ANCÊTRES

Publié le 20 Septembre 2016

« Quelle que soit la nationalité de vos parents, jeunes Français, à un moment où vous devenez Français, vos ancêtres, ce sont les Gaulois et c'est Vercingétorix. »

Pub et re-pub j’espère ou alors, si Sarkozy pense vraiment cela, c’est grave.

Durant des décennies, les instituteurs se sont élevés contre cette absurdité que les manuels d’histoire se plaisaient à reproduire. Absurdité dès lors que ces manuels étaient indifféremment distribués tant en métropole que dans les colonies. Et oui, les petits Martiniquais, Réunionnais et autres Algériens, Tunisiens, Marocains et Indochinois étaient obligés d’assimiler de pareilles idioties. C’était devenu une franche rigolade et cela l’est encore.

Vouloir convaincre les nouveaux venus que leurs ancêtres seront dorénavant les Gaulois, c’est de l’infantilisme et si ce n’est pas seulement une déclamation primaire , populiste , pour essayer de se faire réélire, on peut douter de l’intellect du candidat.

Puisque le problème est l’assimilation, il suffit de dire que, en devenant Français, l’individu, quelque soit son origine, son ethnie, la couleur de sa peau sa religion et les coutumes de ses parents, il acquiert des droits et aussi des devoirs. Etre citoyen français c’est avant tout l’obligation de respecter les lois de la république parce qu’elles sont au-dessus de toutes autres considérations philosophiques ou religieuses.. C’est aussi la nécessité d’admettre (c’est contraignant sans doute) que les générations antérieures ont été modelées selon des principes, des habitudes des coutumes, voire des croyances, dont ce sont inspirées les lois qui régissent la vie quotidienne dans ce pays qui s’appelle encore la France et que cet ensemble forgé par son HISTOIRE bi-millénaire, n’est pas négociable.

Bien entendu, on peut ne pas être d’accord, être gêné, ne pas supporter cette assimilation Dans ce cas il existe une seule alternative et une seule : on s’en va. Et cela, Sarkozy l’a dit, après d’autres, certes et un peu tard, mais il l’a dit.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

Repost 0
Commenter cet article