philo et gesticulation

Publié le 16 Janvier 2008

 

La déception est à la hauteur de ce que fût l’espoir.

Evidemment nous n’avons pas cru que tout allait se résoudre d’un seul coup malgré le ton convainquant  employé par le candidat Sarkozy. On pouvait attendre, nous y étions habitués.

Après un départ en trombe, et, reconnaissons- le, avec un enthousiasme communicatif, nous avons cru au changement annoncé, à la prise en mains des problèmes récurrents des citoyens de ce pays : chômage, pouvoir d’achat, logement, santé, fiscalité…

Certes, le quinquennat ne fait que commencer et il est raisonnable d’attendre (encore une fois, nous en avons l’habitude). Ce qui est imprévu, ce sont les  propos du Président et la manière dont il entend poursuivre le changement tant espéré. On peut toujours éluder les problèmes quand on est dans l’impossibilité de les résoudre ; néanmoins les problèmes demeurent et même s’amplifient

Que vient faire dans la situation de notre pays la « politique de civilisation » ?

Est-ce bien le moment de philosopher ? Même Edgard MORIN n’en revient pas, paraît-il !

.On peut essayer de détourner l’attention du peuple avec faisant en sorte que les médias se focalisent sur la vie privée du « Chef », mais la ficelle est un peu grosse…

Nous avons l’impression désagréable d’être revenu aux périodes antérieures, celles des Présidents « discrets », mais avec des jets de poudre aux yeux, de la gesticulation et des pirouettes pour masquer les difficultés. Ce n’est pas cela qu’attendent les électeurs. Et que dire des membres du  Gouvernement, discrets, à la botte, spectateurs plus qu’acteurs, ménageant leurs arrières en pratiquant la langue de bois lorsqu’ils se permettent (ou qu’on leur permet) de parler.

Le Président gouverne…seul et, puisqu’il n’y a plus d’opposition valable, le sort des Français est entre les mains d’un seul homme.

Curieuse République regardée avec étonnement par les autres nations !

Souhaitons que dans ses épanchements philosophiques le Président ne s’avise pas de vouloir donner des leçons de démocratie au monde entier.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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