DE MAL EN PIS...

Publié le 9 Février 2010

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Serait-ce la faillite de l’enseignement public ? Sommes-nous arrivés au point limite au-delà duquel aucun salut n’est à espérer?

L’école laïque républicaine est à l’agonie. On en vient à se consoler avec l’existence de l’enseignement privé, puisque la loi permet la cohabitation, avec tout ce que cela induit et en particulier la discrimination sociale.

Rechercher les coupables revient à remonter dans le temps.

Souvenons-nous de 1968. la « révolution culturelle » à la française. Le débordement estudiantin a eu pour effet immédiat le relâchement des principes fondamentaux régissant  les droits et devoirs du corps enseignant et pas seulement au niveau du supérieur mais de l’ensemble, primaire et secondaire inclus. Rappelez-vous : le tutoiement entre élèves et professeurs, la tenue vestimentaire des maîtres plus que négligée, la barbe et les cheveux longs, les palabres, dans les classes, à n’en plus finir autour de sujets très éloignés des programmes, la grève élevée au rang d’institution, l’engouement pour les manifestations et les absences à répétition.

Pour faire bonne mesure, les parents d’élèves, enrégimentés dans les associations, se sont introduits dans le système éducatif, donnant leur avis sur tout, y compris sur les programmes scolaires, matières enseignées et horaires, avec interdiction de réprimander, de punir ou de sévir.

 Ajoutons encore l’arrivée en masse d’immigrants avec leurs cultures leurs usages et leurs coutumes, amassés dans des ghettos,  dont il a bien fallu intégrer et accueillir les enfants dans les établissements scolaires, l’enseignement étant obligatoire.

Derrière cela, le laxisme de toute la hiérarchie de l’Education Nationale, débordée, alors qu’elle aurait du depuis longtemps réagir contre ce laisser-aller simplement en usant de ses prérogatives prévues dans la Loi. On en est rendu au point que toute décision du Ministre de l’Education Nationale, est immédiatement rejetée par les syndicats d’enseignants et les associations de parents d’élèves, par principe. Et si malgré cela le Ministre insiste, alors c’est la manif et la grève. Alors on transige, on élague, et …on ne fait rien.

Certes, les évènements de 1968, c’est du passé. Mais les conséquences néfastes sont toujours présentes et nous savons bien que les mauvaises habitudes ont la vie dure !

L’exemple vient d’en haut, et quoiqu’on en dise, l’élève copie le maître en tout. Si celui-ci n’est pas en mesure de donner le bon exemple ou refuse d’asseoir son autorité au prétexte de ménager l’élève ou ses parents, alors c’est la débandade. C’est ce que nous rapporte l’actualité quotidienne. Là encore, l’absence de soutient aux maîtres et professeurs, en matière d’autorité, et que devrait leur apporter leur hiérarchie, accentue le fossé qui les sépare de leurs élèves.

Les établissements scolaires sont devenus des zones de non-droit où maîtres, professeurs et élèves sont en danger. Mais à qui la faute ? Certainement pas des élèves.

Alors reste l’enseignement privé où entrent en jeu la recherche d’éléments inconnus dans le service public tels que la rentabilité des établissements et leur renommée pour assurer leur continuité. Enseignement privé qui attire de plus en plus de familles  n’hésitant pas à se priver par ailleurs pour offrir aux enfants une scolarité normale, en sécurité, et ce n’est pas rien !

Quel dommage que l’un des plus beaux fleurons de la République, l’école laïque, soit sur le point de disparaitre


manif !

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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