Publié le 2 Décembre 2016

HOLLANDE ne briguera pas un second mandat

Décision pleine de lucidité selon les commentaires unanimes des politiques, directement ou par médias interposés.

Il est certain que le Président n’avait pas beaucoup d’alternatives et le peu qui lui restait a vite été balayé par les prétendants au trône.

Comment en est-il, le Président, arrivé là ? Contrairement à la doxa, son bilan ne sera pas meilleur ni plus mauvais que celui de ses prédécesseurs. Durant son mandat qui n’est pas achevé, il aura dû prendre des décisions importantes pour maintenir le cap et, en des circonstances tragiques, il aura fait face.

Alors pourquoi cette avalanche de discrédits envers sa personne ? Raisons multiples. Par delà le duel politique habituel je crois que le livre qu’il a laissé écrire « Un Président ne devrait pas dire ça… » (Stock), aura joué un rôle majeur. J’ai lu l’ouvrage. C’est un mémorial, un peu à la manière de Las-Cases, sauf que tout n’est pas en souvenirs racontés. Il y a de l’instantané, beaucoup d’indiscrétions, des jugements souvent péremptoires pas très aimables sur les grands de ce monde et, pire encore, sur son entourage et sur les gens de la politique. Impardonnable !

A la parution de l’ouvrage certains commentateurs on dit que c’était un suicide politique. Ils avaient vu juste.

Mais pourquoi HOLLANDE a-t-il pu se confier ainsi ? Quel était son but ? Pourquoi pas une relecture avant parution ? C’était parait-il convenu ainsi avec les deux auteurs.

Une conclusion : HOLLANDE, homme de la synthèse, s’est transformé en homme d’analyse. Les résultats (lutte contre le chômage, relance de la croissance) n’étant pas au rendez-vous, confidences (le livre) malencontreuses, sondages catastrophiques, il s’efface. A-t-il raison d’agir ainsi ? Nous sommes certainement nombreux à le croire.                

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 23 Novembre 2016

C’est promis, il va falloir se serrer la ceinture. La France est devenue pauvre et le redressement est devenu un impératif. Tout cela est de la faute de la Gauche bien entendu, nous sommes dans la primaire de la Droite bon teint

La réduction, drastique pour Fillon, du nombre de fonctionnaires va influencer le choix des citoyens comme vont compter les modifications importantes pressenties des lois régissant le travail, la protection sociale, les retraites. Les programmes des deux finalistes, adversaires si peu, sont très voisins. Seul le style diffère. Evidemment Juppé va rester « droit dans ses bottes », c’est son habitude.

Mais il est remarquable que ni l’un ni l’autre ne parlent d’économies à réaliser dans le fonctionnement de l’Etat. Pas plus qu’en n’ont parlé les cinq autres candidats évincés. Ils n’en parlent pas et le plus fort est que cela ne heurte pas leurs électeurs. Cependant, il me semble que le citoyen attentif aurait souhaité entendre des propositions telles que :

-réduction du nombre de ministres, de secrétaires d’état et de la kyrielle de fonctionnaires grenouillant dans leurs entourages.

-réduction sensible des salaires de la très haute fonction publique ainsi que ceux des ministres, secrétaires d’état , etc.…

-réduction et même suppression de la plupart des avantages matériels attachés à la fonction de tous les membres du gouvernement (logement gratuit, personnels, véhicules et déplacements gracieux).

-réformes des deux Chambres législatives : salaires, avantages divers et variés, sanctions (absentéisme).

Nous pourrions remplir des pages, que dis-je, en écrire des volumes. Tout cela nous coûte très cher et en plus cette gabegie (le mot est faible) est un mauvais exemple à donner au bon peuple que l’on s’apprête , en bonne conscience,  à tondre une fois encore.

Mais alors pourquoi les candidats n’en parlent pas ? Devinez !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 16 Novembre 2016

Il y a, pour les médias, des périodes fastes, des moments, des instants privilégiés où le « grain à moudre » est en abondance.

C’est bien le cas en ce mois de Novembre (primaires, Trump, Macron, et j’en oublie) La difficulté, somme toute minime, est de classer les évènements, de leur attribuer une importance les uns par rapport aux autres afin d’obtenir la meilleure audience, celle qui attire et qui fait vendre. Celle qui classe les opérateurs et qui assure la notoriété. Un tel a dit ou a écrit cela, avant les autres ou mieux que ses confrères. Alors on se presse pour écrire ou raconter …tout et souvent n’importe quoi. Il faut faire le buzz selon l’expression à la mode, la vérité c’est après et si elle existe, bien entendu.

Et puis quand on arrive un peu en retard pour écrire ou raconter on invente. Le risque n’est pas grand, un évènement en chasse un autre. Les lecteurs ou les auditeurs du jour, submergés par le flot ne se souviennent pas toujours ce qu’on leur a raconté la veille. D’ailleurs s’en soucient-ils vraiment ?

Une question primordiale peut se poser : où donc la gente médiatique puise tout ce qu’elle croit savoir ? En dehors des copiés-collés, des racontars, des bruits de couloir existe-t-il une source ? Oui, les agences de presse, en principe. Les interviews des « personnalités » sont-elles fiables ? J’en doute. Encore que, en lisant « UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS DIRE ÇA… » je me repose la question.

Il n’y a pas si longtemps, on parlait d’un journalisme d’investigation. Cela prenait du temps, interrogations et vérifications se succédaient avant la parution. C’est du passé. Aujourd’hui il faut « produire » tout de suite, le vrai s’il existe et le faux souvent, même si, aux questions posées, on élude les réponses possibles. Le plus décevant est que certains écrivains, enfin ceux qui se prétendent l’être, emploient les mêmes méthodes pour « pondre » leurs ouvrages : délayage, reprises d’anciennes chroniques…L’important étant de vendre, encore et toujours.

La solution simpliste serait de ne pas lire les journaux, ni les revues, de ne pas écouter la radio, d’éviter d’acheter le dernier bouquin en vogue dont l’auteur est venu à la télévision pour en faire la promotion, et…. d’éteindre la télé. Simple mais trop triste. J’oubliais les blogueurs et les adeptes des réseaux sociaux : ce serait le chômage à coup sur !

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 9 Novembre 2016

L’élection de TRUMP à la présidence des Etats-Unis, est-ce une réaction épidermique ou un réel désir de changement. ? Un peu tôt pour le dire.

A première vue, cela pourrait être une réaction contre les étrangers qui affluent de l’Amérique centrale et du sud, et aussi une réaction « blanche » contre les gens de couleur. On veut nous faire croire que la ségrégation est de l’histoire ancienne dans ce pays qui a porté un demi-noir à la présidence par deux fois. Ce n’est pas exact. La différence persiste au plus profond dans chaque américain blanc même quand il doit faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le discours du nouveau président a su flatter, non pas en s’attaquant directement à la communauté noire, mais plutôt en promettant que d’autres communautés, de couleurs plus ou moins foncées, ne viendront pas s’installer. Il serait faux et réducteur de prétendre que seul cet aspect « racial » aurait amené Trump au seuil de la Maison Blanche, mais il serait tout aussi inexact de l’omettre. Au contraire, Hillary a cru devoir afficher sa volonté d’ouvrir les bras à tous ceux qui auraient envie de venir goûter à la fameuse  « American life » et de faire intervenir le couple Obama, à outrance, dans sa campagne. Pas certain que toutes ces effusions et embrassades aient plu à tout le monde.

Par ailleurs,  Trump a su, dans ses discours à l’emporte-pièce, discréditer le système dans lequel la politique, ou plus exactement le jeu politique- démocrates contre républicains- est bien présent même s’il n’a pas l’ampleur que celui pris par nos politiciens hexagonaux (gauche- droite, un coup à moi le prochain coup à toi !).

Donald n’appartient pas à ce système, enfin très peu, juste pour ce faire élire. Il n’a pas effectué de mandat, ni gouverneur, ni député, ni sénateur. Il n’a jamais renié son appartenance au monde des affaires ni à sa volonté inébranlable de réussir dans ce monde où l’argent est roi. Et c’est cela qui stupéfie nos concitoyens pour lesquels gagner de l’argent, beaucoup d’argent, est un péché. Au contraire, la grande majorité des Américains considère que c’est une qualité et dans ce cas pourquoi ne pas donner sa voix à un homme qui se vante d’être milliardaire ?

Il promet quoi le nouvel élu ? Donner du travail, privilégier le « made in USA », taxer les produits venant de l’étranger, gonfler les effectifs des armées tout en évitant d’intervenir dès lors que la sécurité du pays n’est pas menacée et, on y revient, stopper l’immigration. Chez nous on appelle cela du populisme de droite. Aux USA, cela peut faire un Président.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 27 Octobre 2016

C’est grave ! C’est un crime que j’ai eu l’audace de commanditer. J’ai payé pour l’exécution d’un contrat et il a été mené à bien.

Des frelons asiatiques étaient venus nicher sous l’avancée de mon toit, juste au-dessus de la porte d’entrée. Le nid était au départ peu visible et ce sont les vols des bestioles qui m’ont alerté et fait découvrir le gîte. J’ai pris contact avec des tueurs spécialisés, patentés, signé un devis de destruction et le contrat a été honoré. J’ai payé comme il se devait.

Ainsi donc j’ai fait détruire des animaux vivants qui s’inscrivaient dans la biodiversité quand bien même le frelon asiatique ne figure pas dans la nomenclature des « espèces protégées ». Malgré cela je crains de m’attirer les foudres des écologistes, les vrais, pas les politiques qui eux n’en ont rien à faire. Evidemment, les bestioles que j’ai fait occire n’ont rien à voir avec les autres « vivants » qui peuplent les ZAD de Sivens ou de Notre-Dame-des-Landes, mais c’étaient des êtres vivants et sur le fond j’ai enfreint les lois naturelles qui nous apprennent que tout être vivant a été mis sur terre pour vivre. Il en va donc de même pour les abeilles (un régal pour les frelons asiatiques), les rats, les vipères, les corbeaux, les vaches, les loups dans les Alpes, les ours dans les Pyrénées, et … les hommes !

Je me sens d’autant plus coupable que dans un  rapport le WWF met en lumière une dramatique accélération de "la régression de la vie" sur Terre (OBS 27.10.2016), que l’homme « détériore le capital naturel de la planète ». Je n’ai pas attendu le dérèglement climatique pour faire tuer. A moins que ce soit ce même dérèglement qui ait amené ces bestioles sous mon toit auquel cas je ne serais pas le seul coupable. Je me défausse lamentablement.

En réfléchissant plus encore, n’étais-je pas en état de légitime défense ? Certes une piqûre de frelon n’est pas forcement mortelle, une fois sur cent peut-être, mais une fois suffit lorsqu’on risque le fameux choc anaphylactique et je sais que c’est mon cas. Alors je me suis défendu par anticipation. J’ai une excuse !

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 12 Octobre 2016

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 7 Octobre 2016

Sans grande illusion, j’ai regardé hier au soir l’émission organisée autour de la candidature d’Alain Juppé à la primaire de la droite dite « républicaine », avec la présence de l’intéressé.

La surprise attendue (pas vraiment, mais sait-on jamais ?) n’a pas été au rendez-vous.

En dépit, ou, au contraire en raison, de ses 71 ans, le candidat m’est apparu comme étant toujours un homme du système, très semblable à ses homologues et néanmoins concurrents, le sourire en plus.

Il a affiché ses convictions de droite ce qui en raison de son passé et de son engagement pour la primaire en question était d’une évidente obligation. S’il est élu il pratiquera une politique libérale au sens économique s’entend.

Ce qui m’a paru remarquable c’est l’aisance débonnaire avec laquelle il a abordé les problèmes cruciaux des Français tels entre autres le chômage et la modification de la population traditionnelle du pays. L’économie semble se résumer à favoriser l’entreprise par des exonérations de charges, par la dégressivité des aides aux chômeurs, par l’allongement du temps de travail et la retraite à 65 ans, par la réduction ou la suppression de certaines dépenses publiques. Le tout mélangé avec un accroissement de la TVA et des semblants de réduction d’impôts. C’est simple mais pas très nouveau et cela pourrait s’appeler la tarte à la crème. Tous les candidats de son bord promettent la même chose, mais lui, il ajoute à son discours une certaine assurance teintée d’une bienveillante condescendance : ce sera ainsi, un point c’est tout. On n’ébranlera pas la statue du Commandeur. Il est vrai qu’il a toujours été « droit dans ses bottes » ainsi que se plaisent à le répéter les médias.

La population qui change, l’irruption des immigrés, certes, mais AJ voit cela de haut. Il essaiera de faire mieux qu’avant 2012 et beaucoup mieux que ce qui été fait depuis. Dont acte.

Le système judiciaire est vicié dit-il, et bien on va le changer. En créant une « police pénitentiaire » et en accroissant le budget de la justice tout va aller en s’améliorant. Ceci annoncé sur un ton péremptoire ; le dire c’est déjà le faire et surtout n’en doutons pas.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 5 Octobre 2016

ENVOLÉE PAPALE

Elle en aura fait dire et écrire cette théorie idiote au relent anglo-saxon.

Bizarre cette réinscription de la nature qui voudrait , ou tenterait, de prouver que nous naissons à la fois homme ET femme et que c’est par la suite qu’ un certain déterminisme sociétal, donc induit, ferait que nous deviendrions homme OU femme.

Foutaise qui confond tout : hétérosexuels, homo et bisexuels, transsexuels, d’autres encore pourquoi pas, avec la condition féminine malmenée par les machos que sont tous les hommes parait-il !

J’espère que toutes ces fadaises ne seront jamais inculquées à nos gamins.

Par contre le rappel en termes judicieusement choisis selon l’âge des élèves de l’égalité entre hommes et femmes doit être considéré comme un plus à condition de rayer le mot GENRE et ses dérivés.

En ce qui concerne l’indignation du pape, dans le contexte de l’information qu’il aurait reçue, elle est légitime. La riposte, un peu vive, de notre charmante ministre est toute aussi légitime.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 22 Septembre 2016

SYRIENS

Photo :Jean-Marc Viret/Amnesty – OBS Le Plus 22.09.2016

Il a une allure bien sympathique ce jeune couple de syriens, réfugié dans notre pays, et dont Amnesty International en fait l’éloge.

Le droit d’asile sera probablement accordé sans difficulté puisqu’on nous dit que le mari est médecin ; c’est heureux, nous sommes en manque de praticiens.

En bref, tout va bien.

Cependant, une chose m’inquiète et vous aurez sans doute deviné laquelle. Madame est chez elle, dans la sphère privée comme on dit, et elle est voilée. Rien à dire de prime abord. Qu’en sera-t-il lorsqu’elle sortira dans la rue, dans la sphère publique ?

A-t-on bien prévenu ces personnes que chez nous la Loi interdit les signes religieux ostentatoires et qu’il est de bon ton pour la femme d’adopter une attitude vestimentaire telle qu’elle ne se distingue pas des autres femmes ? Peut-être que oui, mais ce n’est pas certain.

Allons, tout cela n’est pas bien grave me direz-vous. Comme on le disait déjà voilà une vingtaine d’années. La suite, on connait.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié le 20 Septembre 2016

« Quelle que soit la nationalité de vos parents, jeunes Français, à un moment où vous devenez Français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois et c'est Vercingétorix. »

Pub et re-pub j’espère ou alors, si Sarkozy pense vraiment cela, c’est grave.

Durant des décennies, les instituteurs se sont élevés contre cette absurdité que les manuels d’histoire se plaisaient à reproduire. Absurdité dès lors que ces manuels étaient indifféremment distribués tant en métropole que dans les colonies. Et oui, les petits Martiniquais, Réunionnais et autres Algériens, Tunisiens, Marocains et Indochinois étaient obligés d’assimiler de pareilles idioties. C’était devenu une franche rigolade et cela l’est encore.

Vouloir convaincre les nouveaux venus que leurs ancêtres seront dorénavant les Gaulois, c’est de l’infantilisme et si ce n’est pas seulement une déclamation primaire , populiste , pour essayer de se faire réélire, on peut douter de l’intellect du candidat.

Puisque le problème est l’assimilation, il suffit de dire que, en devenant Français, l’individu, quelque soit son origine, son ethnie, la couleur de sa peau sa religion et les coutumes de ses parents, il acquiert des droits et aussi des devoirs. Etre citoyen français c’est avant tout l’obligation de respecter les lois de la république parce qu’elles sont au-dessus de toutes autres considérations philosophiques ou religieuses.. C’est aussi la nécessité d’admettre (c’est contraignant sans doute) que les générations antérieures ont été modelées selon des principes, des habitudes des coutumes, voire des croyances, dont ce sont inspirées les lois qui régissent la vie quotidienne dans ce pays qui s’appelle encore la France et que cet ensemble forgé par son HISTOIRE bi-millénaire, n’est pas négociable.

Bien entendu, on peut ne pas être d’accord, être gêné, ne pas supporter cette assimilation Dans ce cas il existe une seule alternative et une seule : on s’en va. Et cela, Sarkozy l’a dit, après d’autres, certes et un peu tard, mais il l’a dit.

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT