En attendant le débat du 2 mai

Publié le 30 Avril 2007

J’ai voté deux fois pour MITTERRAND, et, je vais probablement donner ma voix à SARKOZY, et ce, pour certaines similitudes. Lesquelles ?
Il ne faut pas en chercher du côté de l’aspect physique, encore que par la taille il existe une ressemblance, l’âge cependant les diffère. MITTERRAND c’était la « force tranquille » dans sa façon d’être. SARKOZY serait plutôt « l’agitation perpétuelle » !
Non plus dans la manière de s’exprimer. L’un parlait bien, même très bien puisque on lui attribuait le qualificatif de florentin. L’autre parle…
L’un avait dans son programme (en 1981) 110 propositions. L’autre, dans le sien, en a au moins autant si on se donne la peine de le décortiquer.
Je ne vois pas comment SARKOZY réussira à remettre au boulot tous ceux qui vivent délibérément de l’assistanat, et si, dans le même temps, il réussira à convaincre les entreprises de faire un peu moins de profits pour améliorer le climat social en permettant aux citoyens qui le souhaitent de trouver ou de retrouver un travail. J’en doute.
 Je ne sais pas si SARKOZY réussira à convaincre les enseignants à enseigner et s’il arrivera à faire en sorte que nos chères petites têtes blondes (et les brunes également) sachent lire, écrire et compter en arrivant dans le secondaire. Arrivera-t-il à réformer l’enseignement supérieur, je pense à l’Université, de manière à supprimer cet énorme scandale consistant à mener des jeunes dans des filières sans aucun débouché sous prétexte qu’avec n’importe quel bac on peut tout faire? Belles batailles à venir avec le SNESUP ! Et on reparlera de la sélection, mot tabou.
 Aura-t-il la force (et le courage !) d’empêcher qu’une minorité de fonctionnaires privilégiés paralyse nos transports publics, sans porter, pour autant, atteinte au droit de revendiquer ? Beaux duels en perspective avec la CGT / SNCF / RATP, etc…
 Comment va-t-il faire pour maintenir le Service Public à la hauteur que nous souhaitons, devant les tirs groupés des technocrates de Bruxelles ? Saura-t-il braver la chienlit des « associations » pour endiguer l’arrivée des immigrés clandestins tout en continuant d’affirmer que nous sommes la Patrie des Droits de l’Homme ?
Il faut se faire une raison : il ne pourra pas réformer à la baisse les hauts salaires et indemnités dorées des PDG des « grandes entreprises ».
Il ne pourra pas non plus diminuer, autant qu’il « semble » le souhaiter, le nombre des fonctionnaires, ni leur imposer la rémunération « au mérite », autre mot tabou.
 Quant à la dette, la Sécurité Sociale, les retraites…. Souhaitons seulement qu’il n’augmente pas (trop) les impôts.
Et pour tout cela et le reste, tout le reste, le candidat- Président n’a pas trop à s’en faire. Il sait bien que le vrai pouvoir en France est exercé par les « hauts fonctionnaires », faisant partie, le plus souvent de « l ‘énarchie ». Ces dirigeants de l’ombre qui pullulent dans les ministères ont en mains toutes les cartes pour diriger le pays par ministres et parlementaires interposés (alors que ce devrait être l’inverse). Et ils ne le font pas trop mal puisque le monde entier est unanime à reconnaître que notre administration fonctionne bien et nous l’envie. Pourquoi la changer !!!

J’en reviens aux raisons de voter, peut-être, pour SARKOZY et quelles similitudes avec MITTERRAND ?
Selon moi, il en existe au moins quatre :
 -l’opiniâtreté dans la poursuite de l’action vers le but que l’on s’est fixé.
 -l’absence totale de scrupule pour atteindre ce but.
 -le savoir-faire dans la manipulation des hommes et des évènements. Il faut reconnaître que SARKOZY a su, avec brio, transformer à son seul avantage un parti de gouvernement et éliminer un à un tous les opposants à son ambition toujours affichée, jamais cachée.
 -la subtilité dans le dialogue, retourner à son avantage des situations délicates, se mettre en position de victime quand bien-même on cherche à tuer (par les mots) l’adversaire.
 Ce que d’aucun considèrerait ce qui précède comme des défauts, je pense que ce sont des qualités pour la fonction. Tout le monde admet que MITTERRAND a été un « grand » Président, et on le place volontiers juste derrière le Général et bien avant tous les autres de la Cinquième.
 Je ne retrouve pas dans Ségolène ROYAL, malgré sa pugnacité à vouloir résister aux « éléphants », la même dynamique, ni, je le dis tout net, le même machiavélisme efficace.
Et puis, cette manie de la gauche de vouloir l’uniformité…Ce n’est plus à la mode et tout à fait improductif.
 SARKOZY dauphin de « Tonton » dans la manière de faire, ce ne serait pas si mal ! A condition, bien entendu, que ces défauts qualifiants soient mis au service du pays ce que je souhaite comme tout le monde !

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Publié dans #www.louis

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