LA FIN
Publié le 20 Décembre 2012
La fin du monde, certainement pas. La terre continuera de tourner pendant longtemps en faisant un pied –de- nez aux Mayas, Aztèques et autre Nostradamus. Dommage pour tous les jouisseurs de catastrophes annoncées, pour les emmagasineurs de denrées et autres adeptes d’abris antitout.
La fin de notre monde, de notre façon de vivre, alors oui, on y est. A défaut de catastrophe anéantissante, nous autres les occidentaux allons devoir apprendre à vivre différemment. Le processus est déjà en route et rien ne semble pouvoir l’arrêter d’autant moins que nombre de citoyens de la vielle Europe s’enthousiasment à l’idée que tous ces changements vont améliorer leur quotidien. Pour eux la mondialisation, le libre-échange, le mélange des civilisations et le « vivre ensemble » vont apporter bien-être et félicité. Au diable les anciennes craintes tel le « péril jaune » et autres envahisseurs qui viendraient des pays « en voie de développement ».
Et pour nous, les Français ? Nous sommes encore riches et nous devons partager. Normal donc d’ouvrir nos bras à toute la misère du monde. Nous avons tellement profité de ces peuplades opprimées qu’il est juste de leur laisser de la place. Et n’oublions pas de faire « repentance ».
La fin de notre société, de notre civilisation judéo-chrétienne, est en marche. Enfin du changement disent les avant-gardistes et à bas les vieux principes, les dogmes obsolètes.
La famille ? Allons, un peu de modernité. Il est normal de donner à un enfant deux papas et pas de maman, ou, à l’inverse deux mamans et pas de père. Il s’y fera, l’enfant, et on ne lui demandera pas son avis .Le sexe oui, mais libéré, sans tabou et surtout sans différenciation. Gay, gay !
L’école ? Oui mais avec des horaires légers, des programmes « adaptés » aux plus faibles, et surtout avec des diplômes valorisants et qui permettent d’intégrer la fonction publique. Plus de distinction, tous sur la même ligne, tous égaux. Promotion, valeur de l’individu, dépassées.
Le travail ? Pour les autres, les pays pauvres en voie de développement par exemple. Pour nous il n’est pas question de revenir sur les acquis sociaux et de s’user à la tâche.
La crise ? Quel vilain mot. Il faut l’oublier. Nos gouvernants font en sorte que ce mauvais moment s’estompe au plus vite et ce ne sont pas quelques odieux froussards fuyant l’hexagone en emportant leurs magots qui vont détruire notre espérance en une prochaine embellie.
En attendant festoyons, c’est Noël et le Jour de l'An. Ce n'est pas l'Apocalypse, enfin pas tout de suite...
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