EN PASSANT...

Publié le 22 Juin 2014

EN PASSANT...

[ Magouille :Populaire. Agissements dans l'ombre au sein d'un groupe, d'une institution, en vue de la défense d'intérêts peu avouables ; manœuvres plus ou moins malhonnêtes pour arriver à ses fins.(Larousse)]
Les dotations parlementaires, instituées par la loi, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, permettent aux députés et aux sénateurs de doter, selon leurs appréciations, qui bon leur semble.
C’est déjà la porte ouverte à un certain « clientélisme », à des intrigues de couloirs, ou encore, et pourquoi pas, à de petites manœuvres politiciennes pour assurer la réélection du « généreux donateur ». Les sommes allouées sont généralement modestes (on parle de 130.000€ pour un député de base) mais peuvent grossir rapidement si plusieurs élus au sein d’un même groupe « politique » mettent en commun leur dotation propre. Sans parler des attributions plus conséquentes pour les présidents de groupe, de commissions et autres questeurs.
Peut-il y avoir « magouille » ? Le prêt consenti à un parti politique en est-elle une ? Est-il légal qu’un groupe parlementaire mutualise les dotations parlementaires de ses élus, sans leur dire parait-il, pour aider son propre parti en difficultés financières ? C’est une affaire de juristes ou d’un bon coup de serpillère.
On voit bien, au travers de cette affaire, toutes les dérives possibles, les « arrosages » plus ou moins visibles (plutôt moins…), tout ce qui peut se passer à l’ombre des colonnades des palais de la république, et ce, bien entendu à l’insu du pauvre électeur de base. Il est urgent de reparler, pour la Nième fois de transparence.
Quant aux partis politiques, en plus des dotations légales attribuées par l’Etat, n’ont-ils pas des adhérents pour les soutenir en période de disette ? Sinon, que représentent-ils ? Il est vrai que les affaires récentes et la mise sur la touche d’un secrétaire général doivent ralentir leur ardeur de généreux donateurs. A moins d’être aveugle, il est aisé de voir avec quelle dextérité les hommes et les femmes politiques jouent avec les deniers publics.
Certes, c’est un lieu commun que de dire que la politique est un métier et non un sacerdoce. Mais une profession qui consisterait, en plus, à abuser de la crédulité du bon peuple et de ses deniers devrait être strictement encadrée et tout manquement durement sanctionné. Et qui pourrait débattre sur un tel sujet ? Les parlementaires bien évidemment. Nous n’en sommes pas sortis !
Attendons la suite, s’il y en a une…

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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