FAIRE SEMBLANT

Publié le 7 Juin 2010

A J-4 du coup d’envoi de la Coupe du Monde de football les questions angoissées fusent de toute part quant aux chances de notre équipe nationale de dépasser le premier tour. D’aucuns, et peut-être les plus nombreux, pensent que l’élimination des « bleus » sera quasi immédiate.

Cependant on peut se poser quelques questions et essayer d’y répondre.

Voilà un ensemble de joueurs faisant la gloire de leurs clubs, souvent hors hexagone, et dont à longueur de week-end on vante les exploits. Des joueurs grassement rémunérés ce qui est normal compte-tenu de ce qu’ils rapportent à leurs employeurs. Et tout ce beau monde regroupé sous le maillot bleu semble être figé, incapable de construire ou de répéter les phases d’un jeu dont ils sont (les joueurs) coutumiers.

Sont-ils motivés pour jouer ensemble sous la houlette d’un sélectionneur contesté mais toujours en place ? Des rivalités de prestige annihilent-elles leurs actions qui devraient être obligatoirement collectives ? Des ambitions personnelles les empêchent-elles de se donner « à fond » ? Et encore, cette clandestinité lors des entraînements ? On ne doit pas les voir, les observer. Lors des rares interviews, la langue de bois est de rigueur. Pourquoi ?

Et si, pour toutes ces questions il n’y avait qu’une seule réponse : la dissimulation.

Donner l’impression de faiblesse pour tromper la vigilance des futurs adversaires lors de la compétition à venir. Se contenter d’une modeste victoire, d’un piètre match nul et accepter la défaite devant une « petite » équipe chinoise, tout cela en préliminaires, pour paraître faible, désorienté.

Et si Raymond, fervent de théâtre et s’inspirant de Corneille, faisait de ses joueurs autant de Horaces, fuyant tout d’abord le combat pour ensuite vaincre ?

Ridicule utopie ? Pas certain.

Et puis on peut toujours rêver !


world cup

 

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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