de l’Islam mais les affaires sont les affaires et sur ce point il y a entente entre son pays, demandeur, et les occidentaux vendeurs. Bien entendu, le Président iranien ne visitera pas nos musées – il y a des femmes trop peu vêtues sur les murs- on ne l’invitera pas à un dîner ou alors les convives devraient se restreindre à boire de l’eau pour satisfaire l’invité (un comble chez nous !). On évitera de le présenter à des femmes, le serrement de mains avec les personnes du sexe lui est interdit. Et oui, nous irons jusque là pour lui vendre ce qui manque à son pays et cela sans honte à l’instar de ce que font nos partenaires européens.

Ce ne sera pas la première fois que nous dérogerons à nos glorieux principes. Cela devient une habitude puisque nous commerçons déjà avec les Etats du Golfe, avec la Chine, avec d’autres encore, dictatures impitoyables, et, nous sommes bien obligés de faire des courbettes et autres contorsions devant les bourreaux si nous voulons vendre nos Airbus, nos TGV, nos automobiles et…nos Rafales !

Alors pourquoi ce tapage pour la visite du Président perse ? Parce que les nouvelles vont vite et que les anecdotes font la une des médias. Pensez donc, les Italiens ont recouvert pudiquement les statues ornant leurs palais pour ne pas choquer le Président Iranien et certaines dames se sont voilées pour ne pas le gêner.

Il y a du bon dans tout ce remue-ménage . C’est de nous rappeler l’énorme différence qui existe entre les démocraties occidentales dont nous faisons partie et les régimes totalitaires, islamiques de surcroît et où la charia s’applique dans toute sa rigueur. Ce constat ne date pas d’hier puisque Montesquieu dans ses Lettres Persanes en parlait déjà par le biais de l’étonnement de deux Persans en villégiature dans notre pays au Siècle des Lumières. Comme quoi les idées et les mœurs ne changent pas vite dès lors que la pensée et l’action sont bridées par le religieux.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 23 Janvier 2016

D’un côté 5 millions (en gros…) d’assistés comprenant des chômeurs, des chercheurs d’emplois, des gens en formation, des employés « aidés » dans des secteurs subventionnés hautement improductifs. De l’autre côté des « chanceux » qui travaillent dans le privé ou dans la fonction publique, et qui, par la charge fiscale croissante déguisée entre impôts et taxes diverses, contribuent à soutenir une économie chancelante. Au milieu, un gouvernement qui gesticule, ne sachant plus s’il faut écouter les syndicats patronaux qui pleurent ou les syndicats de travailleurs qui menacent. Et cela persiste et dure encore avec à chaque fois des rallonges budgétaires injectées pour soutenir, favoriser, relancer…quoi ?
Existe-t-il une solution ? Les spécialistes de tous bords qui en discutent nous abreuvent de comparaisons entre ce qui se fait ailleurs et ce que nous ne faisons pas, entre ce que nous hésitons à faire et que nous serons amenés à faire peut-être, et cela, dans le cadre de l’Europe c’est-à dire en respectant nos engagements. La tâche déjà ardue va s’avérer insurmontable à court terme.
Nous ne manquons pas de main-d’œuvre, mais elle ne serait pas ou insuffisamment formée. Pourquoi aura-t-il fallu plus d’un quart de siècle pour s’en apercevoir ? Encore une preuve de l’incapacité dans laquelle se trouvent nos gouvernants de tout bord pour… gouverner !!! Ce n’est pas d’aujourd’hui que certains secteurs d’activité se plaignent de ne pas trouver le personnel qu’ils recherchent. Il fût une période durant laquelle la main-d’œuvre manquante a été remplacée par les immigrés, solution commode mais génératrice d’autres maux sur lesquels il n’est point nécessaire de s’étendre. En employant des gens venus d’ailleurs on ne résolvait pas le problème du chômage local, au contraire. Mais c’était la facilité.
Les économistes nous disent que nous produisons à coûts trop élevés pour pouvoir exporter, refrain connu et repris par les syndicats patronaux. C’est évident, et on met en avant le coût du travail alourdi par les charges sociales dont doivent s’acquitter les entrepreneurs. Il faudrait donc diminuer ces dernières mais sans toucher à la protection sociale ni aux avantages acquis et encore moins au pouvoir d’achat. C’est vouloir résoudre la quadrature du cercle. Il va bien falloir faire des choix, douloureux, dans l’urgence. Quant à la croissance, nos grands financiers et autres grands patrons d’industrie ils la font progresser ailleurs, au mieux de leurs intérêts bien compris, et cela, malgré les incitations financières d’un Etat aux abois avec un MEDEF à ses trousses.
Alors, de discours en proclamations, de plans en pactes, on s’agite pour donner au peuple l’impression qu’on va enfin agir, vite, bientôt, ou…un jour. Pendant ce temps la situation de l’emploi continue de se dégrader et l’économie du pays boite de plus en plus. Le jour est proche où les béquilles ne suffiront plus et ou les discours politiciens ne feront plus illusion. A quand le sauveur ?

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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