CHERCHEURS...D'EURO.

Publié le 18 Septembre 2014

Le Gouvernement, aux abois, cherche sans succès jusqu’à maintenant, comment faire pour trouver à la fois de l’argent et comment redistribuer cet argent qu’il n’arrive pas à trouver ! La quadrature du cercle en vérité.

Alors on cogite. Les solutions fusent car nos technocrates-énarques ne manquent pas d’idées. A savoir si ce sont de bonnes idées c’est là toute la question.

Entre autres, pour redonner du pouvoir d’achat aux citoyens, on veut dérèglementer certaines professions en mettant en avant un motif choc : les prix pratiqués par ces professionnels, lesquels prix baisseraient du fait de la concurrence. Soyons sérieux. On ne fréquente pas les études notariales tous les jours et on évite autant que faire se peut la visite de l’huissier. Libérer l’exercice de ces professions au prétexte de donner plus de pouvoir d’achat n’est que poudre aux yeux.

Si l’Etat souhaite dérèglementer la profession de taxi, il le peut sans devoir tergiverser. Il suffit d’un Décret. Encore faut-il avoir le courage d’affronter les manifestations et la grève des professionnels en place. Gageons que si grève il y avait, elle ne durerait pas longtemps ; il faut bien vivre, donc travailler. Et il en va de même pour d’autres corporations érigées en niches. Reste à savoir si leurs activités influent vraiment sur le pouvoir d’achat et la vie de tous les jours de nos concitoyens

Et pourquoi ne pas réduire le coût exorbitant de la santé dans beaucoup de domaines tels que les soins dentaires, l’optique…domaines où les professionnels engrangent des revenus substantiels avec bonne conscience puisque la Sécurité Sociale et les Mutuelles remboursent (plus ou moins). Et encore les laboratoires pharmaceutiques, dont les bénéfices font des gros titres dans la presse…de la finance, aidés par leurs bienveillants complices, les pharmaciens. Là encore il n’est pas nécessaire de dérèglementer, simplement obliger, imposer, et soyons certains que cela n’entrainera aucune fermeture de cabinets ou d’officine. Leurs bénéfices seront moindres, c’est tout.

Je ne parlerai pas de la grande distribution car ce serait enfoncer une porte ouverte. C’est probablement dans ce secteur où un gouvernement volontaire aurait le plus de chances de redonner du pouvoir d’achat aux citoyens par un bon blocage des prix à la consommation. Qui va oser ?

En définitive, tout se résume à avoir la volonté d’agir. Légiférer encore et toujours bride l’action. Certes nous sommes en démocratie et le Parlement, avec ses deux Chambres, est là pour discuter des lois et les promulguer. Mais , dans certains cas ou à un certain moment, il peut être indispensable d’aller plus vite. C’est à l’exécutif que revient le devoir de trancher. Il sait parfaitement le faire dans le domaine des impôts, sans prendre l’avis de quiconque.

Cet après-midi, le Président va nous parler. Il va surement évoquer le pouvoir d’achat. Et s’il nous disait avoir pris une décision favorable pour l’augmenter, quelle heureuse surprise !

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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