URGENCE

Publié le 9 Septembre 2014

URGENCE

Sommes-nous conscients de la décrépitude dans laquelle nous sommes ?

Where are you going ? me demandait un ami américain effaré et amusé, à la fin de la semaine dernière. Impossible de lui donner une réponse tant le crépuscule envahit le pays.

Nous vivons une déroute politique cela ne fait aucun doute, déroute agrémentée d’un mélo élyséen qui n’aurait jamais dû exister si les « acteurs » avaient eu un minimum de respect pour la fonction présidentielle. Déroute accentuée par des fraudeurs de tout bord, falsifiant, maquillant sans honte des comptes ou des déclarations, toutes fautes qui entraineraient le citoyen ordinaire en prison.

Gouverner c’est prévoir. Forte de cet axiome, et en l’absence de prévision ou d’actions adéquates pour sortir le pays de l’ornière, la vérité tombe sans fioriture : nous ne sommes plus gouvernés au sens politique du terme. La gauche sombre, le centre balbutie en oscillant comme à son habitude et la droite essaye de marcher en boitant. Restent les extrêmes. A gauche-gauche, inexistant. A droite-droite c’est une autre affaire. Un essai est tentant ; mais la structure n’y est pas. Certains y pensent vraiment, mais les Français y réfléchiraient avant de se lancer dans l’aventure.

Allons-nous vers une dissolution de l’Assemblée ? Solution tout à fait envisageable, et après ? Quels candidats vont se présenter aux suffrages des Français ? Les mêmes qui seront sortis un mois plus tôt et ceux qui y étaient avant mai 2012 et qui voudraient bien y revenir. Certes la majorité aura une nouvelle couleur. La couleur de ceux qui ont gouverné le pays durant vingt ans avant la gouvernance en place et qui ont largement contribué au désastre actuel. Seulement voilà ; nous avons la mémoire courte et nous sommes toujours avaleurs de promesses.

Un référendum aurait le même résultat à savoir un retour devant les électeurs de tous ceux que nous souhaitons ne plus y voir.

Une démission du Président ? Tout à fait possible, cela ne dépend que de lui. Devant son impopularité il devrait partir. Question de dignité. A croire que cela n’existe pas dans le monde de la politique.

On en revient à la même question : Et après ? Une refonte totale de nos institutions serait envisageable, mais le temps nous presse et il est urgent de réagir. Comment ? Si quelqu’un avait la solution, la vraie, il est probable que nous le saurions déjà.

Reste l’espoir en l’arrivée de l’homme providentiel, avec ou sans étoiles, sachant se servir d’un balai et animé du seul désir de remettre le pays en ordre de marche à l’intérieur de ses frontières, un homme qui saurait s’imposer en maitre devant une Europe technocratique, trop envahissante, trop germanique peut-être. Un homme capable de réanimer le sentiment national sans tomber dans la démagogie à bon marché, dans le populisme stérile. Et surtout un homme intègre, voire désintéressé, mettant sous le boisseau son ambition personnelle et ne scrutant pas sa prochaine réélection à l’inverse de tous ces politicards envahissant sans scrupules nos écrans avec des allures bonhommes de faussaires.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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