Publié le 30 Août 2016

LE DROIT ET LA LOI

L’affaire du burkini est un épiphénomène qui cache, pour un temps, une réalité toute autre. Les politiques s’en emparent par médias interposés et en rebattent les oreilles des citoyens. Nous sommes en période de campagne pré-électorale et ceci explique cela.

Cette réalité est cependant plus simple qu’il y parait. Il s’agit se savoir si oui ou non les musulmans nés en France, donc français, et ceux, étrangers, qui vivent dans l’hexagone, sont en capacité de s’adapter à notre société républicaine et laïque. Peuvent-ils, les musulmans, comprendre que les lois passent devant le fait religieux ? Le veulent-ils ? La démocratie et la laïcité peuvent-elle avoir un sens pour eux dès lors qu’elles sont au-dessus de toute religion, tout en les respectant ?

A priori, à voir ce qui se passe dans nos écoles, dans la rue, dans toute la sphère publique, on peut affirmer qu’il y a une incompréhension totale avec en plus une volonté de prosélytisme à peine dissimulée. C’est grave. Pire, plus on cherche l’assimilation pacifique, plus les incidents se multiplient. Tout se passe comme si cette communauté voulait imposer sa manière de vivre au reste de la population par provocations successives et ininterrompues, au mépris ou en bordure de la Loi.

Le gouvernement comme d’autres avant lui essaye de solutionner ce problème, complexe en apparence, en palabrant, en évoquant des mesures possibles en vue d’améliorer une intégration hypothétique, en proposant l’instauration de comités, de conseils et autres institutions pour amener les musulmans à penser et à vivre comme la majorité des gens de ce pays, à éviter le communautarisme plutôt que le combattre. Comme si nos gouvernants rechignaient à appliquer la Loi, tout simplement la Loi ou plus exactement les lois. Car elles existent les lois et en nombre ! Leur application résoudrait tous les problèmes que rencontre « le vivre ensemble ». Nul besoin de légiférer à nouveau sur tel problème ou sur tel autre. La République possède tout l’arsenal nécessaire pour faire entrer n’importe quel citoyen dans le droit établi. Evidemment, je parle du musulman ordinaire, croyant, et non pas des islamistes extrémistes contre lesquels d’autres mesures adaptées sont à envisager, mesures à mettre en œuvre en temps de guerre. Au fait, nous sommes bien en guerre …et il est bien tard pour agir, à l’intérieur du territoire ; les tragiques événements doivent faire disparaitre le temps des questions au profit de celui de l’action.

Il est impensable de renoncer à leur manière de vivre pour les Français, non musulmans, de notre pays, qu’ils soient chrétiens, juifs, pratiquants ou athées. L’arithmétique est là : 90% d’un côté 10% de l’autre. L’intégration ne peut se faire que dans un seul sens et de cela les politiques doivent en être conscients. Les déclarations vertueuses des uns et des autres n’y changeront rien .A défaut d’entendre ce que souhaite une grande majorité de citoyens établis de très longue date en France, les responsables actuels et ceux qui cherchent à les remplacer à la faveur des élections, prendraient le risque de déclencher des réactions qui, très vite, les dépasseraient..

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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Publié le 23 Août 2016

Nul n’est prophète en son pays, mais quand même !

Le 03 avril 2015 j’ai rédigé un billet « HISTOIRE DE LAIT » sur mon blog et constate avec une certaine satisfaction que j’avais vu juste. Aussi, je ne résiste pas à reproduire mon texte tout en me disant que ce n’était pas difficile de concevoir le les événements qui se déroulent ces jours-ci.

« - HISTOIRE DE LAIT

On a pu voir et entendre ces derniers jours à la télé et à la radio, des agriculteurs français se réjouissant de la disparition des quotas laitiers. Ils allaient enfin ( !) pouvoir produire plus donc gagner plus, investir, agrandir leurs exploitations, rivaliser avec leurs homologues des autres pays européens…C’est fait, les quotas laitiers sont supprimés dans l’U.E. depuis ce 1er Avril et ce n’est pas un poisson.

Ainsi donc le principe de régulation qui existait depuis une trentaine d’années disparait. Chaque agriculteur pourra produire autant de lait qu’il le souhaitera. Et après ?

Il est bon de se souvenir de l’une des bases de l’économie de marché :

-Plus une marchandise est produite en abondance, moins elle devient chère pour l’acheteur. Si malgré tout un producteur prétend vouloir maintenir les mêmes prix l’acheteur ira chercher ailleurs un prix inférieur à moins qu’un blocage du prix du produit soit décidé par l’ensemble des producteurs et obtenu. Cette dernière hypothèse est à écarter, les prix sont libres et la concurrence joue à plein dans les économies européenne et mondiale. A savoir ici que l’acheteur n’est pas celui qui boit le lait ou l’autre qui mange le beurre ou le fromage. Non. Il s’agit de celui qui achète au producteur pour revendre en l’état ou en transformant, suivi de près par l’intermédiaire (les centrales d’achat de la grande distribution, par exemple).

Sans aucun doute, devant une surproduction évidente, le prix du lait acheté au producteur va baisser. L’industrie agro-alimentaire, transformatrice, achètera au meilleur prix, en baisse. Et cela en France, en Europe et dans le monde entier.

Nous allons assister à différents scenarii.

-les petites exploitations agricoles, déjà étranglées par la surproduction (céréales, viande) et souvent fortement endettées ne pourront pas suivre. Elles abandonneront la production laitière en raison de la chute des prix du lait, Or, si on en croit certains agriculteurs, le lait leur permettait de survivre. Ils vont disparaitre ou devoir se reconvertir vite (oui, mais dans quoi ?). Le salut pourrait venir par le biais de l’exportation pour autant que les transformateurs (fromageries industrielles et petites entreprises locales dynamiques) privilégient le lait français en raison de sa qualité supérieure et le fassent savoir (appellations contrôlées, marques déposées, etc…) ou encore, en pratiquant la vente directe et le commerce de « niches ».

-les gros producteurs laitiers associés souvent à des transformateurs par l’intermédiaire de leurs coopératives, ont prévu depuis longtemps la suppression des quotas. On peut penser, par ailleurs, qu’ils ont poussé à leur disparition (le lobbying va bon train à Bruxelles). Ils sont équipés pour produire plus ; sauf que dans d’autres pays européens les exploitations laitières sont des véritables usines agricoles (Allemagne, Pays Bas, Danemark) qui produisent déjà beaucoup plus que les fermes classiques de l’hexagone. On se souvient du tollé généré par la ferme des « mille vaches » en Picardie. En la circonstance, c’est le seul moyen de tenir le coup dans un marché débridé.

.Quant au citoyen consommateur français il continuera de payer sa bouteille de lait français, son beurre et son fromage français aux mêmes prix. Il ne sera pas concerné. Les transformateurs, les intermédiaires et la grande distribution effaceront la baisse en augmentant leurs différentiels de marges. Toutefois il pourra se « résigner » à consommer allemand, hollandais ou danois, car ces produits déjà sur les étals des hyper et autres super vont afficher des prix bas pour concurrencer les produits « made in France ». C’est déjà le cas ; il suffit pour s’en convaincre de faire un tour chez un hard-discounter allemand, très bien implanté en France, distribuant de préférence laits, beurres et fromages étrangers.

On peut prédire, sans crainte de se tromper, que nous allons revoir prochainement le spectacle de citernes de lait déversées devant les Préfectures et des agriculteurs en colère réclamant des indemnités pour mévente de leur lait dont ils ne sauront plus quoi en faire. Dans un premier temps on mettra en stock (frigos), on écoulera tant bien que mal les stocks (beurre de « frigo », déjà vu…) Puis on subventionnera si l’Europe le permet ce qui n’est pas certain, et, enfin, on sollicitera de l’Europe le rétablissement des quotas. Question de temps. »

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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