PAUVRES ELUS

Publié le 19 Novembre 2014

Cela devient une habitude. Tous les jours on apprend qu’un ou plusieurs parlementaires sont suspectés de fausses déclarations de revenus ou encore d’omission de déclarations d’avoirs à l’étranger. Certains avouent ne pas avoir de mémoire. C’est une pathologie très répandue par les temps qui courent.

Comment cela est-il possible ? La Haute autorité pour la transparence de la vie publique a mis en ligne depuis juillet 2014 les déclarations d'intérêts et d'activité des députés et sénateurs.

Curieux, je me suis rendu sur le site « officiel » de la HATVP afin de parcourir les fameux questionnaires auxquels doivent répondre nos distingués représentants (http://www.hatvp.fr/).

C’est bien fait, la recherche par département est aisée. J’ai parcouru « la France parlementaire » durant une matinée et accroché une centaine de noms : ceux que je connaissais et d’autres. J’ai laissé de côté les questionnaires sans réponse (Publication à venir ???).

Je suis stupéfait. Ils (ou elles) sont tous pauvres. Ils écrivent mal, souvent illisible, à moins que ce soit de la désinvolture ou plutôt de la mauvaise humeur. Le mot « Néant » domine dans la majorité des cases du questionnaire. Beaucoup de ces braves gens n’ont jamais perçu le moindre salaire. A peine quelques indemnités pour avoir « travaillé » dans des associations, ou encore, des rémunérations de misère en qualité d’élus municipaux, ou de départements. Certains ont des conjoints exerçant une profession libérale. Heureusement, sinon ils auraient été clients des restaurant du cœur. Quelques autres font preuve d’humour, au premier degré, sans plus. Nombreux sont les internautes qui ont parcouru ces documents comme on parcourt un recueil de farces, de bonnes blagues, pour rire (jaune…) un peu. Leurs commentaires sont désabusés, et pour cause !

Vous avez dit TRANPARENCE ? Et bien nous en sommes loin, très loin et les contrôleurs ont du pain sur la planche. Ne soyons pas naïfs. Les agents du fisc ont bien d’autres documents pour traquer les fraudeurs, ne seraient-ce que les déclarations de revenus.

Mais alors pourquoi obliger les « pauvres élus » à devoir remplir le questionnaire de la HATPV ce qu’ils font de très mauvaise grâce ? C’est très simple ; il faut montrer au citoyen qu’on s’occupe de lui, qu’on veut dissiper ses doutes quant à la loyauté des élus du peuple.

Et bien selon moi c’est raté. C’est du boniment, de la poudre aux yeux, et, à la limite, de l’escroquerie.

Et pourquoi ne pas mettre en ligne les déclarations d’impôt des élus ? Cela serait une transparence plus…transparente ?

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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