LE SAUVEUR

Publié le 17 Septembre 2014

LE SAUVEUR

C’est étonnant, paradoxal, alors que la situation du pays est catastrophique et que la dette atteint des sommets, que la croissance est absente et le chômage toujours plus présent, les Français s’intéressent plus à la littérature de Valérie, à la théorie du genre et au retour de Nicolas, qu’aux affaires sensibles du pays. Effet de loupe sans doute ou encore abrutissement entretenu par les médias amenuisant ainsi les soucis quotidiens dus à la décrépitude de notre économie.

Parce qu’enfin notre actuel gouvernement ne fait rien tout comme n’ont rien fait ceux qui l’ont précédé pour sortir le pays du gouffre dans lequel il s’enfonce.

Tout un chacun connait en gros et souvent en détail les remèdes pour stopper la dégringolade dans un premier temps et remonter la pente ensuite. Tout se passe comme si on ne voulait pas entendre la voix de la raison. Bien entendu cette surdité, factice, fait le jeu des élites de la politique qui nous gouvernent lesquelles élites ont un seul désir, un seul but, conserver les privilèges que leur accorde leur position actuelle. La France, oui ! Mon job d’abord !

Et cependant il va falloir en arriver, très vite, à opérer un retournement complet de nos habitudes en matière de travail, de social, de fiscalité. Ces bouleversements ne peuvent pas être réalisés par des politiciens. Il est terminé le temps où un ministre de l’agriculture devenait ministre de l’éducation nationale dans le cadre d’un remaniement, où, un député ou un sénateur se voyaient attribuer un portefeuille non pas en raison de leurs capacités mais par le biais d’un copinage politicien. Le pays ne manque pas de « têtes » bien faites, déjà rodées à l’exercice de responsabilités dans des domaines bien précis, ciblés. Chassons l’idée que ces personnages compétents préféreraient rester dans le « privé » plutôt que de s’attaquer aux problèmes cruciaux de la nation. Le sens du devoir existe encore, comme il existe, heureusement, chez les grands commis de l’Etat, anonymes, remplissant leurs fonctions en dépit des pirouettes de la gente politique avec ses décisions farfelues mais devant laquelle ils sont obligés de s’incliner.

Le hic, parce que il y en a un, est que ces techniciens n’appartiennent pas à la mouvance politique, qu’ils sont trop souvent inconnus du grand public, qu’ils n’apparaissent pas sur nos écrans. Et cela effraye.

Alors, on s’en remettra demain aux mêmes individus que tout un chacun connait, ceux qui s’agitent, qui moulinent, qui paradent en déclamant des phrases creuses, qui parcourent les marchés le dimanche matin en serrant des mains.

On en revient toujours à la même conclusion. Le changement (enfin !) ne pourra naître que si un homme ayant une notoriété indiscutable et un savoir-faire reconnu prenne en mains la direction du pays, désignant pour gouverner non pas des politiciens, nous n’avons plus besoin de marionnettes, mais des hommes et des femmes compétents et responsables.

Cet homme il nous faut le chercher comme, selon la légende, Diogène le faisait en allumant sa lampe en plein midi. En ce qui nous concerne ouvrons simplement nos yeux et nos oreilles.

image Wikipédia

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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