Publié le 23 Août 2016

Nul n’est prophète en son pays, mais quand même !

Le 03 avril 2015 j’ai rédigé un billet « HISTOIRE DE LAIT » sur mon blog et constate avec une certaine satisfaction que j’avais vu juste. Aussi, je ne résiste pas à reproduire mon texte tout en me disant que ce n’était pas difficile de concevoir le les événements qui se déroulent ces jours-ci.

« - HISTOIRE DE LAIT

On a pu voir et entendre ces derniers jours à la télé et à la radio, des agriculteurs français se réjouissant de la disparition des quotas laitiers. Ils allaient enfin ( !) pouvoir produire plus donc gagner plus, investir, agrandir leurs exploitations, rivaliser avec leurs homologues des autres pays européens…C’est fait, les quotas laitiers sont supprimés dans l’U.E. depuis ce 1er Avril et ce n’est pas un poisson.

Ainsi donc le principe de régulation qui existait depuis une trentaine d’années disparait. Chaque agriculteur pourra produire autant de lait qu’il le souhaitera. Et après ?

Il est bon de se souvenir de l’une des bases de l’économie de marché :

-Plus une marchandise est produite en abondance, moins elle devient chère pour l’acheteur. Si malgré tout un producteur prétend vouloir maintenir les mêmes prix l’acheteur ira chercher ailleurs un prix inférieur à moins qu’un blocage du prix du produit soit décidé par l’ensemble des producteurs et obtenu. Cette dernière hypothèse est à écarter, les prix sont libres et la concurrence joue à plein dans les économies européenne et mondiale. A savoir ici que l’acheteur n’est pas celui qui boit le lait ou l’autre qui mange le beurre ou le fromage. Non. Il s’agit de celui qui achète au producteur pour revendre en l’état ou en transformant, suivi de près par l’intermédiaire (les centrales d’achat de la grande distribution, par exemple).

Sans aucun doute, devant une surproduction évidente, le prix du lait acheté au producteur va baisser. L’industrie agro-alimentaire, transformatrice, achètera au meilleur prix, en baisse. Et cela en France, en Europe et dans le monde entier.

Nous allons assister à différents scenarii.

-les petites exploitations agricoles, déjà étranglées par la surproduction (céréales, viande) et souvent fortement endettées ne pourront pas suivre. Elles abandonneront la production laitière en raison de la chute des prix du lait, Or, si on en croit certains agriculteurs, le lait leur permettait de survivre. Ils vont disparaitre ou devoir se reconvertir vite (oui, mais dans quoi ?). Le salut pourrait venir par le biais de l’exportation pour autant que les transformateurs (fromageries industrielles et petites entreprises locales dynamiques) privilégient le lait français en raison de sa qualité supérieure et le fassent savoir (appellations contrôlées, marques déposées, etc…) ou encore, en pratiquant la vente directe et le commerce de « niches ».

-les gros producteurs laitiers associés souvent à des transformateurs par l’intermédiaire de leurs coopératives, ont prévu depuis longtemps la suppression des quotas. On peut penser, par ailleurs, qu’ils ont poussé à leur disparition (le lobbying va bon train à Bruxelles). Ils sont équipés pour produire plus ; sauf que dans d’autres pays européens les exploitations laitières sont des véritables usines agricoles (Allemagne, Pays Bas, Danemark) qui produisent déjà beaucoup plus que les fermes classiques de l’hexagone. On se souvient du tollé généré par la ferme des « mille vaches » en Picardie. En la circonstance, c’est le seul moyen de tenir le coup dans un marché débridé.

.Quant au citoyen consommateur français il continuera de payer sa bouteille de lait français, son beurre et son fromage français aux mêmes prix. Il ne sera pas concerné. Les transformateurs, les intermédiaires et la grande distribution effaceront la baisse en augmentant leurs différentiels de marges. Toutefois il pourra se « résigner » à consommer allemand, hollandais ou danois, car ces produits déjà sur les étals des hyper et autres super vont afficher des prix bas pour concurrencer les produits « made in France ». C’est déjà le cas ; il suffit pour s’en convaincre de faire un tour chez un hard-discounter allemand, très bien implanté en France, distribuant de préférence laits, beurres et fromages étrangers.

On peut prédire, sans crainte de se tromper, que nous allons revoir prochainement le spectacle de citernes de lait déversées devant les Préfectures et des agriculteurs en colère réclamant des indemnités pour mévente de leur lait dont ils ne sauront plus quoi en faire. Dans un premier temps on mettra en stock (frigos), on écoulera tant bien que mal les stocks (beurre de « frigo », déjà vu…) Puis on subventionnera si l’Europe le permet ce qui n’est pas certain, et, enfin, on sollicitera de l’Europe le rétablissement des quotas. Question de temps. »

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 8 Juin 2016

Ayant atteint un âge respectable à défaut d’être respecté, c’est une autre histoire, je m’aperçois que la vie ordinaire n’est qu’une succession d’évènements qui se répètent à intervalles plus ou moins réguliers. Le privilège de l’âge c’est peut-être d’avoir déjà vécu des évènements semblables et de se souvenir de leurs conséquences.

En ce premier semestre qui s’achève les faits se chevauchent à en donner le tournis. Aux situations extrêmes comme le sont les inondations se mêlent des grèves dont certaines semblent incompréhensibles comme celles, à répétition, des employés de la SNCF. Que veulent exactement ces gens là ? C’est simple à première vue, plus d’argent et moins de travail. Si c’est vraiment cela, alors il n’y a rien de nouveau. Je l’aurai toujours vu (et subi) et bien compris.

Les autres grévistes, ils veulent quoi ? L’effacement d’une loi réformatrice qui remettrait en cause les « droits des travailleurs ». Ont-ils bien lu ladite loi ? Pas certain. Mais d’autres l’ont lue pour eux et on peut leur faire confiance. S’ils disent qu’il faut renverser la table, alors, allons-y ! Et les patrons, que disent-ils ? Je pensais qu’ils allaient réagir en force, en fermant les entreprises par exemple, en menaçant de délocaliser de plus bel. Non, c’est le silence habituel. Après tout, ils ont peut-être raison, les patrons. Ils peuvent attendre et, à la longue, la fatigue et l’irritation de la gorge des braillards vont ramener ces derniers à l’établi. Question de temps, c’est la routine et je l’ai vécue bien des fois. Tout va s’arranger et rentrer dans l’ordre pour profiter des vacances. Après la grève, la trêve. On reprendra cela en septembre après un repos bien mérité.

La compétition européenne de ballon rond débute à la fin de la semaine. Les organisateurs et les forces de l’ordre sont dans l’angoisse et il y a de quoi. En plus des menaces de persistance des grèves il y a le danger latent du terrorisme. Je parle du vrai, celui qui a touché gravement le pays l’an dernier. Parce qu’en supplément il y a les « manifs », terrorisme indigène, ces évènements reproductibles où on voit les pauvres casseurs être les victimes de sauvages en uniforme. La haine du flic c’est du déjà vu. Le fait nouveau est que nos autorités semblent être plus attachées à la santé des contrevenants qu’à celle des sergents de ville et autres gendarmes. Cela je ne le comprends pas. Question d’âge sans doute. C’est vrai que l’âge me joue des tours. Ainsi, je n’arrive pas à saisir ce qui amène des gens à se réunir sur une place et passer la « Nuit Debout » en jacassant avec des envolées grandiloquentes empreintes d’une philosophie à quatre sous et pour en arriver où ? Il y a quelque chose qui m’échappe et à en juger par les éditoriaux des commentateurs « avertis », la finalité de ces assemblées nocturnes s’estompe dans le flou.

Enfin et pour clore n’oublions pas dans ce tourbillon d’agitations le branle-bas de nos politiciens en vue de l’évènement majeur du printemps prochain, les élections. Écoutez-les, regardez les bien. Ce sont des chasseurs à l’affût. Chasseurs de voix, les vôtres. Bonimenteurs de foire pour conserver leurs privilèges et en acquérir de nouveaux si cela était encore possible. Tout n’est que la répétition d’un spectacle déjà vu ; à en devenir lassant.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 8 Juin 2016

Essayons d’y voir plus clair.

Le fameux Article 2 de la loi Travail est la source de tous les ennuis que nous subissons, de cette dégradation dont le pays n’avait vraiment pas besoin.

Objectivement, en lisant bien le texte, il est indéniable que cet article favorise le patronat au détriment du salarié en prévoyant des aménagements tant dans la durée du temps de travail et les congés que dans la rémunération des heures supplémentaires entre autres. Toutes choses qui jusqu’à maintenant sont encadrées par les accords de branche et qui seraient subordonnées par des « accords d’entreprise » avec la nouvelle loi. La hiérarchie des normes est donc bien inversée. Seule la Loi qui régit le Code du Travail serait au-dessus des accords d’entreprise.

Il n’est pas nécessaire d’aller plus avant en décortiquant le reste. L’épicentre du cataclysme c’est bien le contenu de cet Article 2 et le passage en force (49/3) à l’Assemblée n’a rien arrangé.

Dans ce bouleversement, car cela en est un, les syndicats très à gauche ont parfaitement vu que leur influence, néfaste ou pas, allait être considérablement amoindrie. Evidemment, ils n’expriment pas leur crainte de cette manière. Ils disent que les nouvelles dispositions fragilisent les salariés et aboutissent à du chantage à l'emploi. A l’inverse, le patronat prétend que cette disposition permettra de créer plus de souplesse en encourageant le dialogue social dans une entreprise et, en lui permettant de mieux s'adapter à son environnement, d’embaucher. Chacun y va à coup de déclarations encore que celles du patronat sont nettement plus discrètes et on comprend pourquoi.

Pourquoi ? Parce que la nouvelle loi Travail ,soutenue par le MEDEF et autres organisations patronales, grâce « à la souplesse » permettra aux chefs d’entreprises d’être plus maitres chez eux en évinçant les syndicats néfastes, en dialoguant directement avec leurs salariés avec la complicité de syndicats plus complaisants, moins ultra, plus sages ; mais cela ne se dit pas, pas encore ! Quant à créer des emplois…On verra plus tard !

Nos gouvernants sont bien embarrassés. Ils ont cru bien faire en promulguant la loi Travail. Notre piètre économie demande une réforme profonde certes, mais certainement pas dans la précipitation ni sous la pression d’un MEDEF aussi prompt à se déclarer pourvoyeur d’emplois qu’à se désengager si quelques articles de la nouvelle loi ne lui convenaient pas.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 8 Juin 2016

INSTANTANÉ

http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20160531.OBS1564/la-twitteuse-de-tf1-star-du-match-france-cameroun-clouee-au-pilori.html

Je lis très régulièrement la newsletter de l’Obs. Selon moi elle est une vitrine bien faite sur l’actualité quotidienne, au plus près, avec la possibilité de retours en arrière que j’apprécie.

Je suis tombé en arrêt, et aussi du haut de ma chaise, en parcourant l’article sur la « twitteuse de TF1, star du match France – Cameroun…. ». ! (Voir le lien ci-avant).

Comment peut-on s’intéresser à de telles âneries ? Où veut-on en venir ?

Un match de football est généralement commenté par des professionnels du journalisme. C’est un métier qui ne s’improvise pas. A la télé on regarde l’image et on écoute les commentaires et jusqu’à maintenant j’ai toujours pensé que c’était la norme. Or, il apparait que ce ne serait plus suffisant. Il faut une sorte de voix « off », une voix écrite, qui apporte illico son point de vue, sur le champ, tout de suite. Et quel point de vue ! Misère ! Si j’ai bien compris, ce qui n’est pas certain, il est de bon ton de regarder la télé, d’écouter, et, de lire le «tweet » sur son portable, tout cela en même temps.

C’est cela les « réseaux sociaux » ? L’instantané, l’immédiat, dans la foulée, sans réflexion aucune (le temps presse). Je me félicite de n’avoir aucun compte dans ces engeances et de ne pas succomber à une mode qui me semble absurde. A vrai dire je ne sais même pas comment ça marche ces foutus messages et cela ne m’empêche pas de dormir.

Au fait, n’est-ce pas un « tweet » qui avait rendu Ségolène malheureuse et surtout l’avait privée d’un siège aux législatives de 2012 ?

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 8 Juin 2016

PRATIQUE

Il faut rester « pratique ».

Nous voulons sortir, on choisit le spectacle dans les magazines et les revues dédiées.

Pour un dépannage on consulte un annuaire espérant bien y trouver le spécialiste sauveur.

Pour voyager nous parcourons les brochures des agences, les horaires des trains ou ceux des avions.

Il existe un allié indispensable pour ces recherches, c’est internet. Tout est à « portée de clavier », pour autant bien sur qu’il y ait du courant.

C’est justement pour me renseigner sur un horaire que je parcours la toile en cette fin de matinée. Informé, étant donnée la période mouvementée, je me doutais bien devoir rencontrer des obstacles en l’occurrence les GRÈVES. Et bien, j’ai trouvé un site que je ne connaissais pas, fort bien fait, détaillé à souhait et venant très à propos.

Il s’agit de : http://www.cestlagreve.fr/

Je le conseille vivement à tous. C’est un outil indispensable non seulement pour sortir, voyager, mais aussi pour savoir si la poubelle mise sur le trottoir sera ramassée, si le gamin pourra manger à la cantine ou encore si le livre commandé vous parviendra…La liste est longue et la mise à jour est assurée.

Compte tenu de la situation il est probable que les initiateurs de ce site auront du grain à moudre pour un certain temps.

En attendant, n’oubliez pas de faire le plein dans le réservoir de l’auto ! Le « martinet » s’agite entre les stands de merguez et les ballons rouges ; ce n’est pas de bon augure.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 7 Mai 2016

SHOKING ??

On en parle. C’est l’actu du jour.

Nos voisins et néanmoins amis (ou l’inverse) ont porté à la tête de la plus grande ville du monde occidental un musulman. C’est bien la preuve qu’ils ne font rien comme tout le monde mais c’est aussi la démonstration d’une société, la leur, qui ne reste pas figée dans des habitudes ou dans des à-priori. Parce qu’enfin il a l’air bien le nouveau maire, certainement moins excité que le « former ». Les anglais de Londres ont choisi.

A l’instar des londoniens il est possible que les autres sujets de Sa Majesté se prennent soudain de l’irrésistible envie de vivre encore plus avec des gens venus d’ailleurs, des gens différents, de religions diverses. Il est même possible qu’ils demandent à leurs autorités d’accepter rapidement tous ces pauvres errants qui vivent en bordure du Channel, de l’autre côté, en France par exemple et à Calais en particulier. Tous ces réfugiés ou migrants dont le seul espoir est de vivre dans la douce Albion et qui verraient ainsi leur désir exhaussé. Sans aucun doute nous autres Français n’y verrions pas d’inconvénient et serions près à favoriser le transfert.

C’est cela l’Entente Cordiale.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 12 Mars 2016

INTRUSION

On s’en doutait bien un peu mais certains refusaient de l’admettre emportés par un élan de compassion en voyant les images de ces femmes et de ces enfants trottinant avec peine derrière les hommes, dans le froid, dans la boue, dans l’eau. Dans ces foules marchant et marchant encore le long des voies ferrées et marchant toujours jusqu’aux barbelés des frontières, certains (les mêmes) ne voulaient voir que des malheureux fuyant les bombes et la mitraille.

Cependant en réfléchissant quelque peu, il semblait évident que dans ces hordes, déferlant en dehors de tout contrôle sérieux, pouvaient aisément se glisser des individus animés par d’autres préoccupations, se livrer au terrorisme par exemple.

Plus encore, on apprend qu’un grand nombre de « migrants » sont munis de faux passeports, pas si faux que cela par ailleurs car établis sur des supports parfaitement vrais, butins de guerre de l’Etat Islamique. L’intrusion en Occident devient aisée, voire facile.

Alors la réalité nous éclate en pleine face. L’Europe, dépourvue de frontières, ouvre la porte aux terroristes lesquels connaissent parfaitement les pays où ils doivent se rendre pour intégrer les cellules déjà installées. Ils y trouvent refuge, assistance, alliés et des armes, bien entendu, pour des actions à venir dès que l’ordre sera donné. Ils pourront même, si telle était leur « mission », embrigader de jeunes recrues parmi les populations « accueillantes. Ces scenarii ne sont pas de la fiction.

La vigilance s’impose à nous plus que jamais. Malheureusement dans notre pays comme dans d’autres, européens, et malgré les attentats subis, on trouve encore des citoyens incrédules critiquant les mesures de sécurité, les mesures d’urgence, prises par les gouvernements au prétexte d’atteinte à la liberté alors qu’on nous dit que le djiadisme progresse. Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui décide de ne pas voir.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 4 Février 2016

CARNAVAL

Impensable voici quelques années, l’Allemagne, la grande Allemagne, premier pays de l’Europe, se croit obligée, au moyen de brochures éditées en plusieurs langues, de devoir expliquer aux migrants que ses fêtes populaires relèvent de la tradition.

Ce sont plus que des explications, ce sont des excuses. Oui, l’Allemagne s’excuse auprès des gens venus d’ailleurs, pour les festivités qui ont lieu sur son territoire, en l’occurrence le carnaval de Cologne. Parce que lors de ces fêtes traditionnelles on boit (beaucoup), on chante, on danse, c’est bruyant, c’est coloré. Les déguisements sont de coutume, souvent outranciers, à la plus grande joie des participants et des spectateurs.

Seulement voilà, toute cette ambiance joyeuse risque de déplaire aux nouveaux « arrivants », ceux pour qui la musique, l’alcool et les filles court-vêtues sont autant d’offenses à leur mode de vie imprégné de religiosité. Ils ne sont pas chez eux…

Qu’importe ! Ils sont arrivés là et tout le monde doit se plier à ce qu’ils croient être le modèle , la vie comme « là-bas » !

L’Allemagne, ou, pour le moins la ville de Cologne, capitule. Des voix se font entendre et commencent à siffler aux oreilles de la Chancelière.

On en arrive outre-Rhin, comme chez nous, à douter sérieusement de la possibilité de vivre ensemble. Les agressions sexuelles de la Saint-Sylvestre, à Cologne, semblent bien avoir ébranlé la tolérance bienveillante de nos cousins Germains.

Non, messieurs les migrants ; les Gretchens, même en jupes très courtes ne sont pas soumises à vos trop- pleins de testostérone. Elles ne sont pas soumises, tout simplement.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 28 Janvier 2016

PRINCIPES  et….AFFAIRES !

Nous, le peuple des Droits de l’Homme et des Lumières, nous qui clamons bien haut notre attachement à la laïcité, nous encore qui sommes pour l’égalité entre hommes et femmes, nous qui sommes prêts à pourfendre ceux qui ne partagent pas notre mode de vie, notre civilisation judéo-chrétienne, et bien, nous gommons tout cela pour faire des « affaires ». Le Président Hassan Rohani est reçu avec les honneurs dus à son rang. Certes il n’est pas le « chef suprême » de la République Islamique d’Iran, car comme dans tous ces états le religieux prévaut sur tout, les ayatollahs sont les vrais dirigeants. Mais le Président Iranien est investi de certains pouvoirs et entre autres, celui de faire des affaires avec les mécréants. En cela, il transige bien évidemment les principes de l’Islam mais les affaires sont les affaires et sur ce point il y a entente entre son pays, demandeur, et les occidentaux vendeurs. Bien entendu, le Président iranien ne visitera pas nos musées – il y a des femmes trop peu vêtues sur les murs- on ne l’invitera pas à un dîner ou alors les convives devraient se restreindre à boire de l’eau pour satisfaire l’invité (un comble chez nous !). On évitera de le présenter à des femmes, le serrement de mains avec les personnes du sexe lui est interdit. Et oui, nous irons jusque là pour lui vendre ce qui manque à son pays et cela sans honte à l’instar de ce que font nos partenaires européens.

Ce ne sera pas la première fois que nous dérogerons à nos glorieux principes. Cela devient une habitude puisque nous commerçons déjà avec les Etats du Golfe, avec la Chine, avec d’autres encore, dictatures impitoyables, et, nous sommes bien obligés de faire des courbettes et autres contorsions devant les bourreaux si nous voulons vendre nos Airbus, nos TGV, nos automobiles et…nos Rafales !

Alors pourquoi ce tapage pour la visite du Président perse ? Parce que les nouvelles vont vite et que les anecdotes font la une des médias. Pensez donc, les Italiens ont recouvert pudiquement les statues ornant leurs palais pour ne pas choquer le Président Iranien et certaines dames se sont voilées pour ne pas le gêner.

Il y a du bon dans tout ce remue-ménage . C’est de nous rappeler l’énorme différence qui existe entre les démocraties occidentales dont nous faisons partie et les régimes totalitaires, islamiques de surcroît et où la charia s’applique dans toute sa rigueur. Ce constat ne date pas d’hier puisque Montesquieu dans ses Lettres Persanes en parlait déjà par le biais de l’étonnement de deux Persans en villégiature dans notre pays au Siècle des Lumières. Comme quoi les idées et les mœurs ne changent pas vite dès lors que la pensée et l’action sont bridées par le religieux.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 23 Janvier 2016

D’un côté 5 millions (en gros…) d’assistés comprenant des chômeurs, des chercheurs d’emplois, des gens en formation, des employés « aidés » dans des secteurs subventionnés hautement improductifs. De l’autre côté des « chanceux » qui travaillent dans le privé ou dans la fonction publique, et qui, par la charge fiscale croissante déguisée entre impôts et taxes diverses, contribuent à soutenir une économie chancelante. Au milieu, un gouvernement qui gesticule, ne sachant plus s’il faut écouter les syndicats patronaux qui pleurent ou les syndicats de travailleurs qui menacent. Et cela persiste et dure encore avec à chaque fois des rallonges budgétaires injectées pour soutenir, favoriser, relancer…quoi ?
Existe-t-il une solution ? Les spécialistes de tous bords qui en discutent nous abreuvent de comparaisons entre ce qui se fait ailleurs et ce que nous ne faisons pas, entre ce que nous hésitons à faire et que nous serons amenés à faire peut-être, et cela, dans le cadre de l’Europe c’est-à dire en respectant nos engagements. La tâche déjà ardue va s’avérer insurmontable à court terme.
Nous ne manquons pas de main-d’œuvre, mais elle ne serait pas ou insuffisamment formée. Pourquoi aura-t-il fallu plus d’un quart de siècle pour s’en apercevoir ? Encore une preuve de l’incapacité dans laquelle se trouvent nos gouvernants de tout bord pour… gouverner !!! Ce n’est pas d’aujourd’hui que certains secteurs d’activité se plaignent de ne pas trouver le personnel qu’ils recherchent. Il fût une période durant laquelle la main-d’œuvre manquante a été remplacée par les immigrés, solution commode mais génératrice d’autres maux sur lesquels il n’est point nécessaire de s’étendre. En employant des gens venus d’ailleurs on ne résolvait pas le problème du chômage local, au contraire. Mais c’était la facilité.
Les économistes nous disent que nous produisons à coûts trop élevés pour pouvoir exporter, refrain connu et repris par les syndicats patronaux. C’est évident, et on met en avant le coût du travail alourdi par les charges sociales dont doivent s’acquitter les entrepreneurs. Il faudrait donc diminuer ces dernières mais sans toucher à la protection sociale ni aux avantages acquis et encore moins au pouvoir d’achat. C’est vouloir résoudre la quadrature du cercle. Il va bien falloir faire des choix, douloureux, dans l’urgence. Quant à la croissance, nos grands financiers et autres grands patrons d’industrie ils la font progresser ailleurs, au mieux de leurs intérêts bien compris, et cela, malgré les incitations financières d’un Etat aux abois avec un MEDEF à ses trousses.
Alors, de discours en proclamations, de plans en pactes, on s’agite pour donner au peuple l’impression qu’on va enfin agir, vite, bientôt, ou…un jour. Pendant ce temps la situation de l’emploi continue de se dégrader et l’économie du pays boite de plus en plus. Le jour est proche où les béquilles ne suffiront plus et ou les discours politiciens ne feront plus illusion. A quand le sauveur ?

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT