APRES LA CONFERENCE

Publié le 15 Janvier 2014

Attendue la conférence de presse du Président car nous allions enfin connaître la cause et peut-être les conséquences des remous domestico-amoureux du couple présidentiel.
Et bien non. Par d’habiles pirouettes sémantiques, le Président a su éluder les questions gênantes, laissant tout le monde non pas dans l’angoisse (il ne faut pas exagérer), seulement dans l’interrogative. Bref, de quoi alimenter durant un petit mois la presse « people » et les discussions autour de la machine à café.
Passé cet intermède, le Président est entré dans le vif du sujet lequel, convenons-en, n’est pas nouveau puisqu’il est rabâché depuis des lustres. Cependant, au fil des mois, les choses s’amplifient au point de devenir irréversibles. Bien entendu, il s’agit du chômage problème majeur, crucial, vital pour le pays. Tout s’enchaine, tout est imbriqué dans tout : le social, la croissance, le pouvoir d’achat, la fiscalité débridée. La liste est bien plus longue puisque tout se tient.
Des solutions existent et tout le monde les connait : réduction de la dépense publique par une réforme en profondeur de l’administration, réduction drastique des dépenses sociales en remettant en cause les fameux avantages acquis. Arrêtons-nous déjà sur ces deux solutions difficiles à mettre en œuvre. Par exemple réformer l’immense troupeau de fonctionnaires et d’agents inutiles dans la fonction publique d’Etat et dans la Fonction Territoriale. Et quoi faire de tout ce monde ? Sacré casse-tête ! Et pour le « social » : suppression des AF aux riches (seuil à déterminer), blocage des honoraires médicaux et du prix des médicaments, pris en charge des seuls « vrais » malades indigents, répression des abus en tout genre dont est victime la Sécurité Sociale, arrêter de subventionner les immigrants, retraite à 65 ans effective, etc.…Attention aux remous violents ! Qui va oser ?
Alors, à défaut de trancher dans le vif le Président veut mettre en place des solutions alternatives pour soulager les entreprises du secteur privé, les exonérations de charges sur les salaires entre autres. Les chefs d’entreprises se réjouissent bien sur !!! Croyons-nous vraiment en l’efficacité de telles mesures ? Pour que les entreprises embauchent et, à priori, produisent plus, il leur faut des débouchés, plus de clients. Pour cela elles doivent réduire leurs coûts de production. Est-ce qu’en réduisant leurs charges et, en contrepartie, en embauchant, elles abaisseront leurs prix de revient ? A voir.
La solution est de produire plus, à bas coût, et cela passe par la réduction des charges, oui, mais aussi par la réduction des salaires, l’augmentation de la durée de travail. , la suppression de la cinquième semaine de congés payés, suppression des conventions collectives trop généreuses.
. Et encore, faut-il en bout de chaine trouver des clients en mesure d’acheter « français », de consommer, des clients avec un pouvoir d’achat suffisant. On tourne en rond.
On va réduire les charges, certes, mais est-ce que cela sera suffisant ? Est-ce que cela ne sera pas seulement un plus pour certains investisseurs, autrement dit du « cash » pas forcément pour l’entreprise ? Et si cela se traduisait en un cadeau au patronat comme le claironnent déjà les syndicats ? Qui va contrôler et comment ? Qui peut, aujourd’hui répondre du « patriotisme » des dirigeants d’entreprises, patriotisme qui les contraindrait à délaisser une partie de leurs revenus au profit de la renaissance de l’économie ? Le patronat mettant la main à la poche, du jamais vu !
Pour résoudre tous ces problèmes d’économie il aurait fallu, à l’instar de ce que nos proches voisins ont fait, prendre les mesures qui s’imposaient déjà voila une vingtaine d’années. Cela aurait été douloureux mais supportable. Nos dirigeants n’ont pas cru devoir le faire, par laxisme, incompétence, le tout dans un climat de joutes politicardes.
Nous allons payer cher, très cher.

Rédigé par LOUIS de SAINT-AOÜT

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