" ON AIR "

Publié le 9 Janvier 2017

 

C’est désagréable la cacophonie lors des interviews des personnalités, ou de simples invités, par les journalistes sur les ondes de la radio. C’est pire à la télévision car en plus des mots débités à folle allure s’ajoutent les images reflétant la posture des uns l’agacement ou la gène des autres.

Je les aime bien les JM APHATIE, les BOURDIN et autres ELKRIEF et cependant ils m’agacent souvent.

Pourquoi se croient-ils obligés de poser une autre question avant d’avoir obtenu une réponse à la précédente ? Pourquoi cette précipitation qui devient rapidement de l’insolence envers l’invité et rend le dialogue incompréhensible pour l’auditeur ou le téléspectateur ? C’est peut-être une question d’horaire, de « temps d’antenne ». A moins que ce soit le moyen de paraitre plus incisif, plus percutant que le confrère ou la consœur. Ils devraient se mettre un peu plus à la place de l’auditeur qui , lui , ne comprend plus rien dans ce mélange de questions-réponses-questions débitées tel un flot de marée montante. Quelques fois, l’interrogé parle un peu plus fort, ou s’énerve (c’est peut-être le but recherché ?). La discussion n’y gagne rien et souvent c’est pire. Ou encore, l’interrogé se tait ou répond en quelques bribes de mots, et là, c’est l’interrogateur qui s’énerve et répond à sa place.

Je me souviens des interviews de jadis avec les Pierre DESGRAUPES, les Pierre DUMAYET, Jacques CHANCEL et autres disparus. Les questions, concises, avaient du sens et on attendait des réponses. On attendait ; on ne précipitait pas. Heureusement certains journalistes ou chroniqueurs respectent encore ces méthodes en menant des débats ordonnés. Il est vrai qu’ils exercent leurs métiers dans d’autres tranches d’horaire et ceci explique probablement qu’il est agréable de les écouter et/ou de les regarder.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0
Commenter cet article