Glamour

Publié le 18 Décembre 2007

Jadis, la gente bien née se pressait à Versailles  pour voir le roi dîner,. C’était un tel honneur d’être convié à regarder que cet instant privilégié était consigné dans les mémoires écrites des grandes familles. On en retrouve les traces dans les grimoires.

Le peuple, la gente ordinaire, essayait de voir le souverain et sa suite  derrière les grilles ou aux lisières du parc. Ceux qui avaient eu « la chance » d’apercevoir le monarque en parlait le restant de leur vie.

Les temps ont changé. Disneyland a remplacé Versailles. On ne va plus voir le roi, c’est le Président qui vient à nous. Et ce ne sont plus quelques privilégiés qui dégustent l’instant, mais le peuple tout entier qui est « invité » à savourer les histoires de cœur de notre très médiatique dirigeant.

Cela tombe bien et on  ne peut être qu’admiratif devant l’habilité du pouvoir pour atténuer les effets des difficultés actuelles avec la complicité bienveillante,et sans doute intéressée,  des médias.

Pouvoir d’achat ? On verra plus tard. Un chef d’Etat sans compagne c’est choquant.

Les « sans-abri » ? Tous les ans c’est le même refrain. Un chef d’Etat se doit d’être accompagné dans les dîners officiels par une femme, si possible la sienne.

La visite prolongée de Kadhafi ? On oublie. Un chef d’Etat avec une jolie femme c’est autrement plus passionnant.

Oui mais, les Universités, les fonctionnaires qui s’agitent, le prix du gaz qui va augmenter, la valse des étiquettes dans la grande distribution, les carburants, la dette qui enfle ? D’accord ; mais pensez quand même que le chef de l’Etat nous offre « Le Grenelle de l’amour »,et cela , ce n’est pas rien !

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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