UN CAS D'ECOLE

Publié le 25 Février 2014

Photo AFP

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aura soulevé et soulève encore bien des polémiques quant à sa nécessité d’une part, au lieu choisi pour l’implanter d’autre part.

Nécessité : évidente dans une perspective d’avenir. Le « Grand Nantes » ne peut plus se satisfaire de l’aéroport actuel. Il suffit, pour s’en convaincre, de l’emprunter.

Son emplacement : techniquement le lieu choisi est judicieux sans toutefois occulter les désordres causés à l’agriculture locale. Le monde paysan n’est pas favorable à la réalisation du projet.

Cependant, la décision a été prise de construire après de nombreuses enquêtes suivies de discussions et les travaux d’infrastructure doivent commencer. Notons au passage les retards accumulés faisant suite à plusieurs recours des exploitants locaux et aussi aux non-moins nombreuses manifestations de gens, souvent étrangers à la région, qui ont trouvé là matière à protester avec violence. Quels sont ces gens ? Je les ai vus. Essentiellement des marginaux entretenant une agitation permanente , installés sur le site et y vivotant en misérables, écologistes en paroles, casseurs de bourgeois entre deux « joints », attentifs au moindre prétexte pour déclencher des actions violentes, se délectant du tapage médiatique engendré.

Les gouvernants, de droite comme de gauche, soucieux de ne pas envenimer les choses, ont laissé faire, hormis quelques démantèlements de cabanes. Concernant le gouvernement actuel sa situation est délicate de par la présence en son sein de ministres « écologistes » notoirement hostiles à la réalisation du projet et le faisant savoir. La manifestation nantaise s’est, sans aucun doute, appuyée sur le différend existant dans le gouvernement entre les « pour » et les « contre ».

L’affaire « Notre-Dame-des-Landes » n’est pas la première. La fraction (J’allais écrire la faction) écologiste du gouvernement est hostile à tous projets allant dans le bon sens commun, et, à contrario, elle prône le démantèlement de tout ce qui fonctionne comme si le but à atteindre était le ralentissement de l’économie, la négation du progrès au mépris évident du bien-être des citoyens. Ses solutions de « rechange », au mieux celles qui ne sont pas saugrenues, ne sont pas réalisables dans l’immédiat. Or, c’est bien dans l’immédiat, dans le présent, qu’il est utile et urgent d’œuvrer.

La situation est devenue intenable pour un Premier Ministre. Va-t-il réagir ? Il ne peut prendre qu’une seule décision : démettre les opposants, puisque ils ne donneront pas leur démission. Pour cela il faut du courage. Espérons que le Premier Ministre, ex-maire de Nantes, saura convaincre le Président et qu’il en résultera une éviction pure et simple des opposants.

On parle d’un tout proche remaniement. C’est encore une autre façon pour se débarrasser des empêcheurs de tourner rond.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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