A L'AIDE !!!

Publié le 23 Janvier 2016

D’un côté 5 millions (en gros…) d’assistés comprenant des chômeurs, des chercheurs d’emplois, des gens en formation, des employés « aidés » dans des secteurs subventionnés hautement improductifs. De l’autre côté des « chanceux » qui travaillent dans le privé ou dans la fonction publique, et qui, par la charge fiscale croissante déguisée entre impôts et taxes diverses, contribuent à soutenir une économie chancelante. Au milieu, un gouvernement qui gesticule, ne sachant plus s’il faut écouter les syndicats patronaux qui pleurent ou les syndicats de travailleurs qui menacent. Et cela persiste et dure encore avec à chaque fois des rallonges budgétaires injectées pour soutenir, favoriser, relancer…quoi ?
Existe-t-il une solution ? Les spécialistes de tous bords qui en discutent nous abreuvent de comparaisons entre ce qui se fait ailleurs et ce que nous ne faisons pas, entre ce que nous hésitons à faire et que nous serons amenés à faire peut-être, et cela, dans le cadre de l’Europe c’est-à dire en respectant nos engagements. La tâche déjà ardue va s’avérer insurmontable à court terme.
Nous ne manquons pas de main-d’œuvre, mais elle ne serait pas ou insuffisamment formée. Pourquoi aura-t-il fallu plus d’un quart de siècle pour s’en apercevoir ? Encore une preuve de l’incapacité dans laquelle se trouvent nos gouvernants de tout bord pour… gouverner !!! Ce n’est pas d’aujourd’hui que certains secteurs d’activité se plaignent de ne pas trouver le personnel qu’ils recherchent. Il fût une période durant laquelle la main-d’œuvre manquante a été remplacée par les immigrés, solution commode mais génératrice d’autres maux sur lesquels il n’est point nécessaire de s’étendre. En employant des gens venus d’ailleurs on ne résolvait pas le problème du chômage local, au contraire. Mais c’était la facilité.
Les économistes nous disent que nous produisons à coûts trop élevés pour pouvoir exporter, refrain connu et repris par les syndicats patronaux. C’est évident, et on met en avant le coût du travail alourdi par les charges sociales dont doivent s’acquitter les entrepreneurs. Il faudrait donc diminuer ces dernières mais sans toucher à la protection sociale ni aux avantages acquis et encore moins au pouvoir d’achat. C’est vouloir résoudre la quadrature du cercle. Il va bien falloir faire des choix, douloureux, dans l’urgence. Quant à la croissance, nos grands financiers et autres grands patrons d’industrie ils la font progresser ailleurs, au mieux de leurs intérêts bien compris, et cela, malgré les incitations financières d’un Etat aux abois avec un MEDEF à ses trousses.
Alors, de discours en proclamations, de plans en pactes, on s’agite pour donner au peuple l’impression qu’on va enfin agir, vite, bientôt, ou…un jour. Pendant ce temps la situation de l’emploi continue de se dégrader et l’économie du pays boite de plus en plus. Le jour est proche où les béquilles ne suffiront plus et ou les discours politiciens ne feront plus illusion. A quand le sauveur ?

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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