Publié le 9 Juin 2015

On le disait distant de l’écologie notre Président. Peut-être ? Mais en vue de la prochaine réunion « Paris Climat 2015 » il apparait, notre Président, comme un fervent défenseur des théories bien-pensantes relatives à la défense, et de notre pauvre terre, que nous sommes en train de détruire, et du climat qui l’environne.

Il y a de la politique là- dessous, n’en doutons pas. Au plan international, la prochaine conférence n’aura pas plus d’effet que celles qui l’ont précédée. Par contre, au plan hexagonal, Il est important de rameuter tous les « Verts » qui se sentent esseulés et de les convaincre à soutenir la candidature pour la réélection d’un homme qui partage leurs idées et qui saura le temps venu leur promettre une large participation dans la gouvernance de notre pays.

Pour certains l’écologie est devenue une obsession telle qu’ils n’hésitent plus à faire du prosélytisme à la manière de religieux qui veulent imposer leur croyance et leur façon de vivre au reste de la population. Ainsi, bientôt, il ne sera plus permis de se chauffer (trop d’énergie dépensée), de se laver (trop d’eau gaspillée), d’utiliser son auto (trop de rejets polluants ) de manger du bœuf (les bovidés polluent), de fertiliser les terres agricoles, de manger du poisson (on vide les océans et on gaspille des carburants)….J’exagère ? Non, pas du tout et pour s’en convaincre il suffit de regarder et d’écouter les reportages largement diffusés. On prélève, on mesure, on analyse et on sort des listes de chiffres à en donner le tournis tout cela pour essayer de persuader le citoyen que LA catastrophe est proche, que dis-je, elle est déjà là selon les affirmations de certains scientifiques et d’autres qui s’en donnent l’allure. L’urgente protection de la nature pour tous ces prophètes passe par la restriction, le retour à un mode de vie « d’avant » en pourchassant ceux qui oseraient vouloir passer outre.

Le plus étonnant, c’est que ça marche. En ne triant pas ses déchets, en laissant tourner le moteur de sa voiture, en dépassant les 18° dans son séjour beaucoup de citoyens, se sentent coupables de faire monter le niveau des océans, de saccager faune et flore, de détruire ce que la nature nous a généreusement donné depuis des lustres.

Cependant, en y regardant de plus près, on s’aperçoit vite que notre globe n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui. Il y a eu de grandes périodes de chaleurs intenses, d’autres dites glaciaires. Elle a du vécu notre planète ! L’eau des océans a recouvert des îles et des continents alors que des terres émergeaient ailleurs. Des volcans se sont éteints, d’autres entraient en activité pendant que des séismes modifiaient à la fois continents et océans. Tout cela bien avant la présence de l’homme, et, pour les changements les plus récents, à une époque où l’homme ne « polluait » pas, où les mammouths arpentaient les plaines de l’Ile de France et les fauves la forêt de Fontainebleau. Sont-ce des gaz à effet de serre la cause de leur disparition ou de leur migration ? Peut-être, mais ils ne venaient pas des usines, des foyers domestiques et encore moins des automobiles !

Il va de soi que la sauvegarde des sites, l’entretien des lieux, la propreté, doivent demeurer présents dans l’esprit de tout un chacun afin de conserver une certaine harmonie avec ce qui nous entoure. C’est tout simplement du civisme et, s’il peut être contraignant parfois, il est admis par les populations des nations dites civilisées.

Alors l’écologie, une mode ? Oui pour beaucoup, et pour d’autres, moins nombreux mais infiniment plus astucieux, un bon moyen pour arriver à s’introduire sur la scène politique et en retirer des avantages personnels. Ainsi va le monde.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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