ANNIVERSAIRE

Publié le 6 Mai 2008

Selon les sacro-saints sondages, la « cote » de notre Président glisserait de plus en plus vers le bas, entraînant celle du Premier Ministre et par effet « domino » celle du gouvernement. Triste anniversaire ! La cause : les promesses faites aux électeurs il y a 13 mois, promesses en grande partie non tenues. Ainsi donc, les Français auraient voté pour Sarkozy parce qu’on leur promettait bien entendu des jours meilleurs, une embellie rapide de leur quotidien, un avenir radieux, bref, la panacée. Normal, non ? Il faut faire une première remarque, en passant, tous les candidats promettaient une même félicité et c’est bien la raison pour laquelle nous aurions dû nous méfier. Encore une fois, répétons-le, les promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent. Et c’est, à chaque élection, la même chose. Il est à croire que nous aimons cela !!! Un candidat…candide nous aurait dépeint la situation telle qu’elle était, franchement et sans fard, analysant objectivement ce qui marchait d’une part et les réformes à entreprendre progressivement pour remédier à ce qui n’allait pas d’autre part, n’aurait obtenu aucun suffrage. Mauvais candidat sans aucun doute. Par contre, un candidat qui promettait de réformer tout,et,en plus, à toute vitesse, avec un savoir-faire (en parole) indéniable, c’était la providence. Cependant, il n’était pas nécessaire d’être un économiste averti pour comprendre que tout ce qu’on nous promettait ne pourrait pas être converti en réalisations, que bien trop d’éléments ne dépendaient plus de la seule volonté politique et que les personnalités candidates, aussi brillantes étaient-elles, n’avaient pas le pouvoir d’inverser durablement la spirale de la mondialisation avec tous ses effets pervers. Elles- mêmes n’y croyaient pas. Alors pourquoi se présentaient-elles devant le peuple ? Réponse simple : faire de la politique est leur métier, et, arriver au sommet du pouvoir, le but suprême. C’est aussi simple que cela et tant pis pour les dégâts. C’était il y a un an. Il en reste quatre pour voir et pour espérer.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0
Commenter cet article