QUINQUENNAT, ACTE 2.

Publié le 6 Novembre 2014

Notre malheureux Président va s’exprimer ce soir.

Que peut-il nous annoncer de nouveau ? Les questions qui vont lui être posées sont connues de lui, à l’avance. Questions et réponses, c’est le jeu comme il est de coutume dans ce genre de spectacle. Les intervenants vont-ils éviter les questions qui fâchent ?

Avec beaucoup de prétention, j’oserais bien lui conseiller, au Président, quelques pistes à suivre dans ses réponses et d’autres à éviter. En commençant par ces dernières :

-laisser de côté le « barrage » et « l’aéroport ». Dans l’état actuel du pays, on s’en fiche. A la rigueur qu’il laisse à Ségolène le soin de s’en occuper. Elle sera en vedette et ravie.

-ne pas parler des entreprises qui n’embauchent pas. Qu’il les délaisse ou bien qu’il les fustige parce qu’elles profitent bien des cadeaux qui leur sont attribués comme un effet d’aubaine, sans retour.

-ne pas aborder les déficits multiples et variés dans tous les domaines et éviter de parler de la dette. D’autres (nos enfants par exemple) paieront plus tard.

Il serait bien inspiré de s’attarder sur les vrais sujets :

-sur les dépenses de l’Etat et celles des collectivités territoriales en proposant des solutions immédiates quant aux multicouches. Il ne s’agit même plus de proposer ; il faut imposer.

-ayant déclaré jadis que son ennemi principal était la finance, qu’il fasse en sorte que tous les acteurs qui gravitent dans cette sphère participent plus largement au redressement de notre économie malade, en taxant encore plus les déplacements de capitaux par exemple.

-proposer un blocage des prix pour les produits de consommation courante et obliger les grands distributeurs à réduire leurs marges insolentes faites au détriment des producteurs et des consommateurs. Cette mesure essentielle doperait d’un seul coup le pouvoir d’achat de millions de citoyens clients obligés des temples (luxueux, trop !! ) de la bouffe.

-l’Europe, l’Europe !!! Qu’il impose à cette pieuvre ce qui est bon pour le pays, sans faiblir. Qui osera se mettre en travers de son chemin ? L’Europe sans la France, elle s’écroule. Alors, qu’il menace ouvertement à la manière des anglais.

-le social : les décisions prises, impopulaires, étaient nécessaires. Il y en aura d’autres et autant le dire dès maintenant. On ne peut pas distribuer l’argent que nous n’avons pas.

-la croissance reviendra quand les travailleurs travailleront : suppression des 35 h, semaine de 39 h payées 39 h, suppression de la moitié des congés, et ce, de suite.

-museler les syndicats qui ne représentent qu’eux-mêmes.

-mettre au pas les écologistes en dénonçant leurs fantasmes néfastes à l’économie et à la croissance.

J’arrête là mes conseils que d’aucuns considéreront comme du délire.

En fin politique, le Président, ce soir, ne fâchera personne et comme d’habitude son intervention ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. Il est à craindre que la seconde moitié du quinquennat ressemble à la première. A moins que …

QUINQUENNAT, ACTE 2.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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