Du blink-blink au Big-Ben

Publié le 28 Mars 2008

Notre très médiatique Président avait besoin, dit-on, de se refaire une image  auprès du bon peuple de France.Il est vrai que son agitation continuelle frisant souvent la démesure laissait perplexe nos concitoyens. L’étalage de sa vie personnelle pour le moins aussi agitée finissait par désorienter et fatiguer ses électeurs. La dessus les résultats des élections municipales et cantonales qui n’ont pas été  favorables à son camp l’enfonçaient un peu plus dans les sacro-saints sondages.

Bref, il était temps de réagir et la visite au Royaume Uni venant au bon moment va lui permettre de remonter dans l’estime des Français. Pourquoi et comment ?

Le faste des réceptions de la vieille Albion tout d’abord ; les images nous ont montré un Président très à l’aise, virevoltant à merveille, n’en faisant pas trop mais assez cependant pour que le  spectateur, qu’il soit britannique ou français, le remarque, et cela, malgré la hauteur imposante des soldats de la garde. On aurait pu se croire à une rétrospective historique d’un Napoléon passant en revue ses grenadiers (français ceux-là ! et en m’excusant de ce grossier anachronisme). Très à son aise également au somptueux dîner ou son éloquence, parole et geste, semble avoir conquis hôtes et invités.

Tout cela aurait-il été suffisant ? Non. Notre Président le savait bien. Il avait non pas dans sa manche mais près de lui un atout maître, un joker, son épouse.

Avec quelle candeur et quelle fierté il a su mettre en avant la Première Dame, probablement aidé en cela par les fonctionnaires élyséens chargés du protocole. Aidé aussi par les couturiers français qui n’ont eu aucun mal à habiller leur ancienne collaboratrice dans un style sobre ou étincelant selon les circonstances.

Et puis, il y a eu ce discours, un peu lamento, dans lequel le Président s’est félicité de l’accueil fait à son épouse, comme s’il se sentait soulagé que cela se soit passé aussi bien. Il est vrai qu’il pouvait craindre le pire après la publication d’images peu protocolaires dans les tabloïds anglais quelques jours auparavant.

Ainsi vont les choses. L’image du Président va-t-elle reprendre des couleurs ? Tout ce faste, ce luxe vont-ils amorcer une remontée dans les sondages ? Si c’était le cas et si c’était seulement cela, nous serions vraiment des veaux comme le disait en son temps un autre Président.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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