D'UN DISCOURS A L'AUTRE...

Publié le 12 Mars 2012

Enfin !….Le candidat-président a osé dire ce qui gêne les citoyens de ce pays depuis pas mal de temps, les étrangers sur notre sol. Non seulement il a osé, mais il vient d’en faire l’un des thèmes majeurs de ses « promesses » de campagne. Cela n’est pas anodin. Il s’agit de ramener sur sa candidature un maximum d’électeurs de droite dont les voix étaient acquises à Marine Le Pen. Cela pourrait être suffisant pour expliquer le discours. Mais le candidat et ses stratèges ont vu plus loin. Ils veulent tirer profit (électoral) du malaise grandissant et  de l’irritation d’une très grande partie des Français, de droite comme de gauche, devant l’implantation dans l’hexagone d’une quantité toujours grandissante d’hommes et de femmes  venant profiter des  bienfaits de notre organisation sociale avec tout ce qui s’y attache.

Si nous étions un pays « riche » comme nous le fûmes il y a 40 ou 50 ans, cet afflux d’étrangers serait sans doute supportable économiquement. Nous n’en sommes plus là.

Les déficits grandissants de nos régimes sociaux, l’accroissement du chômage, le déclin du pouvoir d’achat, l’insécurité dans les banlieues, de tout cela les citoyens en ont bien conscience et ils en reconnaissent les causes. Parmi ces causes, l’immigration en n’est pas la moindre. Il fallait le dire ouvertement, c’est fait.

Evidemment, le F.N. en parle depuis des lustres, et Marine Le Pen continue d’en faire, comme son père avant elle, le principal argument de sa campagne. Mais il y a manière de le dire, en évitant de tomber dans la xénophobie, sans outrance de langage, sans caricature.

Malgré l’évidence des troubles reconnus, causés par l’immigration incontrôlée, il se trouvera toujours des partisans pour proclamer haut et fort que la venue des étrangers est une richesse pour notre pays, que la France a besoin de mixité, que l’économie de notre pays s ‘écroulerait  si nous fermions nos frontières. Ces partisans, intellectuels, artistes, bobos et autres illuminés, ou encore, ceux ayant des visées politiques avérées, et, dont la plupart n’est pas confrontée aux soucis quotidiens des citoyens ordinaires, ne représentent pas la majorité des électeurs.

Le discours de Villepinte ne sera peut-être pas suffisant pour combler le déficit de voix manquantes au candidat-président. Mais il aura eu le mérite d’éclairer, si besoin était, les électeurs sur le malaise ressenti provoqué par l’immigration anarchique et sur ses conséquences de plus en plus dévastatrices..

Le successeur à la magistrature suprême sera obligé d’en tenir compte.

 

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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