Publié le 19 Janvier 2008

Le Président a décidé la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision  nationales.

Faut-il s’en réjouir ? La publicité est une intrusion désagréable en particulier lorsqu’elle surgit au beau milieu d’un film ou d’un documentaire intéressant . Sa disparition ne peut que ravir le téléspectateur. Du point de vue économique, il est indéniable que la publicité est un apport important au budget de fonctionnement des chaînes. La suppression de la « pub » sur les chaînes nationales va engendrer un accroissement de sa présence sur les chaînes privées (quelle aubaine !) et c’est bien pour cela que le Gouvernement envisage de leur imposer  une taxation qui abonderait le budget de la Télé nationale. Mais cette taxation ne remplacera pas, loin s’en faut, les sommes perdues par la non-diffusion des spots ( environ 800 millions d’euros). Comme par ailleurs non seulement on n’envisage pas d’économies dans le fonctionnement des chaînes nationales, et que, au contraire, on souhaite renforcer et améliorer les programmes, il va falloir trouver des fonds pour permettre à plus de 10000 salariés ( !) de travailler.

Les Gouvernements ne sont jamais à court d’idées dans ce domaine.

Et déjà on nous parle de taxes sur l’informatique et sur la téléphonie « portable ».

Compte tenu qu’un très grand nombre de citoyens possède un ordinateur et même plusieurs, qu’un nombre encore plus grand possède un téléphone portable, la solution pour lever des fonds est trouvée. Il suffit de taxer les fournisseurs d’accès à Internet  et les opérateurs de téléphonie. Bien évidemment, et c’est logique, ceux-ci vont s’empresser de répercuter sur leurs clients utilisateurs la « taxe » d’Etat qui leur sera demandée, à l’instar de l’Ecotaxe prélevée par les marchands d’électroménager, de Hi-Fi , d’informatique et de téléphonie.

La boucle est fermée. Ce n’est plus la « pub » qui paiera, ce sont les citoyens, téléspectateurs ou non, qui mettront une fois de plus la main à la poche, et ce, en plus de la Redevance pour ceux qui la payent. Encore un mauvais sort jeté au pouvoir d’achat.

La boucle est fermée ? Pas certain. Petit à petit, insidieusement, la « pub » reviendra, d’abord de façon « générique », publicité  sans marque (assurances, fonds de retraite, tourisme régional, etc…), puis un beau jour une grande firme obtiendra sans réelle difficulté et, en y mettant le prix, le droit de présenter un produit ou un service (constructeurs d’automobiles, compagnies aériennes, assureurs…) et les autres s’engouffreront dans la voie généreusement ouverte à nouveau.

Les citoyens continueront de payer les taxes, comme à l’habitude, et retrouveront sur leur petit écran (qui devient par ailleurs de plus en plus grand…) la PUB !!!

Un bon chasseur doit avoir un fusil à deux coups ; le Gouvernement, comme tous ceux qui l’ont précédé, le sait et s’en sert.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 16 Janvier 2008

 

La déception est à la hauteur de ce que fût l’espoir.

Evidemment nous n’avons pas cru que tout allait se résoudre d’un seul coup malgré le ton convainquant  employé par le candidat Sarkozy. On pouvait attendre, nous y étions habitués.

Après un départ en trombe, et, reconnaissons- le, avec un enthousiasme communicatif, nous avons cru au changement annoncé, à la prise en mains des problèmes récurrents des citoyens de ce pays : chômage, pouvoir d’achat, logement, santé, fiscalité…

Certes, le quinquennat ne fait que commencer et il est raisonnable d’attendre (encore une fois, nous en avons l’habitude). Ce qui est imprévu, ce sont les  propos du Président et la manière dont il entend poursuivre le changement tant espéré. On peut toujours éluder les problèmes quand on est dans l’impossibilité de les résoudre ; néanmoins les problèmes demeurent et même s’amplifient

Que vient faire dans la situation de notre pays la « politique de civilisation » ?

Est-ce bien le moment de philosopher ? Même Edgard MORIN n’en revient pas, paraît-il !

.On peut essayer de détourner l’attention du peuple avec faisant en sorte que les médias se focalisent sur la vie privée du « Chef », mais la ficelle est un peu grosse…

Nous avons l’impression désagréable d’être revenu aux périodes antérieures, celles des Présidents « discrets », mais avec des jets de poudre aux yeux, de la gesticulation et des pirouettes pour masquer les difficultés. Ce n’est pas cela qu’attendent les électeurs. Et que dire des membres du  Gouvernement, discrets, à la botte, spectateurs plus qu’acteurs, ménageant leurs arrières en pratiquant la langue de bois lorsqu’ils se permettent (ou qu’on leur permet) de parler.

Le Président gouverne…seul et, puisqu’il n’y a plus d’opposition valable, le sort des Français est entre les mains d’un seul homme.

Curieuse République regardée avec étonnement par les autres nations !

Souhaitons que dans ses épanchements philosophiques le Président ne s’avise pas de vouloir donner des leçons de démocratie au monde entier.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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