Concours

Images aléatoires

Samedi 23 mai 2009

                                                                                                  Cela devient une (mauvaise) habitude.

Dès que le gouvernement propose une réforme, un aménagement, une meute d’opposants surgit pour dénoncer à la fois une attitude dictatoriale, un procédé antidémocratique, une grave atteinte à « nos » libertés constitutionnelles, une manœuvre antirépublicaine.

Les exemples foisonnent et il serait fastidieux de tous les énumérer.

Les opposants se recrutent dans les partis de l’opposition, et cela on le comprend, mais aussi dans les innombrables associations de tout poil animées du désir de combattre coûte que coûte toute réforme qui viendrait leur enlever ce pourquoi elles ont été fondées et qui justifierait, de ce fait, leur mise en sommeil. Il en est de même pour les syndicats, mais cela c’est la coutume.

Le Ministre de l’Education Nationale émet l’idée de renforcer la sécurité dans les établissements scolaires, écoles, collèges et lycées. Il n’agit pas sans raison. Depuis le début de l’année les agressions se multiplient tant envers les élèves qu’envers les enseignants. On n’en est plus à l’invective, aux injures, aux coups. Non. Maintenant on sort les couteaux en attendant les armes à feu ce qui ne saurait tarder.

Et que répondent les syndicats d’enseignants et les associations, opposés (toujours par principe bien entendu…) : pas de policiers dans les établissements, pas de détecteurs à l’entée, pas de caméras, pas de fouilles…bref, on ne fait rien. Si, j’oubliais ! On éduque et pour cela on réclame plus d’enseignants, plus « d’éducateurs » comme si ces doublons allaient pouvoir calmer la violence latente de hordes de jeunes abrutis par les séries américaines à la télé, les jeux vidéos, fascinés par l’argent facile des dealers. Jeunes qui, pour certains, n’ont aucun soutien familial parce que les parents sont débordés, sont inconscients ou s’en fichent. Jeunes qui trouvent dans la violence un exutoire pour s’affirmer. Jeunes, enfin, qui ont perdu toute notion du bien et du mal.

Quand on est arrivé à cette extrémité il faut employer les grands moyens pour arrêter le fléau. S’il faut montrer la détermination d’en finir, alors oui, la présence policière s’impose. Et non seulement la présence mais également la répression immédiate qui doit sanctionner tout manquement à l’ordre établi. Le « tout sécuritaire » s’impose lorsque la dégradation de la situation en est rendue à cette extrémité. Le Gouvernement se doit de passer outre la chienlit et le lamento d’irresponsables mettant en avant l’atteinte à la liberté. De quelle liberté s’agit-il ? Celle de laisser se transformer nos établissements d’enseignement en zones de non-droit où prochainement élèves et enseignants risqueront leurs vies ?

L’école républicaine laïque est malade.

Après l’Université en cours de destruction va-t-on laisser mourir le primaire et le secondaire publics par laxisme ou arrêter et punir sévèrement les trublions ?

 

 

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Jeudi 19 mars 2009

L’affaire est grave.

Pour les catholiques fervents le Pape est infaillible et sa parole a force de loi. Il faut bien admettre aussi que les discours du Souverain Pontife sont écoutés par un très grand nombre d’individus, catholiques tièdes, pratiquants d’autres religions, et même, non–croyants de tous horizons. Lorsque les discours pontificaux concernent la paix dans le monde, l’aide aux démunis, la tolérance et le respect de l’autre, chacun peut comprendre et approuver la démarche.

Il en va tout autrement quand le Pape, en visite dans un continent ravagé par le virus du SIDA, stigmatise le seul moyen, en dehors de l’abstinence, de combattre le fléau en attendant le vaccin sauveur.

Benoît XVI s’en tient à l’encyclique Humane vitae : L’acte sexuel doit avoir un seul but, la procréation. La contraception est proscrite. L’avortement est banni.

Les catholiques occidentaux ont très largement transgressé le dogme, ce que le Vatican fustige avec une certaine modération. Dans nos pays dits « évolués », la culture, la science et un humanisme à « l’occidental » ont mis au second plan les  injonctions religieuses d’un autre âge. Le réalisme remplace la foi dans bien des cas.

 Dans les pays dits « en voie de développement » c’est différent. Les peuples sont encore à l’écoute de la voix du Chef, du Maître, surtout si ce Chef ou ce Maître représente Dieu sur terre. Le Pape condamne l’utilisation du préservatif, alors il faut obéir ; et cela malgré les avis différents du médecin, de l’infirmière, du bénévole de l’organisation humanitaire. Malheureusement, pour tous ces peuples encore asservis par des roitelets, le fatalisme l’emporte sur le raisonnement , la croyance et l’obscurantisme  dominent la sagesse.

Et que penser de la parole du pape lorsque celui-ci prétend que l’emploi du préservatif aggraverait l’épidémie ? Il sort du dogme pour entrer dans la désinformation. Ce faisant il combat la vérité au nom de la religion. Le manque de réalisme et le radicalisme sont dépassés. Le Pape emploie le mensonge. L’espoir réside dans l’action des acteurs sur le terrain dans la mesure ou médecins, infirmières, bénévoles des ONG et, pourquoi pas, les curés, sauront passer outre les paroles d’un Pape s’enfermant dans l’obscurantisme d’une religion en décadence, et, qui continueront leurs actions pour sauver des vies. Comme l’aurait fait Jésus en son temps.
Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Jeudi 19 février 2009
  Un ami de retour des Etats-Unis où il a vécu l’élection de Barack Obama me dit que ce grand pays, touché de plein fouet par la crise, va s’en sortir, et ce, avant les autres nations parce que tous les citoyens vont « tirer » dans le même sens.
  Hébergé quelques mois dans une famille d’américains « moyens », soutenant avec force le Parti Républicain, ayant fait campagne pour Mc Cain, combattu avec force d’abord Hillary Clinton, puis Barack Obama, mon ami a vu cette famille ressentir l’élection de ce dernier comme un coup dur. Mais devant les énormes problèmes engendrés par la crise, elle s’est très vite ressaisie. Puisque le peuple a choisi, le nouveau Président est maintenant « leur » Président. Son administration est l’équipe des Etats-Unis. Ils approuveront les décisions prises et le cas échéant, ils aideront à leur réalisation puisqu’ils sont « citoyens des Etats-Unis », et, feront confiance à la vigilance des élus des deux chambres, c’est à dire au Congrès pour arbitrer.
  Bien loin d’approuver dans son entier le fameux « way of life » des USA, je pense que cet engagement de citoyenneté a valeur d’exemple et que les Européens et, plus particulièrement nous les Français, serions bien inspirés de le suivre.
 Nous usons nos forces dans une contestation permanente. Nous nous flattons d’être une démocratie exemplaire, mais il suffit qu’un vote amène au pouvoir un candidat qui n’est pas le nôtre pour qu’aussitôt se réveille notre esprit contestataire. Toute décision prise par le nouvel élu sera systématiquement considérée comme mal adaptée, mauvaise, dangereuse. Toute tentative de réforme sera condamnée très souvent sans avoir lu, dans leur entier, les textes. Le Gouvernement (le nôtre !!!) ou le Président n’obtempèrent pas aux éclats de voix des Députés de l’opposition, qu’à cela ne tienne, les « forces syndicales » font descendre dans la rue les troupes toujours prêtes(celles qui ne risquent pas de perdre leurs emplois, bien entendu). 
  Forts de ces démonstrations, les dirigeants des partis d’opposition enfoncent le clou affirmant sans vergogne que, s’ils dirigeaient la Nation, tout irait pour le mieux. Plus grave encore, les partis extrémistes lesquels au nom d’une basse démagogie, essayent de déstabiliser, tout simplement, la République laïque en prônant des cassures brutales et d’un autre âge dans notre société.
  La contestation est permanente et, telle une bascule, elle vient de gauche quand les citoyens portent la droite au pouvoir et, de droite quand la majorité est à gauche. Cette alternance, qui pourrait être profitable à la démocratie, est battue en brèche par des politiciens à courte vue agissant dans le seul but d’occuper des fonctions privilégiées ou de récupérer celles qu’ils ont perdues par n’importe quel moyen y compris la duperie envers les électeurs. Or, dans des périodes cruciales comme celles que nous vivons actuellement, la contestation « tout azimut » est dangereuse et peut conduire l’exécutif à ne plus rien faire ce qui serait le pire.
 Que d’énergie dépensée en pure perte, quel gaspillage de temps et d’argent alors que notre Constitution et nos lois républicaines sont là pour permettre une gouvernance équilibrée à condition de laisser les responsables agir.
 Angélisme ? Non. Réalisme dans une période particulièrement hostile, certainement.
Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Samedi 20 décembre 2008

Les manifestations des lycéens et de leurs enseignants, ces derniers jours, ont bien évidemment un air de déjà vu. Elles sont périodiques comme les saisons, surviennent toujours lorsque le ministre de l’éducation nationale tente une réforme, et ce, quelle que soit la couleur du gouvernement auquel il appartient. Fi ! des explications, fi ! du dialogue possible. Il faut manifester plus ou moins violemment, il faut aller brailler derrière les banderoles et pancartes, bloquer les établissements, bref, comme d’habitude. Dans ces mouvements les enseignants réclament des augmentations de salaires et d’effectifs, là encore, comme d’habitude. Mais les ados, que veulent-ils exactement ?Ils ne le savent pas. Qui les dirige ? Quelques meneurs qui ne sont plus tout à fait lycéens ou collégiens mais sont déjà bien endoctrinés politiquement et visant, sans aucun doute, au travers des manifs, des ambitions personnelles comme le firent avant eux des leaders devenus des « personnalités ».

Et le gouvernement laisse faire, comme ont laissé faire les gouvernements précédents, les parents des ados cautionnent les défilés de leur progéniture, sans trop savoir pourquoi, à croire que tout le monde s’y retrouve dans cette chienlit.

Plus d’autorité, exemples déplorables donnés par les maîtres se délectant dans une complicité avec leurs élèves, examens au rabais…. Elle est belle l’école laïque et républicaine !

A ce propos, et à méditer :

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus,
au-dessus d'eux l'autorité de personne,
alors c'est là, en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Mercredi 29 octobre 2008

Dans sept jours le nouveau Président des Etats-Unis sera connu.

En attendant les sondages défilent à toute allure, se confirment ou s’infirment, se contredisent la plupart du temps. Le sénateur OBAMA semble être le favori.

Peut on raisonnablement penser que, finalement, les « Etasuniens » lui préfèreront Mc.CAIN ? Pourquoi pas ?

Le peuple américain a une peur viscérale de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin au socialisme, tout ce qui amènerait au partage, à l’égalitarisme, Les U.S.A. ne sont pas la « vieille Europe ». Ce qui nous paraît être indispensable à notre quotidien, la mutualisation des risques et la protection de l’Etat, hérisse l’Américain ordinaire, j’allais écrire l’Américain « blanc » établi. Il est évident qu’il n’en est pas de même pour l’Américain pauvre et en plus de « couleur ». Parce que le racisme latent demeure très présent dans la plus grande soi-disant démocratie, un candidat aussi sympathique soit-il mais de « couleur », et, qui plus est, prêt à chambouler un système tellement en adéquation avec l’esprit pionnier, fait naître des doutes. Assurance pour maintenir son bien et son bien-être, oui, si on peut se l’offrir. Sinon, restent les organismes caritatifs, religieux pour la plupart, auxquels il est de bon ton de donner sans y être contraint. Charité, oui ; payer pour les autres, non ! Capitalisme et libéralisme, oui, partage obligé, non ! Si on prend en compte la religiosité, pour ne pas dire la bigoterie, des citoyens bien établis (ils sont nombreux), alors là, OBAMA fait peur à beaucoup. Tout va se jouer sur un possible changement ou au contraire un maintien de la très appréciée «american way of life ». Beaucoup de Démocrates     voteront pour le candidat du maintien dans l’anonymat des urnes, qu’importe leur appartenance affichée ou discrète à leur parti  en course. Dans le même temps, certains Républicains donneront leurs suffrages au candidat du changement par réaction à la politique désastreuse de l’équipe en place. C’est peut-être de ce chassé-croisé que va dépendre le résultat.

Comme la plupart des Français, mon souhait est que le sympathique OBAMA l’emporte, non pas parce qu’il est métissé mais parce que son programme est plus conforme à ce que nous croyons être la seule vraie démocratie, la nôtre !

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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