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Mercredi 20 juin 2007 3 20 06 2007 10:02
Tout a commencé avec la question posée par FABIUS à BORLOO, au soir du premier tour des législatives sur TF1, sur la « TVA sociale. Mon propos n’est pas de remettre en discussion la méthode envisagée pour mettre en œuvre cette augmentation de taxe, voire le bien-fondé (ou non ) d’une telle mesure. C’est sur l’examen des conséquences immédiates de la question posée et des réponses données, autrement dit, sur un face-à-face de 2 à 3 minutes entre deux personnalités politiques, que je me suis penché.
La question de FABIUS était nette : le Gouvernement envisageait-il oui ou non d’augmenter la TVA ? La réponse de BORLOO a été un instant hésitante, puis affirmative, dans le sens que cette mesure ETAIT BIEN envisagée parmi d’autres.
 Et c’est tout !
Intuition géniale de FABIUS ? Manœuvre habile d’un politicien rôdé aux joutes oratoires ? Sûrement les deux à la fois. BORLOO aurait pu éluder facilement la question en répondant, sans hésitation, que plusieurs projets étaient à l’étude et que l’augmentation du taux (de la TVA) N’ETAIT PAS PLUS privilègiée que les autres mesures envisagées.
Au lieu de cela, il a hésité et s’est laissé enfermer dans un mini dialogue qu’il aurait fallu rompre immédiatement, pour finalement « avouer » ( !) : OUI, on envisage bien l’augmentation de la TVA.
 Ce moment intense a été repris par les médias, et, tout naturellement, il y a eu amplification dans les six jours séparant les deux tours. Amplification accentuée par la précision quant au chiffre, 5%, de l’augmentation, que FILLON a cru bon de devoir apporter !!!
 Bien entendu, et profitant de l’aubaine, le PS et d’autres se sont engouffrés dans la brèche, et ils ont été entendus.
Les conséquences nous les avons constatées dimanche soir. La « vague bleue » s’est transformée en « vaguelette », en recul très net par rapport aux prévisions établies huit jours avant.
Il n’est pas aisé de savoir qu’elle a été l’influence réelle de cette joute oratoire, à comparer avec les incidences de l’abstention et des reports. A n’en pas douter, selon moi, elle a été déterminante. Sans la question heureuse de FABIUS et la réponse embarrassée de BORLOO on peut penser qu’il y aurait eu une inversion des chiffres d’élus en ce second tour, et alors, une vraie « vague bleue ».
Peut-on parler de maladresse en ce qui concerne BORLOO ? Sans doute ; mais aussi probablement le manque de connaissance d’un dossier particulièrement délicat. D’ailleurs était-il vraiment le meilleur pour occuper le ministère qui lui avait été dévolu ? Pas sûr !
 BORLOO est depuis hier à l’écologie, développement durable, etc…programme vaste et flou à la fois..Pas trop de risque de dérapage, beaucoup de paroles et de gesticulations . Douce sanction ou promotion ?
 Le N°2 du Gouvernement pourrait bien devenir un électron libre !!!
Par LOUIS de SAINT-AOÜT - Publié dans : www.louis
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Lundi 11 juin 2007 1 11 06 2007 10:38
Lamentable la prestation des gens de la gauche sur TF1 hier au soir.
Et que dire de la forme pour exprimer leur amertume, entre le ton lyrico-colèrique de Bertrand DELANOE et celui de vieux prof’ de Laurent FABIUS ! Et encore, les envolées de François HOLLANDE et celles de Ségolène ROYAL : désolantes et nulles.
La gauche est battue, mais ce n’est pas de leur faute. C’est parce que c’est la droite qui a gagné !!! Enfantin et ridicule.
C’est quand même osé de critiquer les citoyens qui " n’auraient" rien compris aux manœuvres de la droite pour les attirer dans ses filets. De là à sous-entendre que c’est la droite qui aurait demandé à 40% d’électeurs de ne pas aller voter, il n’y a qu’un pas. Gageons qu’il sera franchi au prochain tour.
Discours et paroles d’un autre âge prononcées par des politiciens de métier qui n’ont pas vu l’évolution de la société dans son ensemble. Politiciens qui sont restés sur des concepts complètement dépassés, et qui, pour essayer de remédier à leur manque de clairvoyance accusent élus et électeurs, en vrac.
Il y a certainement des citoyens préférant les idées de gauche, mais pas de cette gauche là. Des citoyens qui ont compris que l’Etat ne peut pas, ne doit pas, tout faire et qu’il faut laisser du champ libre aux entrepreneurs. Des citoyens qui rejettent le nivellement par le bas et l’uniformité. Des citoyens qui ont compris que seul le travail peut leur apporter le bien-être auquel, légitimement, ils aspirent. Des citoyens qui, tout compte fait, préfèreront une Assemblée bien  « bleue », mais qui agira.Des citoyens, enfin ,qui espèrent que les promesses électorales seront tenues pour une fois.  A eux de sanctionner aux prochaines élections s’ils ne sont pas satisfaits.
Démocratiquement
Par LOUIS de SAINT-AOÜT - Publié dans : www.louis
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Mardi 15 mai 2007 2 15 05 2007 17:45
ETRE UN MINISTRE RESPONSABLE

Le peuple a choisi un homme pour occuper la fonction suprême. Il n’a pas choisi les hommes et les femmes que le nouveau Président va pressentir pour occuper les fonctions gouvernementales. Ce choix relève du Président sur proposition du Premier Ministre. Mais dans le contexte, le Président Nicolas va choisir et nommer. C’est qui le patron ?
 J’ai un mauvais pressentiment et, à vrai dire, une crainte ; celle de voir revenir aux diverses commandes de l’Etat les mêmes têtes que celles qui y sont déjà ou qui y ont déjà été. On tourne en rond, on reprend les mêmes et on recommence (refrain connu…).
Pour être ministre ou secrétaire d’état il n’est pas nécessaire d’être un élu du peuple. Pourquoi le nouveau Président, ne choisirait-il pas des personnalités de premier plan ayant fait leurs preuves dans le civil public ou privé? Des personnalités ayant prouvé leurs compétences en étant confrontées aux vrais problèmes sociaux, aux problèmes de l’éducation et de la recherche, aux problèmes de la production et de la croissance.En bref, des personnalités efficaces capables d’imposer leur méthode de gestion aux directeurs de cabinets et conseillers divers qui, soyons-en conscients, nous gouvernent parce que les Ministres et Secrétaires d’Etat sont nommés plus par « politique » que pour leur savoir-faire.
 Au lieu de cela, des noms de personnes circulent déjà, et, en plus, pour des ministères différents de ceux qu’elles occupent aujourd’hui. Ou bien ces personnes sont très fortes, pour ne pas dire « omniscientes », ou bien leur nomination future n’est qu’un jeu de « chaises musicales » en remerciement du dévouement apporté au nouvel élu durant sa campagne.
 A ceci près, que le Président Nicolas va tenter de circonvenir des « personnalités » d’un autre bord afin de déstabiliser « la gauche », et là encore, peu importe leurs compétences.
Le nouveau Président a bien parlé de mettre les Ministres devant leurs responsabilités et « d’évaluer régulièrement leur travail ». L’intention est louable, mais il faut aller plus loin et parler de sanctions. Et oui ! de sanctions en cas d’échec, pas seulement pour les Ministres et autres Secrétaires d’Etat, mais aussi pour leurs états-majors. Cela se passe ainsi dans les entreprises (je pense aux entreprises « privées », pour les entreprises « publiques » c’est autre chose, hélas !). L’échec par incompétence, dans les fonctions gouvernementales, est intolérable eu égard aux conséquences mais aussi par rapport aux émoluments perçus par les responsables.
Quand verrons-nous un « ministrable » refuser un portefeuille au motif qu’il se sentirait ne pas être à la hauteur ? Probablement jamais. Comme à l’habitude, le pressenti (ou la pressentie) acceptera et se reposera sur son « cabinet », ses collaborateurs et conseillers. Si il (ou elle) est compétent il pourra proposer des voies à suivre ou redresser celles qui ne sont pas droites, à condition de s’imposer à ses subordonnés, comme dans une entreprise. Et c’est là le hic ! Les ministères sont des chapelles dans lesquelles le futur ministre aura beaucoup de peine à pénétrer. Il choisira bien un nouveau Directeur de Cabinet (au fait, que fera-t-on du précédent ?) quelques conseillers nouveaux, et ensuite ? La sagesse : pas trop de vagues, être en phase avec le Premier Ministre, plaire au Président lors des réunions du Conseil et parader à la sortie dudit Conseil devant les journalistes, quelques inaugurations, des discours encore et encore. Où est la responsabilité ? Diffuse, tellement diffuse qu’elle disparaît. Pas de responsabilité donc pas de sanction. Un bon « job » n’est ce pas ?
Par LOUIS de SAINT-AOÜT - Publié dans : www.louis
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Mardi 8 mai 2007 2 08 05 2007 11:59
Je lis avec attention la chronique d’Eric DUPIN de ce jour au sujet de l’élection de SARKOZY et je relève la phrase suivante : « ……Son élection ne suscite d’ailleurs pas un large enthousiasme dans l’opinion : seulement 50% des électeurs se disent « satisfaits » de sa victoire contre 41% de « mécontents ».
 Je songe aux mécontents ,et ,aussi à beaucoup d’autres qui se disent satisfaits, voyant le nouvel élu s’engouffrer au FOUQUET’S. C’est une faute qui frise la provocation vis-à-vis du citoyen moyen (l’énorme majorité des français) pour qui ce lieu de « prestige » représente l’argent, la suffisance, la vanité, le « tout Paris chic ».
 Un établissement plus abordable, sans pour autant choisir une gargote, aurait été un choix plus judicieux, voire plus convenable. C’est une faute, même en « jean » !
La radio nous informe ce matin que le nouvel élu est parti se reposer à MALTE. La classe !
Mais on nous dit aussi qu’il résiderait à bord d’un yacht…. Si cette information s’avérait être exacte, alors là, ce serait vraiment tomber dans l’excès. Ou bien le peuple admire (pourquoi pas…cela fait très « people ») ou bien il condamne et dans ce cas il gardera en mémoire ce que je considère être un défi.
 Peut-être que le nouvel élu reprend « son projet » et lui donne un nouveau titre : « Ensemble TOUT devient possible…pour MOI ».
Par LOUIS de SAINT-AOÜT - Publié dans : www.louis
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Lundi 30 avril 2007 1 30 04 2007 10:14
J’ai voté deux fois pour MITTERRAND, et, je vais probablement donner ma voix à SARKOZY, et ce, pour certaines similitudes. Lesquelles ?
Il ne faut pas en chercher du côté de l’aspect physique, encore que par la taille il existe une ressemblance, l’âge cependant les diffère. MITTERRAND c’était la « force tranquille » dans sa façon d’être. SARKOZY serait plutôt « l’agitation perpétuelle » !
Non plus dans la manière de s’exprimer. L’un parlait bien, même très bien puisque on lui attribuait le qualificatif de florentin. L’autre parle…
L’un avait dans son programme (en 1981) 110 propositions. L’autre, dans le sien, en a au moins autant si on se donne la peine de le décortiquer.
Je ne vois pas comment SARKOZY réussira à remettre au boulot tous ceux qui vivent délibérément de l’assistanat, et si, dans le même temps, il réussira à convaincre les entreprises de faire un peu moins de profits pour améliorer le climat social en permettant aux citoyens qui le souhaitent de trouver ou de retrouver un travail. J’en doute.
 Je ne sais pas si SARKOZY réussira à convaincre les enseignants à enseigner et s’il arrivera à faire en sorte que nos chères petites têtes blondes (et les brunes également) sachent lire, écrire et compter en arrivant dans le secondaire. Arrivera-t-il à réformer l’enseignement supérieur, je pense à l’Université, de manière à supprimer cet énorme scandale consistant à mener des jeunes dans des filières sans aucun débouché sous prétexte qu’avec n’importe quel bac on peut tout faire? Belles batailles à venir avec le SNESUP ! Et on reparlera de la sélection, mot tabou.
 Aura-t-il la force (et le courage !) d’empêcher qu’une minorité de fonctionnaires privilégiés paralyse nos transports publics, sans porter, pour autant, atteinte au droit de revendiquer ? Beaux duels en perspective avec la CGT / SNCF / RATP, etc…
 Comment va-t-il faire pour maintenir le Service Public à la hauteur que nous souhaitons, devant les tirs groupés des technocrates de Bruxelles ? Saura-t-il braver la chienlit des « associations » pour endiguer l’arrivée des immigrés clandestins tout en continuant d’affirmer que nous sommes la Patrie des Droits de l’Homme ?
Il faut se faire une raison : il ne pourra pas réformer à la baisse les hauts salaires et indemnités dorées des PDG des « grandes entreprises ».
Il ne pourra pas non plus diminuer, autant qu’il « semble » le souhaiter, le nombre des fonctionnaires, ni leur imposer la rémunération « au mérite », autre mot tabou.
 Quant à la dette, la Sécurité Sociale, les retraites…. Souhaitons seulement qu’il n’augmente pas (trop) les impôts.
Et pour tout cela et le reste, tout le reste, le candidat- Président n’a pas trop à s’en faire. Il sait bien que le vrai pouvoir en France est exercé par les « hauts fonctionnaires », faisant partie, le plus souvent de « l ‘énarchie ». Ces dirigeants de l’ombre qui pullulent dans les ministères ont en mains toutes les cartes pour diriger le pays par ministres et parlementaires interposés (alors que ce devrait être l’inverse). Et ils ne le font pas trop mal puisque le monde entier est unanime à reconnaître que notre administration fonctionne bien et nous l’envie. Pourquoi la changer !!!

J’en reviens aux raisons de voter, peut-être, pour SARKOZY et quelles similitudes avec MITTERRAND ?
Selon moi, il en existe au moins quatre :
 -l’opiniâtreté dans la poursuite de l’action vers le but que l’on s’est fixé.
 -l’absence totale de scrupule pour atteindre ce but.
 -le savoir-faire dans la manipulation des hommes et des évènements. Il faut reconnaître que SARKOZY a su, avec brio, transformer à son seul avantage un parti de gouvernement et éliminer un à un tous les opposants à son ambition toujours affichée, jamais cachée.
 -la subtilité dans le dialogue, retourner à son avantage des situations délicates, se mettre en position de victime quand bien-même on cherche à tuer (par les mots) l’adversaire.
 Ce que d’aucun considèrerait ce qui précède comme des défauts, je pense que ce sont des qualités pour la fonction. Tout le monde admet que MITTERRAND a été un « grand » Président, et on le place volontiers juste derrière le Général et bien avant tous les autres de la Cinquième.
 Je ne retrouve pas dans Ségolène ROYAL, malgré sa pugnacité à vouloir résister aux « éléphants », la même dynamique, ni, je le dis tout net, le même machiavélisme efficace.
Et puis, cette manie de la gauche de vouloir l’uniformité…Ce n’est plus à la mode et tout à fait improductif.
 SARKOZY dauphin de « Tonton » dans la manière de faire, ce ne serait pas si mal ! A condition, bien entendu, que ces défauts qualifiants soient mis au service du pays ce que je souhaite comme tout le monde !
Par LOUIS de SAINT-AOÜT - Publié dans : www.louis
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