Tendances

Publié le 23 Janvier 2013

la dette

 

Les oscillations successives du gouvernement nous amènent à entrevoir l’avenir peu réjouissant qui sera le nôtre en cette année 2013 et il est peu probable que les années qui suivront soient meilleures.

La « crise » est bien installée en Europe et, en ce qui nous concerne, ses effets se font de plus en plus menaçants. Les politiques menées depuis plus de quarante  ans ont mis à genoux notre industrie au profit des « services » qui s’exportent très mal et même pas du tout. Malgré les prêts avantageux encore consentis par la finance internationale nous nous enfonçons à marche forcée dans une dette que nous ne pourrons jamais honorer. En termes plus concrets, nous sommes déjà en faillite à l’instar de la Grèce et autres pays du sud européen.

Les plans successifs mis en avant par l’actuel gouvernement  n’apporteront rien de positif. Le travail se fait de plus en plus rare, la croissance est absente, la compétitivité nous échappe totalement, nous sommes à la remorque d’autres nations qui ont su prévoir et agir à temps. Dans l’instant, le seul remède envisagé et déjà appliqué est l’augmentation de l’impôt. Facile, mais suicidaire à terme comme le serait la confiscation de l’épargne, probablement entrevue.

Nous persistons à entretenir une administration « mille-feuilles » certes efficace a certains points de vue, mais dont le coût exorbitant mine l’économie et le PIB. Qui aura l’audace de réformer ce monstre tentaculaire ? Certainement pas les dirigeants en place lesquels auraient plutôt l’intention de grossir encore les effectifs pléthoriques des administrations d’Etat et Territoriale. Et que dire des instances gouvernementales. Avons-nous besoin d’autant de Ministres, de Secrétaires d’Etat, de Députés et de Sénateurs (à quoi servent réellement ces derniers ?) . Il ne s’agit pas de contester leurs rémunérations (encore que…) mais plutôt leur efficience dans un chevauchement de tâches ridicule.

Le citoyen supporte de plus en plus mal ces dérives, politiquement entretenues, tant sur le plan moral que sur le plan économique. D’autant plus mal que l’habitude du bien-être est devenue une seconde nature et admettre qu’il faut  ne faudra plus rien attendre d’un Etat ruiné sera difficile. Cependant, le processus de restriction est en marche. La flexibilité des horaires de travail, la réduction des salaires, l’abandon du fameux CDI en attendant la suppression de la 5ième semaine de congés payés, tout cela progresse sous le regard goguenard d’un grand patronat plus préoccupé par la spéculation que par la survie économique du pays. A très court terme il faudra choisir entre payer les chômeurs ou maintenir le pécule des retraités. Il tremble le citoyen devant le gouffre de la Sécurité Sociale, habitué qu’il a été à ne rien payer, ou presque, pour sa santé. La gratuité c’est bien ; mais en fin de compte il faut bien que quel qu’un paye. Jusqu’alors l’Etat puisait dans ses ressources. Il n’en a plus. Alors…

Pendant ce temps, ce même citoyen voit son pouvoir d’achat s’étioler alors que les firmes de la grande distribution engrangent des bénéfices (en baisse veut-on nous faire croire…) et mettent à genoux les producteurs et autres manufacturiers. Un blocage des prix ne serait-il pas envisageable ?

Enfin, et pour couronner tout cela, le gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, semble toujours ignorer le préjudice causé au pays par une immigration peu contrôlée dont les effets sont de moins en moins supportables et supportés. La tendance serait-elle à plus de rigueur ? Pas certain. Les associations humanitaires,  au nom de principes  obsolètes, s’opposent à toute règlementation malgré le coût évident et autres conséquences sur le  logement social par exemple.

On aurait pu croire qu’avec un gouvernement  « rose », les grèves disparaitraient. Il semble bien, au contraire, que nous assisterons toujours à des défilés d’agents des services publiques demandant, sinon toujours plus, au moins le maintien de leurs acquis sociaux, crise ou pas, avec comme corollaire un aménagement du temps de travail. Bref, comme à l’habitude !

Tout cela converge vers la décrépitude d’un Etat n’ayant pas  prévu l’avenir et essayant de faire croire que tout doit s’arranger avec quelques « petits » sacrifices.

Au fait, qui doit consentir à ces petits sacrifices ??? Le bon peuple comme le veut  la coutume.

 

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Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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