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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 15:26

 

 

Tous les médias sont unanimes : La France va vers la faillite, nous allons droit dans le mur, nous sommes au bord du gouffre. Et bien ils se trompent. La France EST en faillite et elle Est dans le gouffre.

En se référant aux nombreux chiffres de la dette et des intérêts qui courent, des emprunts à répétition insuffisants pour combler à la fois la dette et redémarrer l’économie, emprunts qui payent juste lesdits intérêts et qui vont devenir de plus en plus onéreux, on peut dire que l’Etat en est réduit à faire de la « cavalerie ».

La France et les Français tombent de haut. Comment en sommes-nous arrivés à cette extrémité ? L’Histoire le dira. Mais la question n’est plus celle-là. La vraie interrogation est : Comment s’en sortir ? Quitter l’Europe et renoncer à l’euro ?Fermer nos frontières ? Ou encore essayer de s’en sortir par des sursauts de l’intérieur ?

Comme Diogène avec sa lanterne il nous faut rechercher sinon l’homme-providence mais plutôt les praticiens capables d’établir à la fois un diagnostic, un vrai, sans fioriture, et un remède à la hauteur du mal. Et ce n’est pas dans les équipes actuelles qui nous gouvernent ou dans les équipes qui voudraient bien prendre la gouvernance, que nous trouverons le ou les sauveurs.

Jadis, devant la « Patrie en danger », des hommes ont réussi « l’union sacrée »,le rassemblement créateur d’énergie. A défaut d’avoir tout de suite (et c’est urgent !) le ou les hommes providentiels qui nous manquent tant, nous pouvons esquisser les voies à suivre. Ce sont des chemins de simple bon sens.

Pas de dogmes superficiels, pas de sensibleries démagogiques, pas de slogans racoleurs, plus d’emblèmes dépassés. A maladie grave remèdes sévères tout bonnement. Nous savons que les remèdes durs engendrent des effets secondaires désagréables. Ou bien on se soigne en espérant guérir ou bien on laisse aller et on crève. Nous n’avons plus d'autres choix.

 

Alors les remèdes, que sont-ils ? Ils vont dépendre du diagnostic, encore que celui-ci est à priori simple : Réduire les dépenses publiques (état et collectivités territoriales), augmenter les ressources par l’impôt et les taxes. Chasser l’idée que l’Etat peut tout et doit tout faire. Travailler plus en ne gagnant pas plus, limiter de manière drastique l’entrée des étrangers sur notre sol, limiter l’assistanat aux cas les plus sensibles et urgents, réduire les coûts de la santé en frappant avec fermeté ceux des professionnels qui en vivent trop bien.

En même temps et sans délai obliger les banques à remplir leur rôle de prêteur et leur interdire la spéculation. Taxer fortement toutes les opérations financières dont le but avéré est la spéculation sur les monnaies ou les matières premières.

Obliger les entreprises à travailler sur le sol national et taxer sévèrement celles qui se croient devoir faire du profit en délocalisant, obliger les entreprises à donner du travail aux nationaux, prévoir des peines sévères pour celles, petites ou grosses, qui emploient de la main-d’œuvre au « noir ». Limiter le rôle destructeur des syndicats et interdire la grève dans la fonction publique à l’instar de l’interdiction qui en est faite aux militaires.

Et ce ne sera pas suffisant. Il faut absolument revenir, peut-être pour un temps limité, au blocage des prix à la consommation. Il n’est plus tolérable de voir les grands groupes de la distribution réaliser des juteux bénéfices aux dépens des producteurs et des consommateurs. Une stricte régulation s’impose.

Enfin, et parce qu’il faut bien en finir, il va falloir consommer français et louvoyer avec tous les risques que cette démarche peut engendrer : amoindrissement de nos exportations en représailles, et, réduction du pouvoir d’achat. Encore une fois, il faut savoir ce qu’on veut : des produits pas chers asiatiques et des chômeurs, ou bien des produits français, fabriqués en France, plus chers, mais faits par des gens au travail. Une courte période de vie en autarcie pourrait être salutaire pour l’économie. C’est une idée qui déjà se profile.

Toutes ces mesures vont peser lourd et plus particulièrement sur les plus faibles et les plus démunis, mais aussi sur les classes dites moyennes, les plus nombreuses. Elles devront donc être accompagnées (les mesures) par l’instauration d’un organisme de surveillance avec un effectif non pléthorique, doté de pouvoirs importants de sanctions immédiates pour tous ceux qui ne se sentiraient pas obligés de participer à l’effort national. Cela va ressembler à de la dictature sans doute ou amener à une révolution peut-être. Mais n’est-ce pas préférable à la chienlit ?

   
Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 11:28

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Le «  Printemps arabe » ! Quel enthousiasme !

Les dictateurs renversés par le soulèvement des peuples opprimés, spoliés, brimés et muselés. Il y a eu des morts, des martyrs pour la bonne cause : la liberté. Et puisque certains n’y arriveraient pas seuls, les démocraties occidentales s’en sont mêlé à coup de raids aériens et d’intervention de « forces spéciales » sous l’autorité factice de l’ONU. La victoire au bout du fusil et le pétrole libyen en récompense.

Ces pays enfin libérés de la tyrannie allaient sortir de la misère et devenir des démocraties avec lesquelles nous allions pouvoir nous entendre et commercer selon nos règles, des pays dans lesquels les électeurs, libres, allaient choisir des gouvernants acceptables qui sauraient instaurer, une fois élus, des républiques laïques, presque …occidentales.

Nous nous sommes trompé.

La Libye à peine sortie du cauchemar Kadhafi décide, en préambule à toute autre forme de gouvernance, de remettre la charia en vigueur.

En Tunisie les électeurs portent au pouvoir les islamistes et, en Egypte, il ne fait pas de doute que les résultats des  prochaines élections seront en leur faveur.

Pour calmer nos inquiétudes on nous assure que l’islam « modéré » est compatible avec la laïcité et le respect du droit des femmes. Qui peut croire cela ?

A court terme, ces peuples qui se sont débarrassé des dictateurs vont se retrouver sous le joug des ayatollahs. Mais, après tout, cela sera leur choix et nous serions bien inspirés, nous autres occidentaux, de ne pas nous en mêler.

Qu’en sera-t-il de la Syrie ? L’Occident va-t-il laisser faire ou bien préparer la voie à un Islam conquérant ? L’Iran n’attend que cela.

Il faut cesser de nous croire obligé d’intervenir au seul fait que des peuples ne vivent pas et ne souhaitent pas vivre comme nous l’entendons, ou encore, en vertu des Droits de l’Homme. Toutes les interventions entreprises jusqu’à maintenant se sont soldées par des échecs. Par contre, il faut demeurer vigilant et combattre avec force toutes les tentatives expansionnistes dont le but serait d’instaurer chez nous des régimes que nous réprouvons.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Mardi 13 septembre 2011 2 13 /09 /Sep /2011 16:59

 

Discours

 

 

 

Entre réunions, rassemblements et autres universités d’été, nous aurons tout entendu et, cela étant quelque peu nouveau,  beaucoup de paroles de femmes.

Il y a celle qui veut « faire le ménage » une fois élue. C’est une habituée. Une autre qui veut « rétablir la justice fiscale en France » si elle était élue sur un tapis…vert.. Une autre encore, ravissante et ministre ( ou l’inverse), qui égrène des chiffres et encore des chiffres pour rassurer les braves citoyens que nous sommes.

Il y a « la fille de son père » qui module, mais avec élégance, les bons vieux refrains paternels pour ne point trop effrayer les timides et autres peureux, ceux qui voudraient bien essayer mais qui n’oseront pas marcher trop à droite.

Et puis il y a la dame du Nord, celle qui pilote « à vue », un coup de barre à gauche, un autre à droite, essayant de revenir dans un axe tirant quand même à gauche. Pas facile quand on ne sait pas vraiment où il faudrait passer pour arriver aux marches du Palais.

Entre procès, délations, et autres coups fourrés, les hommes ne demeurent pas en reste. Mais nous sommes habitués aux ritournelles masculines, aux dérapages calculés, aux promesses pharamineuses pour un avenir meilleur une fois nos dettes épongées.

Il ne faut pas que ce flot de verbiages nous fasse oublier que nous sommes tous des débiteurs par la faute ou l’incompétence de la plupart de ces personnages qui entendent bien cependant rester en place ou revenir en scène.

Tout ce beau monde va continuer d’essayer de capter nos suffrages à coup de programmes, d’engagements toujours solennels, de promesses et enfin de professions de foi (accompagnées de photos en général), et ce, pendant encore huit mois. Au fait, tout cela coûte de l’argent. Alors qui paye pour tout ce déballage ? Ne serait-ce pas le contribuable ? Ou encore quelques généreuses donations de bailleurs très intéressés, secrètes comme il est d’usage, et dont nous entendrons parler dans cinq ans. Il se trouvera bien un porteur de valises qui aura l’urgent besoin de « libérer sa conscience » pour le prochain spectacle ... en 2017 .

 

 

 

Porte-monnaie

 


Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 19:55

 

 

Le temps est maussade. Il pleut sur la façade ouest. Tristes vacances !

Il ne tombe pas seulement la pluie, mais également des mauvaises nouvelles financières. Et là, c’est une avalanche de mots qui tombent sur nos têtes

Comment s’y retrouver entre les fonds souverains et les dettes souveraines, le marché à terme, les CDS, le FSI, le FESF, le FMI (cela nous rappelle quelqu’un),

la Federal Reserve, Standard & Poor's et ses AAA+ (ah ! ah !), Bercy (on connaît mieux ), la BCE, et encore, les investisseurs institutionnels, les traders, le PER, les actions qui « s’apprécient… », le rouge qui passe au vert et vice-versa, etc…

Le Français moyen s’y perd. Il n’est pas en vacances pour entendre ce charabia d’initiés. Mais comment échapper à ce déferlement puisque la radio, la télé et les journaux ne parlent que de cela. Mais me direz-vous, il suffirait de tourner le bouton et de fuir le kiosque. Pas facile ! Nous sommes curieux et surtout conditionnés pour jeter un œil et prêter l’oreille.

Alors on absorbe tout ce vocabulaire en ne comprenant pas toujours le sens et encore moins où on veut en venir.

On peut essayer la simplicité. Les pays occidentaux sont criblés de dettes mais malgré cela, certains dont nous-mêmes, sont encore notés AAA+. C’est rassurant, non ? Il est vrai que des mesures vont être prises (attention les porte-monnaie…) pour conserver cette prestigieuse notation. La bourse joue au yo-yo. Mais pourquoi donc ? La réponse est limpide : pour enrichir encore plus les spéculateurs qu’il  ne faut pas confondre avec les investisseurs institutionnels…. encore que !

Et ces banques, imprudentes, qui ont « acheté » de la dette (grecque, irlandaise, portugaise) ne risquent-elles pas la faillite ? Non. L’Etat viendra à leur secours.  Il s’endettera un peu plus pour prêter aux banquiers On a déjà vu la manœuvre.

On nous raconte que les politiques ne maîtrisent plus la finance. Cela on le savait déjà.

Demeure la question cruciale que chacun d’entre nous se pose. Nos sous ! Que vont devenir nos euros détenus par la banque au coin de la rue ou déposés à la Caisse d’Epargne ? Rassurons-nous. Il existe un fond (un de plus) de garantie qui interviendrait en cas de malheur. Notre pécule, on le « rabotera », mais en douceur, presque clandestinement. Le pouvoir d’achat va en prendre un sérieux coup. C’est pour très bientôt, à la fin de nos tristes vacances.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 10:23

 

Assemblée nationale

 

 

 

 

L’affaire DSK aura révélé, entre autres choses, l’aisance du couple DSK-SINCLAIR, aisance bienvenue pour le présumé coupable dans cette rocambolesque histoire.

Il apparaît qu’une majorité d’électeurs était disposée à mettre au pouvoir un homme certes brillant et en mesure d’assumer la plus haute charge de l’Etat, mais aussi, fortuné.

 La richesse n’est pas une tare mais dans le cas précis d’un élu du peuple elle pose, selon moi, une question. Président, ministres, sénateurs et autres députés trop fortunés et de plus très bien rémunérés, peuvent-ils raisonnablement comprendre et résoudre les problèmes au quotidien de la très grande majorité des citoyens ? « S’ils n’ont pas de pain, qu’on leur donne de la brioche…. » aurait dit en son temps une reine. Cette déclaration royale illustre bien le fossé qui peut séparer le peuple de ses gouvernants. Est-il possible qu’un homme, ou une femme, dont les revenus représentent vingt, cinquante  ou cent fois le salaire d’un Français moyen puisse seulement entrevoir le mal-vivre de beaucoup (trop) de gens qu’il est censé représenter, soutenir et défendre ? Ce ne sont pas les pirouettes et poignées de mains, les visites organisées, conditionnées, aseptisées, les réunions et colloques stériles, qui combleront le fossé.

Tout se passe de manière convenue : propagande des partis politiques, joutes sans se faire mal, programmes, déclarations d’intention, paroles et encore paroles, élections. Votez ! Nous ferons le reste.

Nous sommes en démocratie et chacun peut prétendre à la gouvernance du pays. Sauf que, certains ont les moyens matériels d’assumer cette prétention et d’autres (la très grande majorité) ne les ont pas. Sans omettre le fait que presque tous les candidats parlementaires, déjà en place ou en puissance d’accéder à un siège, sont des fonctionnaires en « congés », à l’abri en cas de défaite, ayant la possibilité de retourner dans leurs corps d’origine. Pas de chômage en dehors de rares exceptions.

Avant de voter pour un tel ou tel autre, il serait souhaitable et juste que le candidat fasse figurer dans sa profession de foi l’état de sa fortune, le montant de ses salaires, rémunérations et indemnités et leurs provenances dans le monde du travail. Le citoyen électeur serait alors en mesure de faire un juste choix entre la capacité du candidat à le représenter compte tenu de son présumé savoir-faire, et, d’un patrimoine qui ne le tiendrait pas trop éloigné de la vie ordinaire. Et cela, quelle que soit l’appartenance du candidat, à gauche, au centre ou à droite, sans oublier les vertueux écologistes.

 Pour 2012, de la transparence AVANT le vote, est-ce trop demander ?

 

 

 

Changement

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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