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Samedi 16 février 2008 6 16 02 2008 10:14

Vu sur TF1 vendredi 15 février au journal de 20h :

 -Le Président de la République entre dans une classe de CM1 lors d’une visite dans une école de Périgueux. Seuls quatre élèves se lèvent….Les autres demeurent assis. Le Président, qui en a vu d’autres, paraît être un bref instant stupéfait et invite tout le monde à...  rester assis.

Cette situation est affligeante.

Que font les enseignants ? La visite était prévue. Les instituteurs et institutrices ne semblent pas avoir dit aux enfants que lorsqu’une « grande » personne entre dans la classe on se lève, à fortiori, le Président !

Non seulement les enfants ne savent pas lire, ni écrire, ni compter en sortant du primaire, mais on ne leur enseigne même pas les règles élémentaires de la politesse.

A Périgueux nous ne sommes pas dans une banlieue chaude, ce qui aurait pu tenir lieu d’excuse. Non ; nous sommes en France ordinaire, profonde.

Mais peut-être n’a-t-on pas appris aux maîtres cette politesse élémentaire parce que le laxisme dure depuis bien trop  longtemps dans le monde de l’Education Nationale.Parce que la revendication préoccupe un certain personnel enseignant bien plus que le devoir d’éduquer. Parcequ’il est beaucoup plus facile de laisser faire que de corriger.

 Le Président a raison de vouloir restaurer l’instruction civique à l’école. Il y a urgence.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT - Publié dans : www.louis
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Vendredi 8 février 2008 5 08 02 2008 16:51

A peine publiées, les 316 décisions proposées par la COMMISSION ATTALI alimentent déjà des polémiques se transformant en attaques violentes pour certaines.

La raison essentielle de la création de cette Commission était de trouver des moyens et d’élaborer des mesures pour libérer la croissance. Les solutions sont-elles vraiment dans cet épais rapport ? Existe-il une réelle adéquation entre les réformes proposées  et la relance de la  croissance ?

 On peut d’emblée tout critiquer, c’est facile et cela évite la lecture attentive des ambitions et des mesures pour les satisfaire. On peut aussi lire avec attention, ce qui ne veut pas dire avec complaisance, les propositions dont un certain nombre sont, selon moi, remarquables.

C’est ce que je me suis efforcé de faire, et c’est au fil des pages que m’est apparue, hélas ! l’impossibilité de réaliser, dans les 5 ou 10 ans à venir, ne serait-ce que le dixième de ce qui est proposé.

Les obstacles seront, certes, de natures différentes ; mais ils ont tous un point commun : la CONSERVATION DES PRIVILEGES et, en supplément mais à un moindre degré, la crainte de devoir renoncer aux habitudes.

Les privilèges acquis dans la fonction publique constituent à mon sens, l’obstacle principal à toutes réformes. La fonction publique c’est l’Etat tout entier, des plus hautes fonctions dirigeant la République jusqu’au simple Agent de la fonction publique territoriale. Toute notre administration repose ( ?) sur son fonctionnement puisque c’est son rôle. Vouloir supprimer un ou plusieurs échelons, réduire les effectifs, redistribuer les tâches, c’est vouloir attaquer un bastion trop bien défendu. Pourquoi couper la branche sur laquelle on est bien assis ?

Ne parlons même pas des réformes envisagées dans l’enseignement. La puissance des syndicats d’enseignants est telle que toute réforme sera vouée à l’échec si elle n’est pas accompagnée d’une revalorisation des salaires et d’une diminution du temps de travail avec en corollaire l’augmentation des effectifs. Croissance ou décroissance ?

Les privilèges que confèrent les élections aux élus, à l’exception peut-être des élus communaux en dehors des grands centres urbains,  sont également un obstacle au changement. Une fois dans la place, le citoyen « élu » n’a qu’un but non avoué : se faire réélire.

Essayer de vouloir supprimer ou seulement réduire le nombre des Sénateurs et des Députés,   des Conseillers Régionaux, et celui, encore, des Conseillers Généraux, c’est entreprendre une croisade contre les habitudes des citoyens endoctrinés par la propagande électorale, et, persuadés que la démocratie repose sur le fractionnement du pays en « morceaux », les Départements. Diviser pour régner pourrait être la devise de la plupart de nos élus. Au fait, qui a rejeté d’emblée la suppression des Départements ?

Et puis viennent tous les corporatismes professionnels. On l’a vu avec les avocats ,tout récemment avec les taxis, .et à venir, avec ceux  de la santé. Et que prévoir lorsqu’un Gouvernement, et peu importe sa couleur, osera s’attaquer aux professions protégées par un numerus clausus. A tort ou à raison, chacun défendra son pré-carré? Entre la perspective de paralyser le pays avec des grèves insoutenables et à répétition ou l’abandon de réformes, le Gouvernement n’hésitera pas. Evolution oui, si c’est possible, révolution, non.

Enfin, il serait vain d’omettre les réticences des citoyens auxquels on demanderait d’abandonner la providence et l’assistanat délivrés par un Etat complaisant ou résigné.

Que va-t-il rester des 316 décisions dans dix ans ? Un souvenir.

Alors et la relance de la croissance dans tout cela ? Il y aurait bien une solution limitée dans le temps, mais tellement incongrue que j’ose à peine la formuler : «  Travailler plus sans gagner plus avec blocage immédiat à leurs taux actuels de tous les prélèvements fiscaux et sociaux, et ce, pour toutes les catégories de citoyens». Je m’empresse d’ajouter qu’elle ne figure pas dans le rapport de la Commission Attali.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 01 2008 10:40

Le Président a décidé la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision  nationales.

Faut-il s’en réjouir ? La publicité est une intrusion désagréable en particulier lorsqu’elle surgit au beau milieu d’un film ou d’un documentaire intéressant . Sa disparition ne peut que ravir le téléspectateur. Du point de vue économique, il est indéniable que la publicité est un apport important au budget de fonctionnement des chaînes. La suppression de la « pub » sur les chaînes nationales va engendrer un accroissement de sa présence sur les chaînes privées (quelle aubaine !) et c’est bien pour cela que le Gouvernement envisage de leur imposer  une taxation qui abonderait le budget de la Télé nationale. Mais cette taxation ne remplacera pas, loin s’en faut, les sommes perdues par la non-diffusion des spots ( environ 800 millions d’euros). Comme par ailleurs non seulement on n’envisage pas d’économies dans le fonctionnement des chaînes nationales, et que, au contraire, on souhaite renforcer et améliorer les programmes, il va falloir trouver des fonds pour permettre à plus de 10000 salariés ( !) de travailler.

Les Gouvernements ne sont jamais à court d’idées dans ce domaine.

Et déjà on nous parle de taxes sur l’informatique et sur la téléphonie « portable ».

Compte tenu qu’un très grand nombre de citoyens possède un ordinateur et même plusieurs, qu’un nombre encore plus grand possède un téléphone portable, la solution pour lever des fonds est trouvée. Il suffit de taxer les fournisseurs d’accès à Internet  et les opérateurs de téléphonie. Bien évidemment, et c’est logique, ceux-ci vont s’empresser de répercuter sur leurs clients utilisateurs la « taxe » d’Etat qui leur sera demandée, à l’instar de l’Ecotaxe prélevée par les marchands d’électroménager, de Hi-Fi , d’informatique et de téléphonie.

La boucle est fermée. Ce n’est plus la « pub » qui paiera, ce sont les citoyens, téléspectateurs ou non, qui mettront une fois de plus la main à la poche, et ce, en plus de la Redevance pour ceux qui la payent. Encore un mauvais sort jeté au pouvoir d’achat.

La boucle est fermée ? Pas certain. Petit à petit, insidieusement, la « pub » reviendra, d’abord de façon « générique », publicité  sans marque (assurances, fonds de retraite, tourisme régional, etc…), puis un beau jour une grande firme obtiendra sans réelle difficulté et, en y mettant le prix, le droit de présenter un produit ou un service (constructeurs d’automobiles, compagnies aériennes, assureurs…) et les autres s’engouffreront dans la voie généreusement ouverte à nouveau.

Les citoyens continueront de payer les taxes, comme à l’habitude, et retrouveront sur leur petit écran (qui devient par ailleurs de plus en plus grand…) la PUB !!!

Un bon chasseur doit avoir un fusil à deux coups ; le Gouvernement, comme tous ceux qui l’ont précédé, le sait et s’en sert.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 01 2008 17:32

 

La déception est à la hauteur de ce que fût l’espoir.

Evidemment nous n’avons pas cru que tout allait se résoudre d’un seul coup malgré le ton convainquant  employé par le candidat Sarkozy. On pouvait attendre, nous y étions habitués.

Après un départ en trombe, et, reconnaissons- le, avec un enthousiasme communicatif, nous avons cru au changement annoncé, à la prise en mains des problèmes récurrents des citoyens de ce pays : chômage, pouvoir d’achat, logement, santé, fiscalité…

Certes, le quinquennat ne fait que commencer et il est raisonnable d’attendre (encore une fois, nous en avons l’habitude). Ce qui est imprévu, ce sont les  propos du Président et la manière dont il entend poursuivre le changement tant espéré. On peut toujours éluder les problèmes quand on est dans l’impossibilité de les résoudre ; néanmoins les problèmes demeurent et même s’amplifient

Que vient faire dans la situation de notre pays la « politique de civilisation » ?

Est-ce bien le moment de philosopher ? Même Edgard MORIN n’en revient pas, paraît-il !

.On peut essayer de détourner l’attention du peuple avec faisant en sorte que les médias se focalisent sur la vie privée du « Chef », mais la ficelle est un peu grosse…

Nous avons l’impression désagréable d’être revenu aux périodes antérieures, celles des Présidents « discrets », mais avec des jets de poudre aux yeux, de la gesticulation et des pirouettes pour masquer les difficultés. Ce n’est pas cela qu’attendent les électeurs. Et que dire des membres du  Gouvernement, discrets, à la botte, spectateurs plus qu’acteurs, ménageant leurs arrières en pratiquant la langue de bois lorsqu’ils se permettent (ou qu’on leur permet) de parler.

Le Président gouverne…seul et, puisqu’il n’y a plus d’opposition valable, le sort des Français est entre les mains d’un seul homme.

Curieuse République regardée avec étonnement par les autres nations !

Souhaitons que dans ses épanchements philosophiques le Président ne s’avise pas de vouloir donner des leçons de démocratie au monde entier.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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Mercredi 26 décembre 2007 3 26 12 2007 13:03

Eclatante fin d’année ou le triomphe du « m’as-tu-vu-tisme ».

La jet-set au niveau du peuple, ou peut-être l’inverse.

Courrez, midinettes, acheter la dernière revue « people » et plongez-vous dans la romance égyptienne de notre Président. Souvenez-vous que du haut des pyramides, 40 siècles le contemplent.

Et, puisque nous parlons de pyramides, admirez sans réserve l’ascension des vedettes de la mode et de la chansonnette, ou plus exactement du murmure.

Faites chorus avec tous les médias, spécialisés ou non, pour en savoir plus et en rajouter telles que randonnées à dos de chameaux ou de bourriques.

Et vous, vous qui calculez au plus juste votre budget de fin d’année entre les jouets des gamins  et un réveillon étriqué, soyez heureux de savoir que nos dirigeants  vont festoyer dans des palaces  à ce qu’on dit.

Ne soyez pas tristes et envieux ; on va s’occuper de vous à la « rentrée » ; on va continuer de réformer et à la fin de l’année prochaine, c’est vous qui irez contempler les temples égyptiens ou encore vous tremper les pieds dans les eaux bleues du Pacifique, et cela, grâce au paiement de vos RTT et aux nombreuses heures supplémentaires.

Rêvez, rêvez encore, comme l’on fait avant vous vos parents et grands-parents. Ce n’est pas cher le rêve. Non seulement vous pouvez vous en offrir, mais en plus la République vous en donne (gratuitement ? A voir…).

Et pendant ce temps là , le Nil coule et pas seulement lui.

Par LOUIS de SAINT-AOÜT
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