THEATRE

Publié le 10 Octobre 2014

THEATRE

La pièce se joue en 3 actes :

Acte 1 : Après plusieurs atermoiements, le Gouvernement Fillon instaure l’ECO TAXE et confère à la société Ecomouv le rôle de percepteur de cette taxe. On assiste à l’installation de nombreux portiques sur les grands axes routiers, équipés de dispositifs sophistiqués et onéreux, destinés à traquer les poids lourds pour en fin de compte, les taxer. Ecomouv est un prestataire. L’Etat est le client.

Acte 2 : A l’issue de plusieurs circonvolutions, et pas seulement sémantiques, l’Eco Taxe change de nom et devient la TAXE POIDS LOURDS. On continue de la nommer Eco Taxe dans le langage courant et son application, après de nombreuses tergiversations, est fixée au 1er janvier 2014. Mais cette taxe est malvenue en raison des difficultés économiques supportées par un grand nombre d’utilisateurs des transports routiers. En octobre 2013, les Bretons, coiffés du célèbre « bonnet rouge » s’insurgent avec fracas, et ce, jusqu’en juin 2014. Tenaces les Bretons !

Acte 3 : Entre temps, le gouvernement a changé. Ségolène Royal louvoie à son tour dans ce qu’on peut appeler un bric-à-brac de décisions et de contre propositions pour finalement en arriver à suspendre la fameuse Eco Taxe, pressée en cela par l’imminence d’une grève des transporteurs routiers. La peur…

Fin de la pièce. Rideau.

Les questions que se posent les citoyens sont évidentes : combien tout ce gâchis va-t-il couter et qui va payer la note ? Et encore, comme il y aura un manque à gagner, par quels moyens le gouvernement va-t-il compenser ? J’ai bien une idée… et je m’y prépare. Je sais déjà que je paierai plus cher le gas-oil mais cela ne suffira pas.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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